OGAWA Yoko
La petite pièce hexagonale
Traduit du japonais
par Rose-Marie Makino-Fayolle
Actes Sud, 2004.
La petite pièce hexagonale est une armoire de bois vernie, brillante, simple, à l’intérieur de
laquelle se trouvent un petit banc et une lampe. Elle est également appelée « petite pièce à raconter » par les personnes l’utilisant. Car effectivement, elle a une utilité, évidemment autre que
de ranger chaussettes et caleçons. Les personnes qui sont là devant elle, comme dans une salle d’attente, patientent. Chacune à leur tour, elles se rendent à l’intérieur de la pièce et y
racontent absolument tout ce qu’elles souhaitent. Elles peuvent se soulager d’un secret pesant, tout comme parler du dernier plat qu’elles ont concocté à leurs amis. Personne ne peut les
entendre. En sortant, elles déposent quelques pièces dans une coupelle, comme un rituel, et rentrent chez elles, reprenant le cours de leur vie.
Cette armoire est gardée par Midori et son fils Yuzuru. Ils parcourent les villes du monde avec
elle pour s’installer quelque temps dans une de celles-ci. Puis, lorsqu’ils estiment le rôle de leur petite pièce accompli, ils déménagent, à la recherche de nouvelles âmes à soigner. Soigner,
car les personnes qui découvrent l’existence de cette pièce sont forcément des personnes ayant besoin de se confier, de se libérer, parfois inconsciemment. C’est le cas de la narratrice de ce
livre, que nous suivons dans sa vie, ses rencontres, et sa découverte de la « pièce à raconter ».
Clémence, 1ère année édition-librairie
Sur Ogawa, voir aussi :
article de Kadija sur Une parfaite chambre de malade,
articles d'Axelle, de Marie, de Laura sur Le Musée du silence,
article de Sandrine sur La Grossesse,
articles de Léa, de Lise, de Maëla sur L'Annulaire,
articles de Maylis, d'E.B., de Delphine, de Marie sur les Paupières,
article de G. sur La Bénédiction inattendue.