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17 novembre 2008 1 17 /11 /novembre /2008 22:00







Rohinton MISTRY
L'équilibre du Monde
Titre original A Fine Balance.
Ed. McClelland and Stewart, Toronto, 1995
Traduit de l'anglais par Françoise Adelstain
Editions Albin Michel, Paris, 1998
 882 pages




















L'auteur en quelques mots

Né à Bombay en 1952, aujourd'hui installé à Toronto, Rohinton Mistry est un des auteurs les plus impressionnants de cette littérature indienne anglophone qui, bien que poussée par les vents de la diaspora, ne cesse d'évoquer les multiples tumultes du sous-continent. De cette terre-là, Mistry est un peintre tout simplement éblouissant: l'étendue de sa palette mérite qu'on le compare à Dickens.

(source www.lire.fr)

L'histoire

Dans une Inde en plein état d'urgence, Rohinton Mistry nous conte l'histoire de quatre personnages aux destins brisés : Dina Dalal, une veuve aigrie par le temps, doit se démener pour survivre ; pour cela, elle engage les tailleurs Omprakash et Ishvar Darji pour qu'ils lui confectionnent des vêtements qu'elle pourra ensuite revendre à une société de textile. Vient s'ajouter à la petite famille le jeune Maneck Kohlah, un étudiant en réfrigération-climatisation, pensionnaire lui aussi de Miss Dalal. Chaque destinée nous raconte un pan de l'histoire de l'Inde, ses diversités culturelles, ses problèmes sociaux mais aussi la solidarité qu'il peut y avoir entre les individus. Tout au long du livre, nos quatre protagonistes vont faire d'étranges rencontres, un mendiant et son maître, un éleveur de singe, un revendeur de cheveux...

Rohinton Mistry, tel Balzac, a une maîtrise parfaite de son roman, chaque détail de la vie des personnages nous est relaté, ce qui nous permet de comprendre au mieux une société en bien des points, différente de la nôtre et ce n'est donc pas par hasard si le livre débute avec une citation tirée du Père Goriot  :

« Vous qui tenez ce livre d'une main blanche, vous qui vous enfoncez dans un moelleux fauteuil en vous disant : Peut-être ceci va-t-il m'amuser. Après avoir lu les secrètes infortunes du Père Goriot, vous dînerez avec appétit en mettant votre insensibilité sur le compte de l'auteur, en le taxant d'exagération, en l'accusant de poésie. Ah ! Sachez-le : ce drame n'est ni une fiction, ni un roman. All is true. » (Balzac)

Ces mots, sont selon moi, sont le meilleur résumé pour décrire l'état dans lequel nous plonge cet ouvrage. Envie de dépaysement ? Lisez ce livre !



Lucie, 2ème année édition-librairie

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