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21 décembre 2007 5 21 /12 /décembre /2007 18:30

SAKI, Le Cheval Impossible,chevalimpossible-copie-1.jpg
292 pages.
Traduit de l'anglais par Raymonde Weil
et Michel Doury,
Julliard Paris, 1993,
Ed. Robert Laffont, coll. Pavillon Poche, 2006.

Biographie disponible : fr.wikipedia.org/wiki/Saki_(écrivain)


    Né en 1870 en Birmanie, son vrai nom est Hector HUGH MUNRO. Il a choisi son pseudonyme  dans les Rubaïyat d’Omar Khayyam, recueil de poésie persan, plusieurs fois cité dans ce recueil.

    Le recueil se compose de 39 nouvelles. La plupart des nouvelles se terminent avec une chute,  excepté quelques-unes telles que "La Toile d’araignée". Cependant, Saki attend le tout dernier moment pour lâcher la chute, le plus souvent inattendue, c'est-à-dire, dans les toutes dernières phrases, parfois même à la dernière phrase comme dans "Les Silences d’Anne". Saki utilise un langage assez soutenu dans ces nouvelles, caractéristique de la haute société qu’il critique et dont il fait pourtant partie depuis son enfance. Saki est un adepte de la phrase qui « fait mouche », phrase qui permet de souligner les défauts de cette société mais qui donne à ce recueil un aspect humoristique.
     
    Saki  profite de ce recueil  pour critiquer différents aspects de cette société,  tels que la superficialité dans "Le Thé", ou bien alors les petites manigances pour épater les gens, comme dans "La Louve". Il parle également de l’ambiance dans les « clubs » de cette société et les relations entre les personnes qui les composent, notamment dans la nouvelle "Le Combat défensif". Cette nouvelle raconte comment Treddleford, s’invente quantité d’histoires pour éviter que Amblecope lui raconte les siennes.

    Ce recueil contient deux personnages récurrents, aux caractéristiques assez proches :
    Reginald qui apparaît dans quatorze des nouvelles, de diverses manières ; soit il converse avec un autre personnage,  "la duchesse", par exemple, soit il part d’une constatation personnelle. Dans la plupart des nouvelles où Reginald apparaît, ce personnage commence par donner son avis sur quelque chose puis raconte une anecdote sur le sujet. Ces anecdote concernent des gens de la haute société et ne sont pas à leur avantage.
    Puis Clovis, autre personnage issu de la haute société, qui ressemble beaucoup à Reginald, car lui aussi critique aisément la haute société et de la même façon.

    Je tenais à parler plus précisément d’une nouvelle, "Le thé", notamment, car je l’ai beaucoup appréciée mais aussi parce qu’elle est un très bon exemple de l’écriture de Saki.
     Cette nouvelle raconte l’histoire de James Cushat-Prinkly, jeune homme que sa famille cherche à marier. Sa famille choisit alors une jeune fille, Joan Sebastable et peu à peu James se fait à l'idée d’épouser cette jeune fille. Un jour, alors qu’il se trouve sur le chemin pour aller prendre le thé chez Joan et la demander en mariage, il pense qu’une fois de plus il sera obligé de parler de thé, du service à thé et de respecter les convenances, comme il l’a toujours fait. Il prend alors la direction d’une cousine, Rhoda, qui ne fait "aucune allusion au thé pas plus qu’à ses rites ". Il décide alors de l’épouser. Sa famille, quelque peu déçue de son choix, accepte tout de même sa décision. Seulement, dans un après-midi de la même année, James rentre chez lui où l’attend Rhoda, qui s’exclame à propos du thé :  « Tu le préfères plus léger n’est-ce pas ? Veux-tu que je rajoute un peu d’eau chaude ? Non ? »

    Cette nouvelle illustre bien le style de Saki car on y voit une critique de la haute société, trop enfermée dans ses convenances. De plus, le vocabulaire est aussi assez soutenu. Enfin, la chute intervient à la dernière phrase, surprend le lecteur, tout en apportant une pointe d’humour.

 Matthieu 1ére année Édition/ Librairie

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Published by pier - dans Nouvelle
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