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30 novembre 2008 7 30 /11 /novembre /2008 19:51














Jean-Philippe TOUSSAINT
La Télévision,

Minuit,1997

coll. Double, 2002















Jean Philippe Toussaint est un écrivain, photographe, cinéaste, d'origine belge. Il est né à Bruxelles en 1957, ville où il réside encore aujourd'hui. Cet auteur contemporain a acquis avec La Salle de bain et Monsieur la réputation d'un écrivain post-moderne. Ainsi tous ses romans sont publiés chez Minuit, maison qui joua un rôle phare dans la modernité et la post-modernité littéraire.


 Philippe Toussaint conquit un public dès son premier roman, La Salle de bain en 1985 et obtint le prix Médicis en 2005 pour Fuir.

La Télévision, paru en 1997, est son cinquième roman.

Philippe Toussaint ici, nous livre un travail d'écriture traversé d'une vision sociologique de nos rapports à la télévision . nous avons affaire à une étude romancée, voire très romancée car il n'est question du petit écran que par touches dans le récit. La Télévision est finalement presque un prétexte à une réflexion plus poussée sur la vie, nos habitudes, nos galères, racontée avec une sensibilité certaine et un humour dominant.

Philippe Toussaint a porté à l'écran trois de ses romans (La Salle de bain, Monsieur et L'Appareil-photo) ; on ressent dans ses ouvrages, l'empreinte du scénariste qui anticipe les points de vue, les paysages en arrière-plan et les descriptions scéniques. Son roman se déroule presque comme un film de Sofia Coppola, où la beauté des images compte parfois plus que l'intrigue. Effectivement les descriptions et l'écriture poétique et minimaliste de Toussaint nous font voyager et nous enchantent.

La Télévision, c'est l'histoire d'un homme qui décide du jour au lendemain d'arrêter de regarder la télévision.

Seul à Berlin, loin de sa femme et de son fils, il prend une année sabbatique pour l'écriture d'un essai sur le peintre de la renaissance italienne, Le Titien.

L'étude pamphlétaire de l'impact qu'a la télévision dans nos vies donne vite lieu à un roman contemplatif où se mèlent autodérision et sarcasmes sur le quotidien.

Finalement on sautille de balades berlinoises, de longueurs dans la piscine, d'excursions pour arroser leurs plantes chez les voisins partis en vacances, de la bibliothèque au fameux salon où trône le téléviseur abandonné. Philippe Toussaint manie une littérature simple et dansante malgré ses notes de réflexion sur la vie et ses objets qui nous entourent.

On réfléchit, on se laisse porter, on rit, on sourit beaucoup : un vrai coup de coeur.

Stressés de l'intrigue, fiévreux d'aventures rocambolesques et admirateurs du suspens s'abstenir.

Ici il faut accepter de se laisser balloter pour apprécier. 

« La télévision est déraisonnablement formelle, voilà ce que je me disais à présent (...), qui semble couler en permanence au rythme même du temps, dont elle semble contrefaire le passage dans une grossière parodie de son cours, où aucun instant ne dure et où tout finit par disparaître à jamais dans la durée, au point que l'on peut parfois se demander où vont toutes ces images une fois qu'elles ont été émises et que personne ne les a regardées, ni retenues, ni arrêtées, à peine vues, survolées un instant du regard. Car au lieu que les livres, par exemple, offrent toujours mille fois plus que ce qu'ils sont, la télévision offre exactement ce qu'elle est, son immédiateté essentielle, sa superficialité en cours. » [La Télévision, collection « double », Editions de Minuit, page 132.]

Ce qui me fait conclure : « lisons tous la télévision plutôt que de la regarder ! »



Louise Lefaux,  2ème année édition librairie


Voir aussi l'article d'Amandine sur Fuir

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commentaires

Baptiste 11/04/2009 21:11

Je trouve, Louise, le résumé que vous venez de nous faire... bancal, trop bateau. On y retrouve les mêmes syntaxes que dans tous les résumés de alors que bien souvent ceux qui nous font les résumés n'ont jamais lu le livire en question.
Vous parlez des films de Sofia Coppola.. En avez vous vu plus de quatre au moins? Le Titien,
connaissez vous son histoire, sa biographie, pourquoi était-il le peintre de la renaissance italienne? Vous pourrez rétorquer qu'il n'est pas nécessaire de savoir tout cela pour faire ce résumé et vous aurez rison.
Ce que je cherche à vous faire entendre,
trés chère Louise, c'est qu'il est riidicule que de penser qu'on a une belle écriture si elle n'est que la pâle copie d'une autre écriture elle même copie. Autrefois tous les résumés référencaient de grands peintres comme Van Gogh ou de grands cinéastes comme Ed Wood. Aujourd'hui le temps passé les rends moins connus des nouveaux. Car il est connu que les nouveaux riches ne lisent que les "romans" qu'ont reçu un prix et si possible une bonne critique de Télérama. Entre un cigare et un bon cru c'est toujours un plaisir que de lire un Houellebecq sur une plage au ciel d'azur!

Ily'a certes les règles qu'imposent l'éducation, mais les une fois dans la vraie vie ce que l'in recherche c'est d'abord la créativité, la spontanéité et la polvalence. A cela reconnait-on un bon critique.
Ma foi vous avez un bon talent de démagoge. J'oerai penser que vous êtes une amie intime du Mnsieur dont la chemise a Bruni mais je me tairais. Oui, vous n'avez pas l'air si maladroite. ;)

Le Journal "La critique masquée", Baptiste de Valaincourt, 23 ans, critique/pigiste

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