ISHIDA Ira,
Ikebukuro West Gate Park
Traduit du japonais par Anne Bayard-Sakai
éditions Picquier Poche, 2008.
Biographie de l’auteur
Voir fiche de Julie.
Résumé de l'histoire.
Majima Makoto a dix-neuf ans. Il vit dans le quartier Ikebukuro et a fini ses études au lycée un an auparavant. Il n'a pas
l'intention de travailler et préfère passer ses journées à traîner dans le square ouest, avec Mori Masahiro, un de ses amis qui est à l'unversité mais qui n'y va pas, préférant rester avec lui.
Un jour où ils n'ont pas d'argent et où ils s'ennuient, ils font la rencontre de Mizuno Shunji, un dessinateur. Le noyau de leur petit groupe est enfin fondé. Dans cette histoire, on peut croiser
des filles de riches diplomates, des tueurs de dobermans, des guerres des gangs, une journaliste, des yakuzas et un policier à peu près conciliant.
Ma vision du roman.
Dans ce roman, Ishida Ira dépeint ce qui semble être un Tokyô noir et sombre, où il ne fait pas bon vivre. Dans ce décor
quelque peu angoissant, il arrive à dresser les portraits de personnages attachants et bons vivants. Semblant être un ramassis de paresseux, le groupe de Makoto se révèle être un bon noyau de
préservation de la paix régnant sur Ikebukuro. On peut voir dans ce livre une sorte d'apologie de l'amitié, de la force et parfois même de l'amour.
Makoto, qui, dans les première pages, est un gamin fraîchement sorti de l'école, grandit avec le temps, devenant enfin un homme et prenant des
responsabilités.
Ce livre est presque parfait !
Presque, en effet, car je lui reproche d'être parfois beaucoup trop prévisible. Le premier chapitre ne laisse place à aucun
suspense, à mon sens et chaque chapitre possède son lot de stéréotypes.
Toujours est-il que je reste impatiente de lire la suite, qui devrait paraître prochaînement.
Maëva, 1ère année Ed.-Lib.
Lire également la fiche de Julie.
TROLLEY, ERROC, DIMBERTON
Le Dessinateur T.1 : Caroline
Ed. Bamboo
Coll. Grand Angle, 2009
Histoire
Ce roman graphique sombre et violent met en scène un homme torturé par la mort de sa fille, qui erre de tribunaux en tribunaux
afin d’assister à des procès et de les relater. Son travail : dessinateur judiciaire. Depuis plus de trente ans, cet illustrateur névrosé assiste à des audiences et dessine des assassins en
jugement. Aujourd’hui en fin de carrière, l’artiste est à bout de forces. Enfermé dans sa chambre, il contemple impuissant les portraits des tueurs dont il a suivi les affaires, en
repensant au viol et au suicide de sa fille, Caroline, survenus quelques années plus tôt. Hanté par les souvenirs de son enfant et les croquis de psychopathes punaisées à son mur, l’homme décide
finalement de se lancer dans une croisade meurtrière et d’abattre un à un les tueurs qu’il a jadis dessinés. A la manière d’un justicier, ce héros des temps modernes exécute de sang froid les
anciens malfaiteurs à leur sortie de prison, jusqu’au jour où tout bascule….
Mon avis sur le livre
D’après une idée du scénariste de la série les Profs, cette bande dessinée digne d’un roman noir nous transporte à la
rencontre d’un anti-héros rongé par le désir de vengeance et le désespoir qui tue pour l’amour de sa fille. Graphiquement proche de la série XIII, l’ouvrage nous plonge dans les ruelles lugubres
de Paris où le lecteur assiste progressivement à la déchéance du personnage principal qui finit par prendre goût à l’horreur et au meurtre. Suivant une trame assez linéaire, ce livre macabre et
violent s’achève sur un magnifique coup de théâtre digne d’un grand thriller. Une fin glaciale et inattendue qui donne ainsi la possibilité à l’équipe du Dessinateur d’imaginer une suite
qui je l’espère sera aussi réussie que ce premier opus.
Valentin, 1ère année Bib.-Méd.
Par Valentin
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Sébastien traîne maintenant ses "étranges chaussures" dans les rayons de la librairie Mollat et il nous livre ses impressions sur un roman d'Alain Blottière à
paraître en septembre.
Un roman puissant sur une figure oubliée de la Résistance
— Ecrit le Vendredi 26 juin 2009 dans la rubrique “C'est nouveau”.
Nous accueillons régulièrement sur nos échelles de jeunes stagiaires dévorés par l’amour de la littérature (et d’Amélie Nothomb pour
les plus inquiétants d’entre eux…) et ces temps-ci le rayon profite des étranges chaussures du jeune Sébastien A. (il porte le nom d’un écrivain qui fut en vogue, nous respecterons son anonymat
temporaire) qui s’est familiarisé avec la montée des livres en altitude et va nous offrir aujourd’hui un exemple de ses talents de lecteur. Son choix s’est porté sur un livre à paraître à la
rentrée chez Gallimard d’Alain Blottière, un roman déjà porté par une rumeur flatteuse et dont nous aurons peut-être l’occasion de reparler. Voici donc, et sans filet, le résultat de sa lecture
:
Il est juif, il s’appelle Thomas Elek mais accepte seulement qu’on le nomme Tommy. Il a quinze ans lorsque la Seconde Guerre mondiale commence et s’engage dans la Résistance un an plus tard. Au
sein des F.T.P.-M.O.I., il participe à plusieurs attentats et déraillements de trains transportant soldats allemands et ravitaillement à leur destination. Mais quelques mois avant que ne soit
signée l’Armistice, le groupe est démantelé petit à petit par les Brigades Spéciales jusqu’à ce que tous ses membres soient arrêtés et fusillés.
Elle s’appelle Hélène Elek, elle est sa mère…
Lire la suite sur le blog de la librairie Mollat.
Jeff VANDERMEER
La Cité des saints et des fous
Calmann-Lévy,
Collection Interstices, août 2006
Prix du Cafard Cosmique 2007
Un livre époustouflant, tant dans la forme que dans le contenu ! Ni un roman, ni vraiment un
recueil de nouvelles ; comment qualifier cet ouvrage ? Complètement déstabilisant, il se compose de poèmes, d’illustrations, d’un glossaire, de plusieurs nouvelles d’horreur, très
lovecraftiennes, d’un précis historique annoté (notes hilarantes d’ailleurs puisque l’historien y règle ses comptes avec ses concurrents et sa femme, tout en multipliant ces dites notes), d’un
essai sur les us et coutumes des calmars royaux, d’un rapport médical sur X (un écrivain perdu dans la ville qu’il a créée dans son roman La Cité des Saints et des Fous...). On y trouve
également l’histoire d’un homme amoureux d’une femme aperçue un jour à une fenêtre (Dradin amoureux) et qu’il fera tout pour séduire : il fera confiance à un nain tatoué des plus louches, et il
ira même jusqu’à sortir le soir de la Fête du Calmar Royal, fête dangereuse et sanglante. On y trouve encore une nouvelle complètement cryptée (L’Homme qui n’avait pas d’yeux par X),
amusez-vous à la décrypter ce n’est pas une blague de Jeff Vandermeer, même si l’on peut se demander ce qui l’a poussé à la rédiger ainsi. Pour un premier ouvrage traduit en français, il frappe
fort.
La couverture est splendide et l’intérieur n’a rien à lui envier : chaque texte a droit à un traitement particulier, ce qui rend chacun d’entre eux plus réaliste
encore.
Ces récits ont pour décor la ville d’Ambregris, cité-monde tentaculaire, fondée par des pêcheurs de calmars ayant décimé le peuple des champigniens, autochtones en
forme de champignons, pour asseoir leur colonisation. Ce peuple se vengera plus tard de façon… silencieuse et mémorable. Ambregris est le personnage central de ce livre, elle nous hante et nous
terrifie, nous donne envie de la visiter tout autant qu’elle nous invite à la fuir.
En ouvrant ce livre, vous entrerez dans un monde étrange, qui fascine et fait frissonner, vous défierez la mort (Dans les heures après la
mort), vous rencontrerez des êtres inquiétants, les champigniens, pas si inoffensifs que leur nom pourrait le faire croire… Vous ne saurez plus si ce monde est imaginaire ou s’il est réel.
Vous passerez du rire aux tremblements d’une page à l’autre. Mais entrez donc dans ce monde, découvrez la ville par vous-même, et devenez Ambregrisien. Surtout ne vous perdez pas dans les
bas-fonds après la tombée de la nuit, on ne sait pas ce qui pourrait vous arriver… Essayez donc de survivre au Silence.
Au sommaire
- Le Véritable Vandermeer, par Michael MOORCOCK, paratexte ;
- Dradin amoureux ;
- Guide Hoegbotton de l’Ambregris des premiers temps par Duncan Hurle ;
- La Transformation de Martin Lac ,en 2000 l'auteur a reçu le World Fantasy Award pour cette novella ;
- L’étrange cas de X ;
- Lettre du Dr.V. au Dr. Eron-Minaudery ;
- Notes de X ;
- La libération de Belacqua ;
- Le Calmar royal : brève monographie de Karl Manfou (complétée par quelques recherches de Candace Avalaarp, bibliothécaire) ;
- Histoire de la famille Hoegbotton par Orem Hoegbotton ;
- La Cage par Sirin ;
- Dans les heures après la mort par Nicolas Pretspor ;
- Notes adressées au Dr. Eron-Minaudery ;
- L’Homme qui n’avait pas d’yeux par X, [crypté] ;
- Pretspor, Verden et L’Echange ;
- Apprendre à quitter la chair ;
- Glossaire d’Ambregris.
Isabel Meynard, 2ème année édition
Par Isabel
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Publié dans : fantasy
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