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13 mai 2008 2 13 /05 /mai /2008 07:41

Nik COHN,
Broadway, la grande voie blanche
Première édition :
The Heart of the World, Knopf, 1992
Traduit par Elisabeth Peellaert,
Julliard, 1993
réedité par les éditions 10/18, 2000
448 pages
















Présentation de l'auteur



     Né en 1946 en Irlande du Nord, Nik Cohn fuit son pays natal à dix-sept ans pour aller s'installer à Londres. Il devient très rapidement journaliste pour de prestigieux journaux (Observer, Sunday Times...) et invente ce qu'on appelle la " rock critic ".


     En 1968 sort A Wop Bop A Loo Bop A Lop Bam Boom, L'Âge d'or du rock, qui devient rapidement un livre culte.


En 1975, il s'installe à New York où il écrit Broadway, la Grande Voie Blanche ainsi que Rock Dreams, etc.


L'histoire





     Broadway, La Grande Voie Blanche raconte l'histoire d'un écrivain irlandais qui veut découvrir le monde. Suivant les conseils d'un de ses amis, il part à New York à la conquête de Broadway, " monde au coeur du monde ". Guidé par Sasha Zim, un chauffeur de taxi sovéricain, musicien à ses heures perdues, il longe la grande voie blanche, rencontrant des personnes étranges souvent en marge de la société : voleurs par vocation à Battery Park, travestis aux abords de la quarante-troisième rue ouest, mafieux chinois à Chinatown ou encore vendeur itinérant en livres sataniques près de Wall Street.


     Le livre est construit sous forme de spectacle avec des parties, ainsi que des entractes. Chaque chapitre, grâce aux interventions des personnages, conte une partie de Broadway ; non pas celui du strass et des paillettes, mais celui qu'on laisse bien volontiers dans l'ombre, ce qui va en quelque sorte à l'encontre du titre, La Grande Voie Blanche.


     Le célèbre critique musical n'aurait-il pas voulu parodier la rue la plus swingante et scintillante du monde en écrivant cet hymne au désenchantement ?


     Dans tous les cas, plus on avance dans le récit et plus Broadway semble se perdre dans sa démesure ; la joie qu'il y avait au départ s'estompe petit à petit au fil des récits des personnages.


 Le rapport à la ville


     L'argument du livre est la remontée de Broadway avec le narrateur : il commence aux pieds de la statue de la Liberté pour finir dans le Bronx, ce qui nous fait parcourir une bonne partie de Manhattan. Chaque étape du trajet nous fait entrevoir des lieux mythiques de la Grosse Pomme comme Wall Street, Times Square ou la cinquième avenue.


     Nik Cohn nous promène également dans le temps : en 1841, quand Broadway était un petit musée des horreurs, ou dans les années 30 où le jazz saxonnait à tous les coins de rues.


     L'auteur s'est beaucoup renseigné sur la ville avant d'écrire ce livre ; les dernières pages sont d'ailleurs consacrées à une bibliographie assez considérable, traitant de New York en général.


     Comme nous l'avons vu précédemment, le ton enjoué du départ se dégrade peu à peu ; il est de même pour la vision de Broadway, la description des lieux sombre dans une profonde nostalgie, celle d'arriver au terme de son voyage ou tout simplement parce que le Broadway magique d'antan n'est plus ?


     La réponse serait sûrement la seconde mais les protagonistes interrogés, eux, semblent ne pas pouvoir se détacher de cette rue et si un jour ils en sont partis, c'était pour mieux revenir ensuite ; ils voient un peu Broadway comme Neil Young dans sa chanson " On Broadway ".


     Alors, fascinante, la Grande Voie Blanche ? Oh que oui, et non pas par ses comédies musicales, mais tout simplement par sa population loufoque qui la résume tout à fait !


Lucie, Ed-Lib. 1A

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