Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
29 novembre 2008 6 29 /11 /novembre /2008 21:49












Didier DAENINCKX
Cannibale

Editions Verdier, 1998,
rééd.Gallimard, Folio

















Biographie

Né en 1949 à Saint Denis, Didier Daeninckx est un écrivain français engagé, auteur de plus d’une quarantaine de romans et recueils de nouvelles.

On peut trouver une biographie et bibliographie plus complètes, sur le
site des Editions Verdier.

L’histoire

Gocéné, un habitant de la Nouvelle-Calédonie, tente de se rendre jusqu'à la tribu de Tendo pour rejoindre de la famille. C’est un ami à lui, Caroz, qui l’accompagne. C’est alors que les deux compagnons tombent sur un barrage tenu par des rebelles. Ces derniers leur interdisent de poursuivre leur chemin. Caroz abandonne Gocéné qui doit poursuivre seul. Intrigués de voir un « Kanak » en présence d’un Blanc, les deux jeunes gens demandent des explications à Gocéné, qui désire se reposer avant de reprendre la route. C’est alors que l’on apprend l’histoire qu’a vécue le vieil homme pendant l’exposition coloniale de 1931.

L’armée française est venue les trouver, lui et d’autres membres de différentes tribus, dans le but de représenter « la culture ancestrale de l’Océanie » lors de l’exposition coloniale de Paris, en 1931. Ils embarquent alors tous en direction de la France et le voyage se déroule dans des conditions épouvantables : il y a en effet trois morts.

Arrivés en France, les kanaks sont traités comme des animaux : ils sont « logés » dans le zoo de Vincennes, à côté des lions et du marigot des crocodiles. Pour attirer le public, ils sont obligés de pousser des hurlements, de faire semblant de se battre. Par ailleurs, ils sont presque nus, alors que dans leur vie quotidienne, ils sont habillés.

On apprend aussi que Gocéné est parti pour ce voyage avec sa fiancée, Minoé. Or, un jour comme un autre, une partie du cortège des « hommes anthropophages de Nouvelle-Calédonie »(c’est ce qui est écrit sur leur enclos) est obligé de quitter Paris, et Minoé fait parti de ce groupe. C’est alors que Gocéné part à sa recherche avec son ami Badimoin. Leur parcours sera bien entendu semé d’embûches et ils devront faire face aux mentalités de l’époque…



Les personnages

Gocéné : c’est le personnage principal de l’histoire. Il est promis à Minoé, de la tribu des Canala. Il ne fait pas partie du convoi qui doit quitter Paris. Avec son ami Badimoin, il part à la recherche de sa future femme. Il est courageux et fidèle en amitié. En effet, il n’hésite pas à affronter les dirigeants racistes de l’organisation de l’Exposition et les policiers qui partent à sa recherche. Par ailleurs, il n’abandonne jamais Badimoin, alors que celui-ci a peur de se réfugier dans le métro parisien. C’est un homme de parole, car il a promis au père de Minoé de prendre soin d’elle. S’il n’arrive pas à rester près d’elle, il fait tout son possible pour la retrouver et la ramener en Nouvelle-Calédonie.

Badimoin : meilleur ami de Gocéné, il part avec lui à la poursuite de Minoé, qui est sa cousine. C’est un appui sérieux pour Gocéné. Il le soutient dans toute l’aventure et le remotive quand il se décourage. Cependant, il va mourir à la fin de l’histoire en tentant de réchapper aux gardiens de l’exposition. Il meurt dans les bras de Gocéné.

Fofana : c’est un Africain qui a été engagé comme balayeur dans le métro. Il va sauver la vie aux deux kanaks en les cachant dans son réduit. Il est généreux car malgré le fait qu’il ait peu de victuailles, il les partage avec Badimoin et Gocéné. Par ailleurs, il leur indique la bonne voie à suivre pour rejoindre la gare et ainsi retrouver Minoé.

Caroz : il a pris la défense de Gocéné après la mort de Badimoin. On peut même considérer qu’il lui a sauvé la vie. En effet alors qu’un gardien de la paix allait lui tirer dessus, Caroz s’est interposé. Après cet épisode, Caroz a fait de la prison. Il a retrouvé Gocéné alors que celui-ci était retourné en Nouvelle-Calédonie. Depuis ce jour, ils sont devenus amis.


Un thème : le racisme

Cannibale dénonce le racisme colonialiste de l’époque tout au long du livre. Cela commence dès les premières pages, lorsque Caroz est interdit de passage. Le contexte est alors différent du reste du texte. En effet, à ce moment là, les kanaks revendiquent leur indépendance.

Ensuite, les situations sont nombreuses : les kanaks se retrouvent enfermés dans des enclos et doivent se comporter comme des animaux. Par ailleurs, ils font l’objet d’un échange. Car quelques jours avant l’inauguration de l’exposition, tous les crocodiles du marigot meurent d’un coup. Une solution est alors trouvée : le cirque allemand Höffner, qui souhaite renouveler l’intérêt du public allemand, veut bien prêter les siens, en échange d’autant de Kanaks.

Le pire dans ces situations, c’est que Gocéné et ses compères sont conscients de ce fait :
« Tu vois, on fait des progrès : pour lui nous ne sommes pas des cannibales mais seulement des chimpanzés, des mangeurs de cacahuètes. Je suis sûr que quand nous serons arrivés près des maisons, là-bas, nous serons devenus des hommes. » (p 47)


Avis personnel

J’ai bien aimé ce livre. En effet, il dénonce de façon brillante le racisme de l’époque coloniale. Cependant, j’aurais préféré une histoire plus longue, et moins axèe sur la poursuite de Badimoin et Gocéné. J’ai trouvé un peu lassant leur périple dans ce Paris des années trente.

Mis à part cela, les rapports entre le présent et la narration de l’histoire sont intéressants. Effectivement, deux histoires se déroulent en parallèle. Alors que Gocéné raconte son aventure aux deux rebelles, des personnes tentent d’approcher du barrage. Gocéné, qui a alors 70 ans, fait preuve de sagesse par rapport aux deux jeunes gens. Avec son histoire, il montre qu’il peut y avoir une harmonie et une paix entre les gens des différentes communautés qui existent dans le monde. Cela laisse un message d’espoir au lecteur.

Margaux Gréteau, 2ème année Ed.-Lib.

Partager cet article

Repost 0

commentaires

Mouna 19/12/2016 16:58

Je n'ai pas encore lu ce livre mais ce résumé m'a extrêmement plu

Leo 14/02/2016 12:21

Très bon livre qui m'a beaucoup plus

nabot 26/04/2015 20:13

?

nabot 26/04/2015 19:52

Comment les kanak sont-ils considérés? Donnez des exemples.

rémi 28/03/2011 22:09


j'ai beaucoup aimé ce livre mis a part le fait qu'il ne soit pas asse développé et que gocéné se sente aussi bien dans une grande ville comme paris un aborigène devrait plutôt découvrir le mode de
fonctionnement de toutes les installations superflu ou non des grandes ville! n'êtes vous pas d'accord?


julian 27/02/2016 11:11

c'est bien faux

pao 27/05/2010 20:12


Pour ma part j ai beaucoup aime ce livre il fut un apprentissage sur la culture aborigene et cela m a enlever quelques stereotypes que j vais sur les aborigenes .J'ai beaucoup aime egalement l
histoire . je conseille ce livre a tout le monde


Nicolas 11/04/2010 17:39


J'ai été très déçu par ce roman, tant par le style que les personnages peu attachants, et surtout sa superficialité: très peu de réfexion sur le sujet des "zoos humains". Une vraie déception.


Quetteville 20/10/2009 21:29


Didier Daeninckx et Emmanuel Reuzé dédicaceront la bande-dessinée Cannibale (éditions Emmanuel Proust), adaptée du roman éponyme, à la librairie du MK2 Quai de Loire (Paris 19e) le samedi 7
novembre à partir de 16h


Recherche

Archives