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11 février 2008 1 11 /02 /février /2008 08:49

Auteur : André Gide

Editeur : Gallimard

Années : 1927 et 1928

Collection : Folio, n° 2731

Nombre de pages : 554

 

Biographie :

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André Gide est né en 1869 à Paris dans une famille de la haute bourgeoisie protestante.

Très tôt Gide fréquente des cercles littéraires, en particuliers celui des milieux symbolistes. Il est très influencé par la littérature contemporaine.

En 1893 il part en Tunisie faire soigner sa tuberculose et assume pour la première fois son homosexualité. A son retour en 1895, il épouse sa cousine.

En 1909 il fonde la NRF avec Copeau et Schlumberger.

Puis Gide s'engage contre le colonialisme après un voyage au Congo (1925-1926) (parution de Voyage au Congo en 1927), en faveur de la paix, et enfin dans le communisme, qu'il abandonnera douloureusement suite à un voyage décevant en URSS (1936).

Lors de l'occupation allemande, Gide séjournera sur le continent africain.

En 1941 il quitte la NRF par conviction politique.

En 1947, André Gide obtient le prix Nobel de littérature (sixième écrivain français à être couronné depuis 1901).

André Gide est mort le 19 février 1951 d'une congestion pulmonaire. 

 

Présentation du livre :

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Voyage au Congo est un récit de voyage, présenté comme une sorte de journal intime. Il se passe en AEF (Afrique équatoriale française de l’époque ; Congo actuel).  Dans ce livre, Gide décrit les différentes zones géographiques qu’il traverse ainsi que ses habitants, mais il vient surtout voir les effets du colonialisme, pour avoir sa propre opinion sur le sujet. Opinion qui changera de façon notable au cours du voyage.

Gide part faire ce voyage conscient de ses propres préjugés sur ce qu’il va voir et précise même parfois qu’il est presque déçu quand le paysage n’est pas à la hauteur de ce qu’il attendait. "  Ma représentation imaginaire de ce pays était si vive (je veux dire que je me l’imaginais si fortement) que je doute si, plus tard, cette fausse image ne luttera pas contre le souvenir et si je reverrai Bangui, par exemple, comme il est vraiment, ou comme je me figurais d’abord qu’il était. " (Page 95).

 Pour ce qui est du colonialisme, certains passages peuvent gêner au début du livre, quand les opinions de Gide ne sont pas claires ; il parle, par exemple, de la construction d'une route par les indigènes, pour laquelle beaucoup sont morts de faim et de fatigue car ils n’avaient pas le moindre moment de repos et ne recevaient pas de nourriture car ils n'avaient pas de temps pour cultiver chez eux. La première réflexion de Gide est qu’il trouve cela dommage mais que la route est quand même bien utile : " il le fallait ". Mais quelques pages plus tard il dit quasiment le contraire : " il n’y a plus ici d’il le fallait qui tienne. Ce mal est inutile et il ne le faut pas " (page 93). Cela évolue tout au long du livre et il se pose beaucoup de questions sur ce qu’il doit faire maintenant qu’il constate ce qui se passe (la corruption, les sévices, l’esclavage) : " Il ne me suffit pas de me dire, comme l’on fait souvent, que les indigènes étaient plus malheureux encore avant l’occupation des Français. Nous avons assumé des responsabilités envers eux auxquelles nous n’avons pas le droit de nous soustraire. Désormais, une immense plainte m’habite ; je sais des choses dont je ne puis pas prendre mon parti. Quel démon m’a poussé en Afrique ? Qu’allais-je donc chercher dans ce pays ? J’étais tranquille. A présent je sais ; je dois parler. " (Page 113).

 D’autre part, il y a beaucoup de note (parfois une note fait plus d’une page) et ce sont des notes qui ont été rajoutées par Gide après être rentré de son voyage ; elles permettent donc de donner des explications sur le commerce et la valeur de l’argent mais aussi de prendre du recul par rapport à ce qui est dit dans le texte.

 Son voyage est aussi très esthétique et descriptif, il observe et décrit longuement tout ce qui est faune et flore, son émerveillement ainsi que ses déceptions face à des lieux trop " banals " par rapport à ce qu’il avait imaginé.

 
Opinion personnelle :

J’ai bien aimé ce livre car l’écriture de Gide est très agréable à lire, et même le nombre important de descriptions passe bien. Par contre les notes sont parfois gênantes car très longues et on ne se souvient pas toujours du début et de la raison de la note quand on finit de la lire.

 

Maëla 2ème Année Ed-Lib

 

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