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23 octobre 2008 4 23 /10 /octobre /2008 22:05
Ritournelles mercredi 22 octobre

 







Lecture de Loi n – Marco Boubille

 






















Loi n : question de mémoire : qui est l'enfant, quel rapport a-t-il (avait-il) avec son père ? On peut le savoir… de loin.

Premier ouvrage de Marco Boubille, qui entre dans la littérature par la porte de la poésie contemporaine, avec humour, jeux de mots, recherche stylistique. Et pourtant Marco Boubille ne se pose pas vraiment la question de la poésie, c'est "un univers [qu'il a] connu récemment", du même ordre que l'art contemporain, un "champ libre où on s'autorise beaucoup de choses". L'auteur qualifie son livre de "cubistique".

Quant à l'impression de juxtapositions que donne son écriture, Marco Boubille parlerait plutôt d'inserts, d'entrelacs.

Loi n rend compte d'une expérience personnelle,  dont il a voulu rendre compte sans faire un roman, sans raconter une histoire. L'auteur cherche à "être désobéissant à la mémoire qui dicterait des règles linéaires". Il répond à une injonction d'"entrer dans les brèches". Il s'agit plus pour lui de "rentrer" que de "couper". D'où le titre de l'ouvrage : Loi n, qui n'est pas coupé, mais séparé.

Il y a de l'humour dans Loi n : la question du sérieux importe, mais comme quelque chose à combattre, et l'auteur se sert pour cela de sa culture proche du théâtre, du cinéma.

Pour Marco Boubille, l'écriture est aussi quelque chose de graphique, il y a d'ailleurs des lapsus de cet ordre (ce qu'on appelle des "coquilles"). Pour lui, quand on entre dans les mots, on trouve d'autres choses que ce qu'on croyait, ce qui mène parfois jusqu'au jeu de mots. Il coupe moins qu'il ne lacère, entrechoque. Ses poèmes sont parfois plus difficiles à lire oralement que visuellement.

 

 

Intervention de Jérôme Mauche, directeur de la collection "Les grands soirs", aux éditions des "Petits Matins", collection créée en référence au film de William Klein sur mai 68. Cette référence affiche d'emblée l'engagement de la maison d'édition, qui publie par exemple des essais sur l'écologie ou le devenir des ex-pays membres de l'URSS.

Les Petits Matins publient environ 11 titres par an depuis 2004, des livres à l'aspect étrange, aux couleurs flashantes. La maison d'édition essaie en effet d'avoir un investissement graphique important, avec un collectif de graphistes (quoiqu'il n'y en ait plus qu'un actuellement).

La collection "Grands Soirs" publie des textes expérimentaux et poétiques, et prévoit pour l'année prochaine d'éditer des traductions (d'Amérique du Nord, et de poésie arabe).

 

 

Lecture de Delenda Ouest – Joseph Mouton - Première partie


 

Le livre commence comme un journal, où on voit J. Mouton aux prises avec les femmes, les étudiants (il est professeur), le désir littéraire qui se cristallise autour de l'algorithme, qui amène le récit à fonctionner tout seul. La problématique de sa fiction se trouve autour de l'existence : comment sortir de la dépression. L'auteur a des préoccupations tant formalistes (de l'ordre de celles de l'OULIPO) qu'essayistes, autour de l'injonction "Sois artiste".

La fin de Delenda Ouest consiste en une scène comique où un groupe d'acteurs hollywoodiens réfléchit au sens de "Delenda Ouest", et où l'auteur se met en scène, sous l'appellation de "soldat Mouton".


 

Blog de Marco Boubille : http://i-prefer-not-to.over-blog.com/

Site des Editions Les Petits Matins :
http://www.lespetitsmatins.fr/

 

Compte-rendu de Caroline Laurentie
, A.S. Ed.-Lib

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Published by Caroline - dans EVENEMENTS
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