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23 mai 2008 5 23 /05 /mai /2008 21:24

 
Patrick CHAMOISEAU,
Texaco
Gallimard, 1994
Collection Folio
497 pages



















     Texaco est une oeuvre kaléidoscopique, mosaïque, dont la forme correspond parfaitement à l’épopée créole que l’auteur nous livre à travers une tresse d’histoires.Ce récit mythique rend compte de l’aventure collective du peuple martiniquais en contant les péripéties individuelles de Marie Sophie Laborieux et de sa famille. Composé de textes de nature différente (les missives de l’écrivain, les notes de l’urbaniste, les cahiers de Marie Sophie laborieux qui entrecoupent la narration principale de l’héroïne), le livre nous donne à voir et entendre la multiplicité créole et l’imaginaire baroque d’un auteur engagé.


     J’ai choisi de développer trois axes pour entrer dans la récit :

Le temps, L’espace, et La Parole.

     Car ces trois mots essentiels suffisent à ancrer un homme dans sa réalité et rendre à un peuple sa dignité. Telle est l’entreprise ontologique de Chamoiseau, véritable poiésis qui transforme et continue le monde.

 

I- ECRIRE SA PROPRE HISTOIRE


Une vision de soi et du lien à l’Autre

 

Ecrire pour reconquérir sa propre histoire : le mythe et l’épique


     Afin de redonner une colonne vertébrale à la destinée des martiniquais, les romanciers de la créolité se veulent historiens. Dans Eloge de la Créolité, manifeste écrit par Patrick Chamoiseau, Raphael Confiant et Jean Bernabé, le projet se définit comme une entreprise idéologique d’ordre nationaliste. Il s’agit d’échapper à l’ethnocentrisme historique et à la chronique coloniale en faisant en sorte que les Antillais réinvestissent leur histoire.


     Pour cela, les écrivains se font les chantres d’une histoire épique, militante. Il faut interpréter le passé pour en dégager un message, un sens, le rendre disponible pour l’idéologie (légende dorée des ancêtres de Marie Sophie Laborieux). Puisque l’histoire a été faite par l’Autre, le dominateur, l’élite blanche, l’écrivain réorganise l’approche historique pour la recentrer sur le non-événementiel et la vision intérieure. (Par exemple dans Texaco, l’histoire du peuple est racontée à travers des péripéties individuelles, les conflits ne sont pas ressentis par eux-mêmes mais par les conséquences qu’ils ont sur les personnages). L’auteur explore les interstices, comble les lacunes, magnifie le courage du peuple et loue son génie de la survie.

 


     Récit épique, le roman se substitue à la réalité. Les épopées ne sont pas écrites avant ou pendant les actions historiques mais après. C’est un récit de compensation : le roman est écrit un peu comme une épopée, au moment même où Texaco a disparu.

 


     De même, Texaco est une re-création, une " Création mythologique " (p426). Défigurée par l’esclavage, la Martinique ne possède aucune histoire à elle, qui lui confère son identité métisse et lui raconte la possession de la terre. La littérature se fait donc restauration et transmission d’une parole de nuit. En ce sens Texaco devient mythe fondateur en relatant l’origine et le sacré (le grand-père africain, figure originelle de la résistance, Esternome, le père de Marie Sophie, les Mentô, hommes de force …). Le texte n’explique pas à proprement parler, mais raconte une histoire symbolique qui dit le lien unissant les membres d’une communauté. A travers le caractère exemplaire du mythe, Chamoiseau restitue ainsi toute son intégrité bigarrée, son identité volée au peuple antillais.

 

 

L’Importance de la lignée


     Avec l’histoire de l’héroïne et de sa famille, on assiste à la construction d’une histoire collective du peuple créole.

 


     La notion de filiation garantit la conservation du passé (parole) :

 


     " La sève du feuillage ne s’élude qu’au secret des racines. Pour comprendre Texaco et l’élan de nos pères vers l’En-Ville, il nous faudra remonter loin dans la lignée de ma propre famille car mon intelligence de la mémoire collective n’est que ma propre mémoire. " p 44

 


     Cependant, l’écrivain nous fait sentir la fragilité de cette transmission et la déperdition de la culture orale africaine (mort de l’Africaine –" Peu de monde aussi autour de sa mémoire " p 133 et p 426 : " Je pleurai aussi de consternation en voyant à quel point les conteurs étaient vieux, et combien leur voix isolées du monde semblaient s’enfoncer dans la terre comme une pluie de carême derrière laquelle je galopais en vain ").

 

 

Ecrire L’aliénation et la relation à l’Autre :


     " Notre vérité s ‘est trouvée mise sous verrous, à l’en bas du plus profond de nous-mêmes, étrangère à notre conscience et à la lecture librement artistique du monde dans lequel nous vivons. Nous sommes fondamentalement frappés d’extériorité. (…) Nous avons vu le monde à travers le filtre des valeurs occidentales, et notre fondement s’est trouvé exotisé par la vision française que nous avons dû adopter. Condition terrible que celle de percevoir son architecture intérieure, son monde, les instants de ses jours, ses valeurs propres, avec le regard de l’Autre. Surdéterminés tout du long, en histoire, en pensées, en vie quotidienne, en idéaux (…) nous avons été déportés de nous-mêmes à chaque pan de notre histoire scripturale. "
(Eloge de la créolité)


     Dans Texaco, Chamoiseau ausculte le lien qui unit les Antillais à la métropole et décrit à travers son roman les processus d’aliénation, d’acculturation et d’assimilation qui ont conduit le peuple créole à la dérive identitaire, créatrice de violence, de folie et d’errance existentielle.

 


     Le peuple, plongé dans une grande misère, souffre d’un sentiment de déracinement. La population n’a jamais vraiment eu le contrôle de la terre antillaise. Sa difficulté à trouver un point d’ancrage engendre la déréliction et l’exil intérieur. Plusieurs personnages, les driveurs, symbolisent l’incapacité à se fixer (Nelta p 295 et 299, Arcadius p 392-394). Le désir de fuir, de ne pas se confronter au réel ou de sombrer dans la violence et l’alcoolisme affectent plus particulièrement les hommes (les majors, les violeurs ou pères incestueux). A l’image de Marie Sophie, " femme-matador ", les femmes résistent davantage à la déroute identitaire et s’affirment comme les piliers de l’univers créole.

 


     On constate un attachement profond à la mère patrie (patriotisme), qui subit une idéalisation et devient objet de culte (célébration du Général De Gaulle lors de sa venue). Chamoiseau évoque également de façon récurrente la grande admiration que les individus vouent à la culture française à travers plusieurs personnages (Gros Joseph, Ti Cirique).

 


     Cependant, cet amour est très ambivalent puisqu’il procède de l’aliénation.


     Cette entreprise d’assimilation qui confine à l’acculturation est décrite à travers la figure du mulâtre. P 82-83 ou p 265.

 


     Chamoiseau dénonce à la suite de Frantz Fanon (Peaux noires et masques blancs) cette idéologie du blanchiment : le procédé de lactification : p 83.  " Tout un chacun rêvait de se blanchir "

 

   

 II- LES LIEUX


     Dans Texaco, Chamoiseau décrit le lien profond qui unit les Martiniquais à la terre, à leur espace de vie.

 

Il met en évidence trois lieux symbolisant l’origine de l’identité créole.


L’habitation, lieu central


     C’est une monde à part qui évolue en vase clos : p 55.


     L’auteur montre l’horreur des sévices ( cachot p 46, 47) et la hiérarchie qui y règne (Békés, les administrateurs, les esclaves grand case et esclaves de terre).

 


     Lieu de l’aliénation (en même temps, lieu de la souffrance et lieu de naissance du jeune Esternome, père de Marie Sophie) et de la désintégration (Destruction du noyau familial : souvent géniteur inconnu), l’habitation est également le lieu du combat souterrain des esclaves (empoisonnement) p 45 / fuite des Marrons).

 


Le Morne et le jardin créole

 


" Le sol, par-dessous les maisons demeurait dans notre esprit étrangement libre, définitivement libre " p 350.

 


     La force du peuple créole, le génie de sa survie résident dans son lien à la nature. Ce rapport à la terre, équilibré, harmonieux, apporte au peuple l’humanité indispensable à la formation d’une communauté.

 


     Le paysage constitue l’être, il n’est pas un décor. La liberté émane du Morne : l’épisode de la Noutéka Des Mornes, acte fondateur d’Esternome qui devient un chant épique (p 140 à 150) traduit ce mouvement existentiel émancipateur : La Noutéka est la conquête du pays pour s’approprier la terre et se forger une identité propre.

 


     " (…) Pour me dévoiler cette Odyssée voilée, mon Esternome utilisa souvent le terme de noutéka. C’était une sorte de nous magique. A mon sens, il chargeait un destin d’à-plusieurs dessinant ce nous-mêmes qui le bourrelait sur ses années dernières " p 139.

 


     " C’était bâtir le pays (pas le pays mulâtre, pas le pays béké, pas le pays kouli, pas le pays kongo : le pays des nèg-terre. Bâtir le pays en Quartiers, de Quartier en Quartier, surplombant les bourgs et les lumières d’En-ville. (…)

 


     Dire Quartier c’est dire : nègres sortis de liberté et entrés dans la vie en tel côté de terre. Habitation voulait dire : Grand-case, dépendances, terre et nègres amarrés. Quartier voulait dire : soleil, vent, œil de Dieu seulement, sol en cavalcade et nègres échappés vrais. " p 145


     De loin ; ça semble bonheur la chance, mais en fait, Marie Sophie, c’est balises du destin. Il te faut lire le paysage ". p 146

 


     Pour décoder la complexité créole, la matrice d’origine, il faut se pencher sur les traces inscrites dans la terre.

 


" Notre paysage est son propre monument ", Edouard Glissant.


     En fait, la temporalité, les étapes de la conquête sont gravées dans l’espace. L’identité créole et son passé se dessinent dans les paysages.

 


     " Les Traces étaient donc autres que les routes coloniales : elles menaient sans trompette où ton cœur le voulait. " p 148.

 


 La conquête de l’En-Ville ou la prise d’un territoire : trouver une place

 


Geste créole, quête existentielle : " L’En-Ville désigne ainsi non pas une géographie urbaine bien repérable, mais essentiellement un contenu, donc, une sorte de projet. Et ce projet, ici, était d’exister ", p 422.

 


     En fait pénétrer l’en-ville et y être accepté, c’est s’ancrer dans l’espace, trouver une place digne (l’espoir d’un travail rémunéré, synonyme de respect et d’autonomie) : " Ce qui m’a sauvée, c’est de savoir très tôt que l’en-ville était là. L’En Ville, avec ses chances toutes neuves, marchandes des destinées sans cannes à sucre et sans békés. L’en Ville où les orteils n’ont pas couleur de boue. ", p 43.

 


     Mais Fort de France est aussi montré comme le monde des plus fortunés, des mulâtres et des blancs ( p 135). Un monde fait d’exclusion et de solitude qui annihile la communauté créole fondée sur les liens de solidarité entre déshérités. Ce grand cloisonnement engendre la décomposition du groupe , la perte de sa cohésion, de sa force et de sa vitalité. Déshumanisation et ruine sociale.

 


Parfois l’En-ville est décrite comme un monstre, un ogre destructeur (p244).

 

 
TEXACO et l’image de la Mangrove urbaine


     Texaco, quartier créé par Marie Sophie Laborieux, aux abords de Fort de France, est un peu la fusion de l’en-ville et du morne avec l’importance de la mémoire, la chaleur humaine, la solidarité et les réflexes d’autosubsistance.

 


     La construction du quartier marque la volonté de mettre fin à l’errance, de s’attacher au sol. La bataille pour garder Texaco c’est la lutte pour affirmer son identité, pour être reconnu socialement.

 


     Pour définir Texaco, l’écrivain utilise l’image matricielle de la Mangrove.

 


     Celle-ci est le lieu premier de la vie. Point de la côte où se mêlent eaux salées et eaux de rivières, c’est un espace très fécond où se reproduisent beaucoup d’espèces (p 289 et p 249).

 

     La Mangrove est une constante dans la littérature antillaise. Ainsi, Saint John Perse parle de " vases fécondes " et dans Eloge de la Créolité, on retrouve cette image :


     " La créolité c’est le monde diffracté mais recomposé, un maelström de signifiés dans un seul signifiant : une Totalité.

 

     (…) La créolité est une spécificité ouverte. C’est exprimer une totalité kaléidoscopique. Elle est une annihilation de la fausse universalité, du monolinguisme et de la pureté. Elle est notre soupe primitive et notre prolongement, notre chaos originel et notre mangrove de virtualités. Car le principe même de notre identité est la complexité. "


     Texaco symbolise donc la Poétique de la relation. C’est l’allégorie de la Martinique et de son brassage ethnique. Incarnation du métissage, de la diversité, - de la diversalité comme l’avancent les essayistes d’Eloge -, il exprime la volonté de se situer au carrefour, à la confluence, d’appartenir au Tout-Monde cher à Edouard Glissant.

 

   

III- LA PAROLE, SIÈGE DU SOUVENIR ET FONDATRICE DE L 'HISTOIRE 


Un texte messianique


     La forme et la construction du livre mettent en scène une parole rhizomique.

 


     La multiplicité des voix narratives donne une perspective commune, solidaire, au cheminement intérieur du peuple. Sorte de biographie mythique d’une communauté, Texaco met la parole au centre de la narration pour exprimer l’affermissement identitaire, l’avènement d’un monde antillais enfin reconnu.

 


     En cela, Texaco est un récit messianique (on trouve beaucoup de titres de chapitres et d’évocations littéraires, souvent ironiques, rappelant la Bible. )


     Les motifs de La Noutéka / exode, la figure du Christ (l’urbaniste sauveur), le pouvoir de la nomination (nom secret de Marie Sophie Texaco), le Mentô / prophète… autant de signes qui reprennent les codes des récits bibliques et donne à voir la réalisation d’un destin commun.

 


Un texte imprégné d’oralité : L’Oraliture ?


     Le rôle de la parole est fondamental dans le récit. Son pouvoir assure la cohésion de la société. C’est la seule arme dont dispose le peuple. Le récit de son père à Marie Sophie, conté ensuite au marqueur de paroles, (= l’écrivain), engendre Texaco, le livre. La parole est acte, lente élaboration d’un univers complexe mais cohérent.

 


     L’oralité est l’unique moyen d’échapper à l’aliénation en transmettant la mémoire du peuple créole qui fonde son identité.

 


     La puissante figure du Mentô symbolise cette autre parole de la nuit, elle incarne la résurgence originelle africaine, La Force, d’ordre magique et poétique.

 


     Tel un prophète, le Mentô annonce l’exode, il est à l’origine de la conquête du pays et de l’En-ville. Sa parole est fondatrice, ontologique.


L’écrivain-voyant : vers une identité mosaïque


     Pour les signataires d’Eloge de la Créolité, il s’agit d’ " Etre le récolteur de la parole ancestrale, le jardinier des vocables nouveaux, le découvreur de la créolité du créole. L’écrivain éclaboussera cette langue des folies du langage qu’il se sera choisi. "

 


     Le pouvoir hypnotique du verbe et le travail de Chamoiseau sur la langue insufflent dans le texte la réalité insaisissable du vivant.


     Texaco se révèle ainsi un texte-mosaïque à la mélodie et au rythme singuliers qui mélange créole et français.

 


     A propos de celui-ci, les auteurs d’Eloge assurent :


     " Nous avons habité cette langue. Nous nous la sommes appropriée. Nous avons étendu le sens de certains mots. Nous en avons dévié d’autres. Et métamorphosé beaucoup. En nous elle fut vivante. En elle nous avons bâti notre langage. "

 


     Et c’est vrai que sans cesse, le langage se tord et se déforme, la petite musique créole venant déranger l’agencement des mots. Faite de jeux et de détournements sémantiques, la parole virevolte, toujours vive et frondeuse, transgresse les codes et de " glissade de langue " en " chiffonnage de son nom comme les nègres aiment en faire ", hante longtemps la mémoire du lecteur.

 


     Chamoiseau – Oiseau de Cham - rend compte de la situation diglossique du peuple créole partagé entre langue véhiculaire (le français) et vernaculaire (le créole). Il montre ainsi la suprématie du français entraînant un phénomène d’acculturation. On assiste alors au reniement de sa propre langue, de sa propre culture au profit du français.

 


     Or la revendication d’une identité créole passe par la réhabilitation de la langue. Le créateur combine donc les deux, se libère des contraintes pour accoucher d’un texte luxuriant, baroque, et foisonnant se voulant affirmation d’une nouvelle humanité créole.

 


     " Véritable galaxie en formation autour de la langue créole comme noyau, la Créolité connaît aujourd’hui encore un mode privilégié : l’oralité. (…) L’oralité est notre intelligence, elle est notre lecture de ce monde, le tâtonnement, aveugle encore, de notre complexité. L’oralité créole, même contrariée dans son expression esthétique recèle un système de contre-valeurs, une contre-culture ; elle porte témoignage du génie ordinaire appliqué à la résistance, dévoué à la survie. "
  Eloge de la Créolité


Fabienne, A.S. Bib.

  Liens


Sur l’esclavage et le travail de mémoire sur la traite 

http://www.diverscites.fr/

http://www.gensdelacaraibe.org/index.php?option=com_content&task=blogsection&id=60&Itemid=40

Sur l’anticolonialisme

http://www.anticolonial.net/spip.php?article183

Institut du Tout-monde

http://tout-monde.com/

Article sur le racisme (interview Edouard Glissant)

http://www.afrik.com/article11833.html

 

Sur le créole

   

-le site du KAPES KREYOL : de nombreux articles écrits par Patrick CHAMOISEAU sont en ligne.

  http://www.palli.ch/~kapeskreyol/sommaire.html


-le site " Ecrit créole- langue et Culture "

  http://ecrit.creole.free.fr/index.html


- Sur le concept de diversité et de créolité :

http://www.potomitan.info/divers/imaginaire.htm


- Sites de promotion des cultures et des langues créoles

http://www.potomitan.info/index.php

http://www.campuscreole.com/npds/index.php?op=edito

 

 

Sur Patrick Chamoiseau


-le site de Patrick CHAMOISEAU (site anglophone)

  http://www.patrickchamoiseau.cwc.net/index.htm


- Le site RFO (interview)

http://martinique.rfo.fr/article11.html


- Le site Planetantilles 

http://planetantilles.com/index.php5?IdPage=1102595400


-le site littéraire " Ile en Ile "

  http://www.lehman.cuny.edu/ile.en.ile/paroles/chamoiseau.html


- Sur l’identité et l’altérité chez Edouard Glissant et Patrick Chamoiseau 

http://www.potomitan.info/chamoiseau/identite.php

 

Sur Edouard Glissant 


- Site d’Edouard Glissant 

http://www.edouardglissant.com/


- Site ile en ile

http://www.lehman.cuny.edu/ile.en.ile/paroles/glissant.html


- Article sur la création littéraire chez Edouard Glissant

http://www.potomitan.info/atelier/glissant.php

 

Sur Raphael Confiant :


-Biographie et bibliographie

http://www.lehman.cuny.edu/ile.en.ile/paroles/confiant.html


-
Interview de Raphaël Confiant

http://martinique.rfo.fr/article13.html


- Article sur la parole créole de Confiant

http://www.potomitan.info/atelier/pawol/parcours.php


- Article consacré à Confiant dans la revue en ligne remue.net

http://remue.net/spip.php?rubrique97


- Campus créole

http://www.campuscreole.com/npds/article.php?sid=14

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