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25 avril 2008 5 25 /04 /avril /2008 07:53

Henri MICHAUX,
Un Barbare en Asie
Gallimard, 1933
rééd. 1967
coll. L'Imaginaire














I. L'auteur


     Malgré une santé fragile, Henri Michaux, après son voyage en Amérique du sud de 1928, se rend en Asie en 1931. Un Barbare en Asie est,sous forme de carnet de route, le résultat,  la trace de ce voyage qui le mènera aux Indes, en Chine, en Malaisie, au Japon et en Indonésie. Ce texte est considéré comme l’un des plus " objectifs " de ce poète belge influencé par le surréalisme et les paradis artificiels malgré des avis bien tranchés et une façon de vivre son aventure bien particulière. Un barbare en Asie est ainsi une sorte de compte rendu brut de son voyage où il a pu observer les paysages, les mœurs, la vie quotidienne des gens qu’il rencontre. Il a néanmoins trouvé moins d’intérêt à observer le quotidien social et économique et a préféré se consacrer à la spiritualité et aux cultureq propres à l’Asie.

      On peut voir une opposition avec d’autres écrits qu’il a pu réaliser car ce récit concret et pratiquement documentaire est très différent de certains de ses autres écrits qui décrivent des mondes imaginaires, des rêves inventés et des visions hallucinées. Cependant ce texte est écrit, construit et structuré de manière poétique. Ses phrases courtes et ses fréquents retours à la ligne évoquent la poésie en prose.

 

 

II L’œuvre d’Henri Michaux


     "J'écris pour me parcourir.
Peindre, composer, écrire : me parcourir. Là est l'aventure d'être en vie" affirme Henri Michaux ce poète né à Namur dans Passages (1950). Pour Henri Michaux, l’être humain est un vaste territoire à explorer regorgeant de minuscules ou spectaculaires événements.

     On peut remarquer que la plupart des titres des ouvrages de Michaux privilégient les notions de mouvement et d'exploration: excursions vers des terres ou des cultures lointaines (Ecuador, Un Barbare en Asie...) circulations de toutes sortes dans l'espace de l'imaginaire (Ailleurs, La nuit remue...), expérience des hallucinogènes (L'Infini turbulent, Les Grandes épreuves de l'esprit...), observations de cas de magie ou de folie (Les Ravagés, Une voie pour l'insubordination...).

 

III. Un Barbare en Asie


     Le livre est divisé en six parties qui correspondent aux pays qu’il a visités durant son long voyage en Asie. Toutes ces parties portent le titre d’Un Barbare en ..., le nom qui suit variant selon le pays qu’il visite.


 A. Un Barbare en Inde


     Ce voyage se déroule en trois phases émotionnelles  : la surprise, l’émotion et l’agacement. Il explique pourquoi il a choisi d’écrire un livre: " Certains s’étonnent qu’ayant vécu en un pays d’Europe plus de trente ans, il ne me soit jamais arrivé d’en parler. J’arrive aux Indes, j’ouvre les yeux et j’écris un livre. "

 

     Le début de son voyage repose sur des observations générales et brutes qui relèvent plus de notes scientifiques semblables à celles d’un ethnologue qui noterait au gré de son voyage ce qu’il voit. C’est pourquoi, on peut imaginer que s’il commence toujours ses phrases par " L’hindou… " pour décrire ce peuple, c’est pour mieux se moquer des scientifiques et des grands voyageurs qui faisaient une typologie des peuples en décrivant une à une leurs caractéristiques.

     Au tout début de son voyage une phase de critique et d’exaspération s’installe déjà discrètement car il ne comprend pas encore cette autre façon de vivre : " Jamais, jamais l’Indien ne se doutera à quel point il exaspère l’Européen. Le spectacle d’une foule hindoue, d’un village hindou, ou même la traversée d’une rue, où les Indiens sont à leur porte est agaçant ou odieux. Ils sont tous figés, bétonnés. On ne peut rien y faire . "

     Puis s ‘ensuit une phase d’émerveillement où il découvre peu à peu un peuple qui vit à l’inverse des Européens et c’est ce qui le fascine dans un premier temps. On peut alors comprendre le titre, Un Barbare en Inde, comme le fait qu’il se considère lui-même comme un barbare car il est seul face à un peuple qui vit d’une manière qui lui est encore inconnue. Cela est donc surprenant car d’habitude les voyageurs prenaient les autres peuples pour des barbares et ici il inverse les rôles. Plus le récit avance, moins ses observations sont généralistes car on sent qu’il s’intègre de plus en plus au pays qu’il visite, à sa manière de vivre et à ses rites. Il critique, grâce à son habituel humour grinçant la colonisation des Anglais en Inde en comparant le peuple hindou aux Anglais : " L’homme blanc possède qui lui a fait faire du chemin : l’irrespect. L’hindou est religieux, il se sent relié à tout. L’Américain a peu de chose. Et c’est encore de trop. Le Blanc ne se laisse arrêter par rien ". Il écrit sur les différents peuples en les classant : le Blanc, L’Américain ou encore l’Hindou. On retrouve dans ces dernières phrases tout l’humour et l'ironie propres à Henri Michaux qui ose imposer son esprit critique dans un monde colonisé par les Européens. Il compare même la manière de vivre des Anglais et des Hindous pour mieux critiquer ces colonisateurs : "  L’Anglais se lave fort régulièrement. Néanmoins il est pour l’Hindou le symbole de la souillure et de l’immonde. L’Hindou songe difficilement à lui sans vomir. " Henri Michaux ose critiquer par cela la colonisation, il commence à comprendre ce peuple et se range à ses côtés.

     Il reste admiratif du fait que la vie des Hindous est entièrement fondée sur la spiritualité. On sent un fort goût pour la spiritualité qui lui a permis de visiter son " espace mental interne " grâce à des substances hallucinogènes, notamment dans son livre Ecuador qui relate son voyage en Amérique du sud.

     Il aborde ensuite le thème de la langue qu’il apprécie beaucoup : " Le sanscrit est la langue la plus enchaînée du monde, la plus embrassante, indubitablement la plus belle création de l’esprit indien, langue panoramique, admirable aussi à entendre, contemplative, induisant à la contemplation, une langue de raisonneurs, flexible, sensible et attentive, prévoyante, grouillante de déclinaisons. " Il commence vraiment à s’adapter au pays et à en apprécier la culture.

     Il ne cesse de comparer la vision de la vie de l’Hindou et de l’Européen car c’est le seul élément de comparaison qu’il possède : ce livre est destiné à un public européen qui doit avoir ses repères. Comme exemple, il prend la notion de repos. Le silence et le repos, signes de spiritualité, sont des points positifs pour l’Hindou alors que chez l’Européen il est signe de perte de temps.

     Puis une certaine lassitude s’installe chez lui et il devient de plus en plus aigri face à la culture de ce pays. Cela est comparable au départ à une fin de voyage où l’on est pressé de rentrer chez soi.

 

     Jusqu’alors il racontait ce qu’il voyait, entendait et ressentait sous forme de petites notes très brèves. Mais petit à petit il raconte des anecdotes plus longues pour mieux critiquer ce qui l’entoure tout en se contenant dans un premier temps pour ne pas être trop brutal dans ses propos, comme s’il se retenait : " Il va sans dire que du point de vue juridique, je me garderai bien d’élever la voix. " Puis il finit par extraire de son moi intérieur tout ce qu’on imagine qu’il a gardé pour lui avant pour rester politiquement correct : " D’autres maisons qu’il m’a été donner de voir n’appartiennent pas à des avocats [..] Mais c’était d’un laid, d’un rococo !Pour un mariage, ils dépensent jusqu’à 50000 roupies. Et c’est hideux ! " Il ose dire que tout n’est pas merveilleux dans le voyage, qu’il n’apprécie pas tout, ce que peu d’écrivains ont fait. Ainsi commence sa  phase d’agacement.

     Plus le texte avance, plus il se barbarise dans le sens où il se sent de plus en plus étranger face à ce peuple et moins en accord avec leur façon de vivre. Le titre se justifie alors d’une autre manière, ce ne sont plus les autres qui le voient comme un barbare mais lui qui se sent barbare face à ce peuple, c’est-à-dire si différent au point d’en être agacé.

     Il dresse ensuite une sorte de liste de caractéristiques qui commencent à l’agacer sérieusement chez les Indiens :

- Les études : " L’Asiatique est un étudiant-né. L’Asiatique sait accepter, être acceptant, être disciple. J’assistai à Santiniketan, au Bengale, à une conférence, à une conférence sur un texte védique. Bonne mais pas exceptionnelle. Les étudiants étaient là prêts à tout accepter. Je sentais des envie de les insulter. " Cela est de plus en plus brutal car sa forte personnalité ressort. Mais on ne peut cependant pas lui reprocher d’affirmer ce qu’il pense ce que peu d’auteurs ont fait afin de ne pas être politiquement corrects.

- Le physique : alors qu’il ne prêtait aucune importance à leur physique au départ, il finit par le critiquer gratuitement : " " A leur visage ce qui fait le plus de tort, c’est la prétention, la fatuité. A leurs appartements ce qui fait le plus, c’est la prétention ( 7 ou 8 lustres dans une chambre par ailleurs vide  et innatrayante), non vraiment ce n’est pas plaisant ". Pour lui les Indiens qui ne sont pas des sages sont qualifiés d’ignobles physiquement. Il cherche même à se justifier auprès du lecteur en lui conseillant d’aller voir un film hindou pour vérifier qu’il dit vrai.
Il va même jusqu’à avoir des critiques très féroces et non justifiées sur L’Hindou : " L’éclat de ses yeux peut tromper au premier moment. Mais on rencontre souvent des laideurs particulières, vicieuses, psychiques. "

- La musique : il finit par critiquer les chants et la musique qu’il beaucoup admirés avant pour leur pouvoir apaisant. Il va même jusqu’à dire, non sans humour que ceux-ci lui donnent envie de se jeter sous une roue de voiture


     Henri Michaux dit de son voyage : " J’en avais la surprise, l’émotion, l’agacement. " Ces trois phases se retrouvent au fil du récit comme s’il se contenait et que finalement son esprit critique le rattrapait. Au début, la surprise, car cette nouvelle façon de vivre est totalement différente et même à l’opposé de la culture dans laquelle il est ancré. Ensuite vient l’émotion, car il commence à s’habituer à cette nouvelle façon de vivre qu’il apprécie beaucoup et comprend mieux certains rites qui le fascinent. On peut ensuite penser que sa propre culture et le Henri Michaux hargneux et blasé resurgissent pour se transformer en agacement face à une façon de vivre qui ne lui convient plus. Il se sent alors trop loin de cette culture. Sa personnalité bien trempée refait surface alors qu’elle s’était effacée derrière son écriture . Il se rend compte que ses critiques féroces pourraient passer pour de l’intolérance, c’es pourquoi il se qualifie " d’ignoble individu ".


     A la fin de ce chapitre il " détruit " tout ce qu’il a fait avant, c’est-à-dire éloges et admiration de ce pays inconnu à ces yeux.. Il nous livre ici une vision très subjective tout à coup très spontanée.


     Il peut cependant rester étonné de certains spectacles comme celui d’un gourou qui gonflait son ventre tel un foetus. C’est ce côté imprévisible que l’on peut apprécier chez Henri Michaux qui passe du tout au tout et qui fait qu’à chaque page son avis sera changeant.

     Il change ensuite de province et se rend à Puri (Province d’Arissa). Il est plus détendu car cela lui fait du bien de rencontrer un autre peuple que les bengalais même s’il avoue que les Bengalais finissent par lui manquer.

     Il se justifie des propos parfois violents qu’il a avancés en comparant son voyage à un cheval qui observerait un singe arrachant violemment une fleur. Alors il se ferait l’idée que le singe est agressif mais plus le cheval l’observe et plus il se fait d’Idées sur lui et voit qu’il est un tout autre être.

 

B. Himalyan Railway


    Il prend place à bord de ce train qui monte vers l’Himalaya. On le sent heureux et soulagé de quitter l’Inde dont il était las. Il semble alors émerveillé par tout : l’astuce des installations les plus modestes, le sourire des femmes, les enfants... Alors qu’on le pensait imperméable à toute émotion, il nous surprend une fois de plus en étant ému par le peuple népalais. L’humanité d’Henri Michaux ressort à nouveau pour effacer ces bouffes de d’agacement qui l’animaient. Il prend comme seul élément de comparaison le peuple hindou car c’est le seul moyen qu’il a d’établir une comparaison.

 

 

C. L’Inde Méridionale


     Il se rend ensuite en Inde du Sud et dresse un portrait de ses habitants assez négatif : petits, vifs, colériques à la peau trop foncée. Son mal le rattrape et il recommence à dresser une typologie de ce peuple qui commence par son traditionnel " l’Hindou ".

 

 

D. Un barbare à Ceylan


     Il est impressionné par la fixité des choses car même les films ne semblent pas bouger, selon ses observations. Ce peuple est simplement rapide pour prononcer les mots à rallonge qui composent sa langue.

 

 

E. Histoire naturelle


    Il fait la liste des différentes espèces d’oiseaux imaginaires qu’il aurait pu observer durant ses voyages en Asie. Cela ressemble à des fausses notes scientifiques et se rapproche de ses sciences inexactes.

 

 

 

F. Un barbare en Chine


    Il est très admiratif de ce peuple dès le début et semble très touché par sa musique, ce qui est rare pour un Européen.

 

     La situation s’inverse pour lui, il subit la haine de l’Occidental : " Mais d’avoir vu cette haine constamment braquée sur moi, j’en ai été affecté. " La situation se renverse. Mais globalement et de manière surprenante, on le sent plus heureux et plus en harmonie avec le peuple chinois malgré un humour toujours grinçant.

 

G. Un barbare au Japon


     Dans ce chapitre il est très dur avec ce Japon militarisé et mentalement étriqué. Il se sent enfermé et est déçu par ce voyage ; c’est pourquoi il ne se prive pas de tout critiquer : rues, maisons, géographie du pays, mentalité, langue…

 

     Au début de ce chapitre, on trouve une lettre de l’auteur qui précise que ce pays est différent du Japon actuel : " Je relis ce barbare-là avec stupéfaction par endroits. Un demi-siècle a passé et le portrait est méconnaissable. Ce Japon d’aspect étriqué, méfiant et sur les dents est méconnaissable. "

 
IV. Mon avis :


     Henri Michaux disait qu’il a considéré toute sa vie l'homme comme un "animal gâché". Son œuvre au style sec, semble être un combat contre lui : "Le style, cette facilité pour s'installer et installer le monde, est-ce cela l'homme? cette acquisition suspecte au nom de laquelle on fait l'éloge de l'écrivain réjoui? (...) Il essaie de sortir. Il voit suffisamment loin en toi pour que ton style ne puisse pas te servir."

 

     Henri Michaux, dans Un Barbare en Asie ne décrit pas l’Inde d’une manière classique car les descriptions de monuments ou de rues sont totalement absentes. L’auteur ici, privilégie la rencontre spirituelle entre L’hindou, le Népalais, le Japonais, le Malais et Henri Michaux l’intellectuel occidental. Son humour qui peut sembler de l’intolérance ne passe pas toujours auprès du public malgré une volonté d'éloigner ce public des clichés habituels de l’Inde. Le titre de cette œuvre montre d’ailleurs l’inverse car c’est lui qui se considère comme un barbare parmi ce peuple ce qui marque son recul sur la situation des pays colonisés à cette époque où les peuples étaient considérés comme des sauvages.


     L’écriture d’Henri Michaux a été une véritable révélation pour moi car je ne le connaissais qu’en tant que peintre. J’ai aimé le fait que sa manière d’écrire mêle à la fois la poésie et une brutalité certaine presque totalement spontanée voire inconsciente où l’on peut voir une inspiration surréaliste. Sa peinture est le reflet de son écriture et l’inverse est vrai ; c’est pourquoi son style bien que surprenant ne s’éloigne pas de son œuvre plastique. La cruauté et la sauvagerie de ses mots peut parfois choquer mais la connaissance du personnage et de son humour grinçant efface toute appréhension. Un chef-d’œuvre…

 
V. Henri Michaux et la peinture


     Connu du public soit pour sa peinture soit pour son écriture, il a œuvré dans les deux domaines même si le second s’est développé une vingtaine d’années après l’autre.

 

     Henri Michaux rassembla les deux côtés de son œuvre dans un seul et même ouvrage appelé Mouvements où il présente parfaitement les deux pans de son œuvre comme une suite de " révélations d’événements internes ". Et qu'est-ce qu'un événement, sinon un trajet, donc un mouvement ? D’un côté le mouvement, le trajet évoquant ses multiples voyages est représenté visuellement sur le papier grâce à des peintures à la fois gestuelles mais au trait fin alors que le récit ne pourra jamais le donner à voir littéralement. Le visuel devient langue dans son œuvre tant il est efficace ; c’est pourquoi il l’a exercé depuis les années quarante jusqu’à sa mort. Cette œuvre visuelle est considérable. Elle a fait l'objet de grandes expositions en France, au Japon, aux États-Unis, en Allemagne grâce à l’originalité de ce qu’il a pu proposer. Henri Michaux visualise ainsi quelque chose que jamais personne ne s’était risqué à faire, enregistrer l’espace d’un esprit, le sien, sans souci esthétique mais plutôt avec l’envie de laisser l ‘énergie pulsionnelle qui l’habite s’échapper sur le papier.

     Le titre qu’il avait choisi pour une anthologie de son œuvre où est résumé son parcours est L’Espace du dedans. On trouve là des poèmes, des cartes, des apologues, des chroniques, des voyages, bref tous les genres que paraît avoir pratiqués Henri Michaux. Il a su rompre avec la poésie pour mieux la réinventer en occultant tout le côté lyrique et sentimental et sa tendance à la célébration. Michaux a su s‘inscrire dans l’histoire poétique et plastique grâce à une œuvre marginale et expérimentale constamment créatrice.

     Son œuvre est composée de poèmes mais aussi de récits de voyages réel et imaginaires. Quel que soit le sujet traité, Michaux le mène toujours avec un humour décapant et une infinie fantaisie en y ajoutant une dose d’intelligence critique. La jeunesse du ton employé et sa vivacité agrémentent des situations qu’elles soient insolites, loufoques ou décapantes.

Parmi ses grandes œuvres : Qui je fus, La Nuit Remue, La Vie dans les plis, Les Grandes Épreuves de l'esprit, Face à qui se dérobe...

 

Susanne, deuxième année édition-librairie.

 

 

 

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commentaires

Ian Lemaître 23/02/2011 20:44


C'est quoi cette phrase au sujet de Michaux "connu du public soit pour sa peinture soit pour son écriture, il a oeuvré dans les deux domaines même si le second s'est développé une vingtaine
d'années après l'autre" ?

Premièrement si fantastique que soit Michaux comme peintre, il est avant un poète, l'un des 5 plus grands du XXe siècle.

Deuxièmement, il a commencé à publier dès qu'il a eut 22 ans. C'est faux de dire qu'il a commencé à peindre avant d'écrire. Il n'expose en tant que peintre qu'à partir de 38 ans.

Veuillez bien vous documenter avant d'écrire sur un sujet qui vaut la peine d'être bien relaté. Merci !


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