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4 décembre 2007 2 04 /12 /décembre /2007 14:35
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Régis de Sa Moreira
Le Libraire
Au diable vauvert, 2004


    Régis de Sa Moreira est né en 1973 d’une mère française et d’un père brésilien. Il a beaucoup voyagé. Ses trois romans, Pas de temps à perdre paru en 2000, Zéro tués paru en 2002, et Le Libraire paru en 2004, sont publiés aux éditions Au Diable Vauvert (J’ai lu et Livre de Poche pour les éditions de poche). Pas de temps à perdre a reçu le prix du Livre Elu en 2002.

    Poudoupoudoupoudou… entrons dans le troisième roman de Régis de Sa Moreira. On y découvre le portrait du libraire, un homme très particulier. Il vit au rythme des lectures, se nourrissant de tisanes et de livres. Cet amoureux des livres tient une librairie ouverte nuit et jour, car le libraire angoisse à l’idée d’un client désespéré face à une porte fermée.
        Chaque livre présent dans la librairie a été choisi, lu et aimé par le libraire. Ainsi le libraire connaît tous ses livres. Les livres sont inscrits en lui, nourris par le libraire et vivent en lui. Le libraire vit seul dans sa librairie. Il a une famille dispersée dans le monde entier ; il ne leur écrit pas (le libraire n’aime pas écrire) mais leur envoie des pages arrachées à des livres, qui lui font penser à ses frères et sœurs.
        La librairie est ouverte à toute personne cherchant un livre, mais pas seulement. Le libraire apporte aussi des réponses, des solutions en donnant des livres, ou alors en indiquant le bar-tabac en face de la librairie. Après chaque client, le libraire boit une tisane, choisie selon la personnalité ou l’humeur du client.
        Le libraire s’entend bien avec Dieu, mais Dieu se vexe vite. Ainsi lorsque le libraire retire la bible du rayon parce qu’elle a fait pleurer une jeune fille, Dieu sort de la librairie. Mais le libraire ne s’en fait pas, car Dieu revient toujours. Le libraire ne craint que deux choses : la question, qui entre dans la librairie sans prévenir et s’empare parfois du libraire, et la tristesse immense qui chaque jour arrive et repart après avoir fait s’effondrer en pleurs le libraire.
        Dans sa journée, le libraire va accueillir des clients, heureux, grossiers, amusants, des habitués, des jeunes filles, des voyageurs, des témoins de Jéhovah, des couples, la troisième heure de l’après-midi et la grande dame à la faux, des enfants, le dalaï-lama, une voix, la femme nue, et le dernier client de la journée, le seul à qui le libraire offre une tisane.
        Sortons de la librairie du libraire, laissons
les livres se reposer  en paix, et entrons dans notre propre livre... poudoupoudoupoudou... 

    Ce livre donne envie d’être prêté à des amis, des connaissances ou même des inconnus, pour faire partager sa magie…. tout comme le libraire envoie des pages et donne des livres. A mettre entre toutes les mains, surtout celles d’un libraire !

Charlotte, 2ème année Ed-Lib

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