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26 novembre 2007 1 26 /11 /novembre /2007 18:01
Chitra Banerjee DIVAKARUNI maitressedesepices-copie-1.jpg
La Maîtresse des Épices, 1997,
traduction de Marie-Odile Probst,
Picquier, 1999,
2002 pour l'édition de poche,
349 pages.

Biographie :
        Chitra DIVAKARUNI est née en 1967. En 1976, elle quitte Calcutta pour les États-Unis. Elle étudie l'anglais à Dayton et Berkeley. Elle commence par écrire de la poésie, saluée par la critique (elle obtient notamment le prix Allen Ginsberg), puis écrit des romans, très marqués par son expérience d'immigrée. Aujourd'hui, elle donne des cours à l'université de Houston, et participe à de nombreuses associations de défense des femmes.

Bibliographie :
La maîtresse des épices, Éditions Picquier, 1999
La reine des rêves, Éditions Picquier, 2005
Le miroir du feu et des rêves, Éditions Picquier, 2006
Le porteur de conque, Éditions Picquier, 2004
Les erreurs inconnues de nos vies (Nouvelles), Éditions Picquier, 2002
Mariage arrangé, Éditions Picquier, 2001
Ma soeur, mon amour, Éditions Plon, 2001
Les lianes du désir, Éditions Plon, 2002

Résumé :
        Tilo est une Maîtresse des épices. Dans l'île, elle a appris à les écouter, à leur parler et à utiliser leurs pouvoirs magiques. Cependant, ces pouvoirs vont de pair avec des règles extrêmement strictes : les Maîtresses, une fois leur formation complète, ne doivent pas quitter leur épicerie, elles ne doivent pas posséder de miroir ni essayer de contempler leur reflet, elles ne doivent pas utiliser les épices pour leur usage personnel mais uniquement pour aider les autres. Enfin, il leur est interdit de s'attacher émotionnellement à ceux qu'elles aident. Mais Tilo, dès son enfance, a toujours été impétueuse, imprévisible et dans son épicerie indienne d'Oakland, petit à petit, elle va être amenée à enfreindre toutes les règles, jusqu'à tomber amoureuse, au risque de voir les épices se retourner contre elle.

Analyse :
La magie comme élément quotidien :
        La totalité de la Maîtresse des épices est écrite à la première personne. On voit donc le monde à travers les yeux de Tilo qui, depuis son enfance, possède des pouvoirs magiques. Ceux-ci lui sont donc familiers et sont toujours décrits sur le même plan que la réalité qui l'entoure. C'est en cela que  La maîtresse des épices relève du réalisme magique.

Le choc des cultures :
        Tous les personnages du roman sont partagés entre leur culture d'origine et une culture qui leur est imposée. Cela entraîne de nombreux problèmes qui sous-tendent l'intrigue. Les immigrés indiens qui ont du mal à s'intégrer trouvent dans l'épicerie de Tilo un remède à leur mal du pays mais aussi à des problèmes plus graves, ce qui fournit au récit un décor de fond dans lequel s'insérer. Mais même Tilo est forcée de cohabiter avec un monde américain qui lui est complètement inconnu et doit le faire sans l'aide des épices, sous peine d'aller contre les règles des Maîtresses.

Le poids des règles :
        Les règles, ainsi que les conséquences de leur transgression, sont au centre du roman. Tilo est consciente des règles qu'elle enfreint et tout aussi consciente qu'elle sera punie pour cela. Elle vit donc avec une épée de Damoclès et cela structure fortement le roman. Qui plus est, Tilo n'est pas la seule à tenter de contourner les règles auxquelles elle est soumise. Cela crée en elle de la sympathie pour ces personnages et l'encourage à enfreindre de nouvelles règles afin de les aider. On est donc dans un cercle vicieux qui rend le dénouement inéluctable pour Tilo.

Alexis, Ed-Lib A.S.

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