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28 novembre 2008 5 28 /11 /novembre /2008 20:50








OGAWA Yoko
La petite pièce hexagonale
Traduit du japonais

par Rose-Marie Makino-Fayolle
Actes Sud, 2004.





















 Accumulation de soucis du quotidien, problèmes pesants nichés dans votre inconscient, vie nonchalante, qui coule sans que vous ne la preniez en main… si vous vous reconnaissez dans ces mots, peut-être serez-vous menés vers la petite pièce hexagonale… Alors ne lisez pas les lignes qui vont suivre, attendez plutôt de la découvrir par vous-même… Si ce n’est pas votre cas, alors suivez-moi, je m’en vais vous raconter son existence.


La petite pièce hexagonale est une armoire de bois vernie, brillante, simple, à l’intérieur de laquelle se trouvent un petit banc et une lampe. Elle est également appelée « petite pièce à raconter » par les personnes l’utilisant. Car effectivement, elle a une utilité, évidemment autre que de ranger chaussettes et caleçons. Les personnes qui sont là devant elle, comme dans une salle d’attente, patientent. Chacune à leur tour,  elles se rendent à l’intérieur de la pièce et y racontent absolument tout ce qu’elles souhaitent. Elles peuvent se soulager d’un secret pesant, tout comme parler du dernier plat qu’elles ont concocté à leurs amis. Personne ne peut les entendre. En sortant, elles déposent quelques pièces dans une coupelle, comme un rituel,  et rentrent chez elles, reprenant le cours de leur vie.


Cette armoire est gardée par Midori et son fils Yuzuru. Ils parcourent les villes du monde avec elle pour s’installer quelque temps dans une de celles-ci. Puis, lorsqu’ils estiment le rôle de leur petite pièce accompli, ils déménagent, à la recherche de nouvelles âmes à soigner. Soigner, car les personnes qui découvrent l’existence de cette pièce sont forcément des personnes ayant besoin de se confier, de se libérer, parfois inconsciemment. C’est le cas de la narratrice de ce livre, que nous suivons dans sa vie, ses rencontres, et sa découverte de la « pièce à raconter ».



L’auteur nous emporte dans une métaphore poétique de la psychanalyse, et des longs chemins sinueux qu’il nous faut parfois emprunter pour soulager notre esprit. Une certaine lenteur, beaucoup de détails, qui peuvent parfois nous paraître sans intérêt ; mais tel est le style de cet écrivain japonaise, qui fait le charme de ce livre. Un bémol : la couverture, dont le rapport avec le contenu n’est à mon sens,  pas vraiment évident



Clémence, 1ère année édition-librairie


Sur Ogawa, voir aussi :


article de Kadija sur Une parfaite chambre de malade,


articles d'Axelle, de Marie, de Laura sur Le Musée du silence,


article de Sandrine sur La Grossesse,


articles de Léa, de Lise, de Maëla sur L'Annulaire,


articles de Maylis, d'E.B.,  de Delphine, de Marie sur les Paupières,


article de G. sur La Bénédiction inattendue.


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Published by Clémence - dans Nouvelle
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