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21 novembre 2007 3 21 /11 /novembre /2007 20:43
Philippe CLAUDELclaudel-copie-1.jpg
Les Petites Mécaniques
Mercure de France
Collection Bleue
2003
Éditions Gallimard
Collection Folio
2004

I) QUELQUES MOTS SUR L’AUTEUR
    Philippe Claudel est né en 1962 en Meurthe-et-Moselle. Il est actuellement professeur d’anthropologie culturelle et de littérature à l’université de Nancy II.
    C’est un écrivain qui reste très attaché à sa région, elle est d’ailleurs le théâtre de l’action dans nombre de ses récits.
    Certains thèmes semblent lui tenir à cœur, aussi retrouve-t-on ceux de la guerre, de la quête identitaire ou encore de la fragilité des hommes.
    Deux de ses romans, Les Âmes grises et La Petite fille de Monsieur Linh, ont été adaptés au cinéma (le second étant encore en cours d’adaptation).
    Philippe Claudel est aussi un auteur qui a reçu de nombreux prix parmi lesquels ont peut retenir le Prix Goncourt de la nouvelle pour Les Petites Mécaniques et le Prix Renaudot pour Les Âmes grises tous deux en 2003 ; ainsi que le Prix Goncourt des lycéens pour son dernier livre : Le Rapport de Brodeck.

II) LE RECUEIL : COMPOSITION ET ANALYSE
    Le recueil est composé de 13 récits (12 nouvelles en tout, l’une d’entres elles étant « coupée » en deux). Il ne semble pas vraiment y avoir d’unité entre les nouvelles qui sont extrêmement diversifiées : les époques ne sont jamais les mêmes (Moyen-Âge, Renaissance, Antiquité, XIXème siècle, époque contemporaine, futur…etc.), les lieux changent (Grèce, France, Italie, Égypte, Russie… etc.), la catégorie sociale du ou des personnages principaux varie eux aussi (vagabond, gardien de musée, paysan, voleur, aristocrate, petit bourgeois, prisonnier, commerçant… etc.).
    Toutefois, un thème reste particulièrement récurrent au sein des nouvelles : la mort. Elle semble de nature différente à chaque nouvelle : elle peut trouver une explication scientifique, médicale ou encore morale, elle peut être donnée arbitrairement ou volontaire… etc.
    Cependant, Philippe Claudel, lorsqu’il parle de son recueil, mentionne son attrait tout particulier pour « la fragilité de nos vies » qu’il compare d’ailleurs à de « petites mécaniques » vulnérables au moindre écart. On peut donc déduire que le thème de la mort sert de point d’appui (et de chute) à l’auteur afin qu’il puisse justifier cette étrange fragilité qui le fascine.
    Le genre du fantastique est omniprésent dans les nouvelles, mais bien que son utilisation soit parfois indiscutable elle reste modérée voire discrète pour bon nombre de récits. Le fantastique est ici un outil qui permet à Philippe Claudel d’insérer plus ou moins violemment la mort dans ses nouvelles.

III) LE STYLE DE L’AUTEUR
    P. Claudel est incontestablement un maître dans l’Art de faire parler ses personnages. En effet, il est assez aisé de retrouver l’origine géographique et/ou sociale des personnages que l’auteur fait parler. En utilisant le vocabulaire, les expressions idiomatiques et/ou les fautes de langue propres à chaque pays et/ou région, il parvient à faire ressortir la musicalité, les accents, les tics de langage ou encore la rudesse d’une langue.
    Quelques extraits du texte qui appuient cela :
    Un voleur raconte son passé : « Dans les foires, nous nous mêlions aux marchands et aux bateleurs pour tirer par-ci trois sequins d’un gousset, par-là deux florins d’une poche. Nous étions ivres de mal et sales comme des culs de coches. » [p. 27]
    Un locataire qui enrage de ne plus voir un de ses voisins : « Il aura vendu son appartement sans rien dire, et bonsoir tout le monde, pas même un au revoir… » [p. 158]
    Un prêtre allemand explique : « Pas de Dieu ici, foutu pays, foutus Arabes… trop chaleur, trop poussière, nous rentrer dans abbaye Bavière, voyage fini. » [p.112]

IV) MON AVIS
    Philippe Claudel est un auteur que j’apprécie pour la force qu’il donne à ses personnages lorsqu’il les fait parler. Malheureusement, dans ces nouvelles, les dialogues sont beaucoup plus rares, j’ai donc été un peu déçue de ce côté-là. Par contre, la diversité des nouvelles et certaines chutes m’ont plu. Je suis tombée sous le charme de la nouvelle "Georges Piroux" et je garde un assez bon souvenir de ce recueil.
V) BIBLIOGRAPHIE
Sites visités :
www.mercuredefrance.fr/titres/petitesmecaniques.htm

Wikipédia  Philippe Claudel

Sandrine, Bib 1ère année

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Published by pier - dans Nouvelle
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