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8 avril 2008 2 08 /04 /avril /2008 21:14

Paul AUSTER
Trilogie New-Yorkaise
Cité de Verre – Revenants – La Chambre dérobée
Roman traduit de l’américain par Pierre Furlan
Préface de Jean Frémon
Lecture de Marc Chénetier
Actes Sud, collection Babel, 1991











Biographie


 

   























Né à Newark en 1947, Paul AUSTER commence à écrire des petits récits et des poèmes à l’âge de treize ans. Etudiant, il publie des articles sur le cinéma, un de ses premiers amours. Après ses études, il part en France où il sera traducteur de grands écrivains français tels que Simenon, Mallarmé et Sartre. En 1989, après de nombreux petits boulots, il rencontre son premier succès aux Etats-Unis avec Moon Palace. Il écrira également des scénarios pour le cinéma avec Lulu on the bridge ou Smoke. Etonnamment, Paul Auster a essuyé 19 refus d’éditeurs avant de publier le premier volet de la Trilogie new-yorkaise.

 
Son œuvre

  
     Son style est dépouillé mais cache une structure complexe ; il mélange les genres avec subtilité sans pour autant les respecter. Il a pour thème de prédilection la recherche identitaire dans le décor urbain de New York ; la ville est tantôt un labyrinthe tantôt un échiquier. Ses personnages oscillent entre l’autobiographie et la pure fiction. Ils sont à la fois, ceux qu’ils sont, ceux qu’ils pensent être et ceux qu’ils ne sont pas ainsi que ceux qu’ils essayent d’être. Paul Auster utilise des anagrammes et des pseudonymes mais aussi des personnages doubles. Pour élaborer ce style qui lui est propre il use de digressions, de trompe l’œil, d’histoires dans les histoires. A travers ses personnages, il peint sa vision de la nature humaine qui se perd à force de se chercher. Il décrit la perte, l’errance, la solitude mais surtout la dépossession, thème certes récurrent dans ses œuvres mais noyau central dans Trilogie New Yorkaise.

 

Cité de verre

  
     Un auteur de polar, Quinn, va se retrouver détective privé suite à une erreur téléphonique. Par les multiples identités que prend Quinn, il finira par se perdre dans sa solitude au point de presque disparaître à ses propres yeux. Dans ce premier volet, le narrateur est inconnu, il écrit à la 3e personne et conclut à la 1e personne ; il s’inspire d’un certain carnet rouge et ne fait que retranscrire avec une grande attention ce qui y est écrit. Le narrateur n’a aucune expérience directe ni information extérieure sur ce qu’il raconte.

 
Revenants

  
     Bleu est engagé par Blanc pour surveiller Noir. Installé en face de chez Noir, Bleu ne sait pas ce qu’il doit observer puisque Noir ne fait rien à part écrire et regarder par la fenêtre. Observe t-il ou est-il observé ? Bleu va se perdre dans les méandres de l’ennui jusqu'à oublier sa propre vie. C’est comme si l’histoire se déroulait à travers un miroir, Bleu passe ses journées à écrire des rapports en regardant Noir écrire. Dans ce deuxième volet, le narrateur est toujours inconnu, il écrit d’abord à la 3e personne et finit sur une analyse à la 1e personne.

   

La chambre dérobée


     Fanshawe disparaît, sa femme va faire appel au meilleur ami de Fanshawe pour publier ses écrits. Petit à petit, il va finir par reprendre la vie de Fanshawe jusqu'à perdre la sienne.

C’est la seule histoire écrite à la 1e personne, le narrateur prétend être l’auteur des deux histoires précédentes.

 



Analyse d’élément clés


     Ces trois récits sont des histoires de détectives ; Paul AUSTER utilise le genre du polar sans toutefois en respecter les règles. On trouve de nombreux éléments-clés dans ces récits. En effet, un certain carnet rouge revient sans cesse ; ce fameux carnet rouge clôture Cité de Verre et La chambre dérobée. Il en fera d’ailleurs un scénario pour un film. Dans Cité de Verre, Quinn est le personnage principal alors que dans La Chambre dérobée, Quinn est le détective privé engagé par la femme de Fanshawe. On retrouve également des éléments qui ont trait au monde de l’écrivain et de l’édition dans chaque récit. La couleur blanche revient souvent ; dans Cité de Verre, le personnage de Peter Stillmann est tout de blanc vêtu, c’est lui qui engage Quinn pour le protéger, dans Revenants Blanc engage Bleu pour surveiller Noir.

       Il y a un rapport très étroit entre l’auteur et le lecteur puisque Paul Auster joue avec ces éléments et les dispose à sa guise. C’est au lecteur de les identifier.


Ce que j’en pense

  
     Ce livre m’a laissée perplexe puisqu’on a l’impression que les trois histoires s’annulent mutuellement ; la fin n’est jamais la réponse recherchée. J’ai eu l’impression d’être dans l’univers étrange de Lynch. Ce qu’on croit savoir n’est qu’illusion. Tout au long du livre, je me suis demandé si Paul AUSTER essaye de jouer avec le lecteur ou s’il joue avec les genres et j’ai la nette impression que c’est un peu des deux. Son talent pour la narration est absolument remarquable.


Fiona, Ed-lib. 1A
 

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