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27 mars 2008 4 27 /03 /mars /2008 22:06

Biographies et bibliographies :

     


    

     Georges Bataille
naît en 1897 ; adolescent, il rencontre le catholicisme, ses parents étant athées, se convertit et songe sérieusement à se faire prêtre. En 1920, il renonce définitivement à sa vocation monastique après des lectures éclairantes. Il a découvert Nietzsche et son Dieu mort ; il s’est reconnu totalement dans la pensée du philosophe, refuse le corps prohibé et sale que ses lectures plus pieuses lui donnent à voir. Il cherchera ensuite un accès à cette chair vulgaire par des moyens plus tangibles que la religion et l’érudition : la débauche qu’il vit et raconte. Diplômé de l’École des Chartes puis de l’École des hautes études hispaniques à Madrid, où il se passionne pour les corridas dont le symbolisme sexuel le fascine, il entre à la Bibliothèque nationale de France.

      L’œuvre de Bataille est inclassable tant il s’est intéressé à des sujets différents, sur lesquels il a écrit sous différents pseudonymes ou son propre nom, la littérature, l’art, la politique, la sociologie, l’anthropologie et selon un système de pensée tellement déconstruit que l’on ne peut pas le classer non plus parmi les philosophes. Lui-même refuse qu’on le caractérise ainsi, il est simplement une figure d’intellectuel très engagé dans la vie culturelle de son époque bien qu’on l’ait un peu oublié aujourd’hui. Il collabore à de nombreuses revues comme Aréthuse, une publication sur l’art et l’archéologie.

     Il se lie aux surréalistes après avoir rencontré Breton mais une polémique esthétique entre les deux hommes conduit à la rupture et à des attaques par textes interposés. Bataille crée une revue anti-surréaliste, Documents, qui regroupe des chercheurs de différents domaines dont des ethnologues qui amènent Bataille à s’intéresser aux arts primitifs. Bataille est très impliqué dans la vie politique : la montée des idéologies fascistes l’inquiète ; l’écriture devient, si ce n’est une arme, du moins un moyen de révéler le danger qui approche.

 



   Il rejoint La Critique sociale, revue du Cercle Communiste Démocratique, puis se réconcilie avec Breton et réunit des intellectuels antifascistes autour de la création de Contre-Attaque en 1935. Quatre ans plus tard au seuil de la Seconde Guerre mondiale, il crée la revue Acéphale et une société secrète du même nom s’opposant au National-Socialisme.



     Dans le roman Le Bleu du ciel écrit en 1936 et publié en 1945, il met en scène un jeune homme ayant une liaison sulfureuse avec une jeune femme dépravée qui observe avec nihilisme l’Europe des années 1930 et les présages de la guerre. Pendant le conflit Bataille choisit de rester en France et de regarder les événements. Il circule et écrit beaucoup, poèmes, récits, essais dont trois textes, Le Coupable, Sur Nietsche et L’Expérience intérieure regroupés sous le titre de Somme athéologique. Les critiques les considèrent comme la partie mystique de son œuvre.

     Il écrit également des articles sur l’art dans la revue Critique qu’il fonde après guerre - elle existe toujours -, articles dans lesquels il développe sa vision de l’art comme devant être transgressif. "L’art représente une révolte contre le monde profane du travail dominé par le projet et l’utilité. " L’art doit être révélateur de l’humain. Bataille veut penser l’homme dans sa totalité, " entier, non mutilé ", même dans ce qu’il a de plus repoussant, de moins noble ; la littérature doit donc contenir toutes les facettes de l’humanité, ne rien cacher. D’où son admiration pour Sade dans l’œuvre de qui il voit une tentative pour repérer par le biais de la fiction les limites de l’humanité. Sa perspective fait violence à notre représentation de l’homme, en allant contre la doxa, parce qu’elle nous refuse la facilité de croire que la violence est en dehors de l’humain ; la pensée de Bataille dérange. Il a obtenu la reconnaissance et la consécration après sa mort (1962) certainement en partie parce qu’il a fallu du temps à ses contemporains pour penser que l’horreur de la Seconde Guerre mondiale soit le fait des hommes et non d’un monstre, que l’humanité ce soit aussi Auschwitz et Hiroshima.

 

 

 

 



     Dans L’Expérience intérieure, Bataille rompt avec l’enchaînement de la pensée et met ainsi en crise tous les systèmes de pensée philosophiques. Le monde décrit par Bataille n’est plus soutenu par Dieu ni éclairé par la raison ; l’expérience n’aboutit donc qu’au vide. Ni les chrétiens, ni les philosophes ne peuvent l’admettre ; Sartre attaquera violemment ce livre. Plus tard, dans Madame Edwarda, Bataille va encore plus loin dans l’inconvenance et balaie la pensée religieuse et philosophique en représentant Dieu sous les traits d’une prostituée, en mêlant réflexions philosophiques et scènes érotiques.

 

 



   L’Erotisme, publié en 1957, est l’expression la plus générale de sa pensée, non pas philosophique encore une fois puisqu’il ne construit pas un système cohérent. Bataille y définit l’homme par la conscience de la mort et le travail. Le monde humain exige l’expulsion d’une violence originelle (celle de la mort naturelle et de la sexualité) dont l’homme garde comme une nostalgie et qui doit être réactualisée dans les sacrifices religieux. L’humanité se distingue de l’animalité par l’instauration d’interdits, par la distinction entre le profane, soumis au rationnel et au labeur, et le sacré, à la fois fascinant et repoussant parce que lieu où la violence se déchaîne. L’érotisme est un sujet prépondérant chez Bataille mais le penseur ne s’arrête pas aux frontières charnelles du plaisir ; c’est dans la débauche et l’obscénité qu’il va chercher l’expérience de l’excès, le dépassement de l’entendement, l’atteinte de l’impossible. L’érotisme de Bataille est macabre, la relation entre le sexe et la mort donne à l’être un violent sentiment paradoxal d’extase et d’angoisse. " Le malaise est souvent le secret des plaisirs les plus grands. " Le concept d’érotisme est aussi appréhendé par son versant opposé, le religieux. Bataille utilise l’expérience mystique qu’il détourne de sa finalité religieuse pour lui donner une portée philosophique.

 

 



     Dans La Littérature et le Mal, publié en 1967, Bataille expose comment la littérature exerce son pouvoir de révélation si elle est du côté du mal parce que pour révéler l’excès il faut être dans la transgression si le récit est un prolongement fictif d’une expérience vécue, s’il tient à la fois du document et de la fiction. La littérature doit être sacrificielle ; dans les romans de Bataille les personnages font l’épreuve de la mort en tant qu’acteurs ou spectateurs, sous la forme immédiate, ou la forme érotique de la petite mort, la forme tragique de l’angoisse, ou sous la forme comique à travers une cruauté joyeuse comme par exemple dans Histoire de l’œil. Le sacrifice se lit aussi dans la violence faite au langage et à la construction narrative.

 

 

     Mishima Yukio, de son vrai nom Kimitake Hiraoka, est né en 1925 à Tokyo. Elevé par sa grand-mère, une femme très cultivée appartenant à la caste des samouraïs, il est plongé dés son enfance dans la littérature et le théâtre kabuki. Il commence à écrire très jeune ; à 16 ans, il publie La forêt en fleurs qu’il signe déjà de son pseudonyme. Ses auteurs de prédilection sont alors Oscar Wilde, Raymond Radiguet ou Jean Cocteau. Il étudie le droit et trouve un emploi au ministère des finances mais démissionne un an plus tard pour se consacrer définitivement à la littérature.


     Auteur prolifique, Mishima publie plus de 100 textes, nouvelles, romans, essais, pièces de théâtre entre 1941 et 1970. Il fait partie de la génération d’écrivains modernes d’après guerre, avec Abe Kôbô ou Ôe Kenzaburô, qui ont en commun d’avoir été de jeunes témoins impuissants du conflit mondial. Cela a apporté à chacun une approche particulière de la réflexion politique et philosophique questionnant l’avenir de l’humanité. L’œuvre de Mishima comprend les valeurs fondamentales de la modernité : la valorisation et la libération du corps à travers le thème récurent de l’homosexualité, le voyeurisme et la prostitution ; l’engagement politique à travers l’ultra nationalisme et le culte du pouvoir impérial ; le travail sur l’image de l’intellectuel dans la société, à la fois objet et maître des médias ; l’interrogation sur la relation entre le créateur et son art.

     Outre sa frénésie d’écrire, sous diverses formes, qui place la littérature au cœur de sa vie, la grande part autobiographique qu’il donne à ses romans et en parallèle sa façon de faire de lui-même un personnage romanesque montrent sa conception d’un artiste fusionnant avec ses œuvres, sacrifiant sa vie à ses idées. Kimitake Hiraoka a sculpté le personnage de Mishima au cours des ans ; il suit l’entraînement des forces militaires d’autodéfense et crée ensuite sa propre armée privée, " La Société du bouclier ", destinée à défendre l’empereur ; il décide de faire de son corps celui d’un athlète par la pratique intensive des arts martiaux ; ce sera l’objet de l’essai intitulé Le Soleil et l’acier en 1968 ; il se fait photographier dans les pauses torturées d’une représentation de saint Sébastien qui le fascine. Le 25 novembre 1970 il se donne la mort par seppuku au Q.G des forces d’autodéfense devant 2000 soldats qu’il a tenté en vain de soulever contre la constitution de 1946. Son amant lui donne le coup de grâce.

 



     Sa première œuvre d’importance a été publiée en 1949. Confession d’un masque est un roman à la première personne, fortement autobiographique mais fantasmé, qu’il dédie à Georges Bataille. Un garçon pas comme les autres se raconte. Enfant, il est fasciné par les contes cruels, les images de violence et de mort. Adolescent, il connaît sa première éjaculation en contemplant une représentation de saint Sébastien. Son désir de donner l’illusion à ses camarades de partager leur attirance " normale " pour les filles se conjugue à la peur d’être démasqué. Il tente d’atteindre cette " normalité " en embrassant une jeune fille mais il n’éprouve aucun désir ni plaisir. L’expérience avec une prostituée se révèle aussi vaine, l’impuissance freine ses ambitions hétérosexuelles. Lorsque dans la scène finale, il regarde un jeune homme à demi-nu, beau et musclé, il s’imagine immédiatement en train de le … poignarder ; la mort comme objet de désir est une notion importante de la pensée de Mishima.


     Le Pavillon d’or
, en 1956, est le premier roman à lui valoir la consécration internationale. Mishima utilise un fait réel : l’incendie criminel commis par un bonze novice d’un des plus précieux temples de Kyôto, le Kinkakuji. D’après ce personnage réel l’auteur crée son narrateur, Mizogushi, un jeune homme souffrant d’un très fort complexe d’infériorité à cause de ses origines modestes et d’un bégaiement dont on se moque. La beauté du temple lui fait horreur et le fascine ; il ne peut supporter son sentiment face au sublime et doit donc détruire le temple, le sacrifier pour s’accomplir et peut être hériter de la splendeur du monument.

  



     En 1965 commence à être publiée en feuilleton la tétralogie de Mishima, œuvre de plus de 1500 pages à laquelle il travaille jusqu’au matin même de son suicide. Son titre, La Mer de la fertilité, est le nom donné à une des plus vastes étendues désertiques de la lune. La particularité de Mishima est de faire se marier son amour pour la tradition japonaise et une modernité liée à la culture occidentale. La pensée bouddhique imprègne ainsi la tétralogie de la notion d’illusion, de vide et du thème de la réincarnation qui est le fil conducteur entre les quatre textes. Tous les thèmes récurrents de Mishima se retrouvent dans cette œuvre, les amours impossibles, le nationalisme exalté, le suicide, l’homosexualité. Dans ses pièces de théâtre il tente une hybridation entre théâtre Nô, Kabuki et dramaturgie occidentale, de la Grèce classique et de la France du XVIIe siècle. Cinq Nôs modernes suit les règles du genre mais en réinvente les thèmes, Le Palais des fêtes moque les pratiques culturelles de l’ère Meiji qui en essayant d’imiter la culture occidentale n’aboutissent pour Mishima qu’au ridicule.

 

Etude comparée d’après une nouvelle de Mishima :


     Dans un entretien, juste avant sa mort, Mishima déclare : " Bataille est le penseur européen qui m’apparaît le plus proche ". Pourtant il ne l’a connu qu’aux environs de 1960, c'est-à-dire dix ans avant sa mort. Il y a deux éléments qu’on peut relever chez ces auteurs, c’est leur fascination commune pour l’éros et la mort, mais le corps n’y a pas le même sens.


     Mishima est plus jeune que Bataille, il le découvre en 1960 avec la traduction de L’Érotisme, sa formation littéraire est alors déjà accomplie. Donc on ne peut pas vraiment parler d’influence mais plutôt d’une rencontre entre deux auteurs d’une culture éloignée, même si Mishima considère Bataille comme son frère aîné spirituel. Et à la suite de la lecture de cette traduction, il publie un article lui aussi intitulé " L’Érotisme ", où il lui déclare sa sympathie et estime que Bataille a donné à l’érotisme une vision plus globale que celle qui lui était accordée avant. C’est surtout la liaison étroite entre l’éros et la mort présente chez Bataille qui va fasciner Mishima qui l’avait déjà abordée dans Confession d’un masque par exemple. Mishima le souligne dans l’article : " il y a convergence entre sexualité et sacrifice : mettre à nu la victime est le premier pas vers la dissolution, la tuer est l’accomplissement de la dissolution ".


     Pour étudier cette relation on peut prendre l’exemple de Patriotisme, une nouvelle écrite
 en 1966 par Mishima. Car c’est un texte emblématique du dernier Mishima (celui qui a connu Bataille), dont l’histoire de suicide honorable anticipe la propre fin de Mishima. De plus il a exprimé sa préférence pour cette nouvelle, déclarant qu’elle représentait " le meilleur et le pire de son œuvre ". Enfin ce texte est souvent considéré comme le fruit de l’assimilation de la théorie " bataillienne " par Mishima. Cette nouvelle raconte l’histoire de Shinji Tokeyama, un lieutenant sympathisant et ami des rebelles qui ont organisé le coup d’état du 26 février 1936. Mais il est tenu à l’écart de leurs projets car il vient de se marier. Il reçoit l’ordre par le gouvernement de mener une attaque contre les rebelles. Devant ce dilemme : rester fidèle à ses amis ou obéir à l’ordre impérial pour rester loyal, il préfère se suicider. Après avoir fait l’amour à sa femme une dernière fois, il s’éventre et son épouse se poignarde ensuite. Mishima a plus tard écrit un article " l’incident du 26 février et moi " qui a servi de préface à la réédition de Patriotisme. Pour résumer, il y déclare que c’est son expérience de la guerre, les lectures de Nietzsche et sa connivence avec le philosophe Georges Bataille qui lui ont inspiré cette nouvelle. En effet les ressemblances apparaissent évidentes au départ, surtout à cause du dénouement, c'est-à-dire la mort sanglante après l’amour.


     Pourtant il y a aussi de nombreuses différences. En premier lieu, le suicide du lieutenant est un acte lucide, surtout cérémoniel. Même si quand il s’éventre, Mishima fournit une description très détaillée du sang, des intestins, de la graisse, l’érotisme de cette nouvelle n’est pas tout à fait celui de Bataille placé sous le double signe de l’interdiction et de la violation, passant aussi par la destruction. Or dans Patriotisme, c’est le calme, dans un respect mutuel, qui règne au moment du double suicide qui de plus n’est pas provoqué par la passion du corps. Ce qui est contradictoire de ce qu’a écrit Bataille dans L’Érotisme : " Si l’union des deux amants est l’effet de la passion, elle appelle la mort, le désir de meurtre ou de suicide. " Or chez Mishima, c’est un suicide de raison, et non de passion. Le héros a toujours conscience de soi, le suicide est le résultat d’une délibération (entamée dès le premier jour du mariage). C’est plutôt un choix éthique qui a poussé le lieutenant au suicide, l’acte d’amour permettant de le parfaire de façon héroïque et esthétique. Donc il n’y a pas d’extase, de hors soi comme chez Bataille. Cette différence sur l’extase est sûrement due au statut du corps chez les deux auteurs. Ainsi le début de la scène d’amour de Patriotisme : " Reiko reposait les yeux clos. La lumière basse de la lampe révélait la courbe majestueuse de sa blanche chair. Le lieutenant, non sans quelque égoïsme, se réjouit de ce qu’il verrait jamais : tant de beauté défaite par la mort ", le lien entre l’éros et la mort est très présent mais la description de Mishima n’est pas obscène, plutôt romantique, alors que le corps de Bataille est plus cru, brut ,mêlé de sang et de sperme, il est plus visqueux. Pour lui le corps le plus répugnant est le plus divin, tandis que le corps de Mishima doit être beau, reste froid et solide. Alors que Bataille veut faire " ressortir la condition animale des corps ", Mishima représente le corps idéalisé du lieutenant, tel une statue. On retrouve là le tableau de Saint Sébastien de Guido Reni qu’a souvent évoqué Mishima, que l’on peut mettre en lien avec une photo d’un supplice chinois (" cent morceaux " ou lengchi en mandarin), maintes fois revendiqué comme inspiration par Bataille, qui symbolise bien la vision du corps des deux auteurs, par leurs points communs et leurs différences. De plus chez Mishima, il y a une dualité corps/âme dans plusieurs de ses romans.

 

 



     Un autre élément à prendre en compte est le statut du corps au Japon qui est différent de celui qu’il a en Occident. En Europe, le nu est un thème central, mais il n’y a pas toujours eu une telle passion au Japon. Mishima l’a expliqué : traditionnellement, le corps en tant que tel ne symbolise pas la beauté. Par exemple un corps musclé n’était pas l’attribut de la noblesse mais du peuple. De même, pour les samouraïs, on s’attachait surtout à leur esprit lucide et subtil. La différence en fait est qu’en Occident, un beau corps symbolise la beauté idéale, la puissance est liée à l’érotisme, tandis qu’au Japon il n’y avait pas un tel culte du corps, celui-ci étant moins lié à l’érotisme. En effet les peintres représentaient l’amour et l’érotisme par l’absence (les vêtements d’une femme, la trace d’un parfum…), qui était plus importante que la présence physique. Mishima l’a développé dans une série d’essais, L’esthétique de la fin, où il explique qu’au Japon, l’amour commençait traditionnellement par l’union des corps ; le sentiment d’amour ne venait qu’après, car pour eux l’union physique n’est pas l’ultime étape de l’amour et de l’érotisme.

 



   Mais, encouragé par les lectures de Bataille, il a voulu quitter cette esthétique traditionnelle, a voué un véritable culte au corps, mais un corps qui reste dans une certaine mesure vide, qui n’a pas totalement rejeté cette tradition de l’absence. Et malgré certaine différences, les similitudes entre les deux auteurs sont frappantes ; d’ailleurs les thèmes développés par Bataille et relevés par Mishima dans ses articles critiques (la fusion de l’érotisme et de la mort, la fête comme temps sacré de la transgression…) sont ceux qu’on trouve dès les premières œuvres de Mishima. En cela Bataille n’a point influencé Mishima mais lui a fourni une formulation philosophique de ses fantasmes.


Marie-Fanny et Antoine, A. S. Éd.-Lib.

 

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Published by Marie-Fanny et Antoine - dans Altérité.
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