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14 décembre 2008 7 14 /12 /décembre /2008 21:59









Tim BURTON
La Triste Histoire du Petit Enfant Huître et autres histoires.

Traduit de l'américain par René Belletto
Titre original :
The Melancholy Death of Oyster Boy and Other Stories

Paris,

Édition 10/18 bilingue
Collection domaine étranger,1998

illustrée par Tim Burton



















Deux lectures du Petit enfant huître par Alice et Mélanie.


Article d'Alice

Tim Burton est né en 1958 à Burbank, en Californie aux États-Unis. Il est principalement connu comme réalisateur, avec ses films L'étrange noël de Monsieur Jack, Edward aux mains d'argent, et plus récemment, Sweeney Todd.
   

Cet ouvrage est un recueil d'histoires très courtes écrites en prose et illustrées avec génie par l'auteur lui-même. Avec ce recueil, Tim Burton nous fait plus encore entrer dans son univers horrifique et déjanté.

Les dessins à eux seuls sont de vrai chefs-d'œuvres pouvant rappeler certains personnages de ses films, comme Jack Skellington ou Vincent, héros de son premier court métrage.


Les contes sont écrits comme des contes pour enfants, mais à destination des adultes. Empreintes de poésie, souvent macabres, drôles, et parfois cyniques, ces histoires courtes nous emmènent loin dans l'imaginaire. Certains textes épinglent avec un humour cinglant et réaliste, les travers de l'être humain : intolérance, xénophobie, difficultés d'adaptation dans la société, non respect de notre planète Terre, ainsi que le problème des drogues.

Ils ont tous pour héros un enfant ou un adolescent différent : Enfant Tache, le petit enfant huître, Ludovic l'enfant toxique...

En outre, l'édition bilingue est une excellente idée, permettant de compléter la traduction française des textes, parfois bancale, avec la version originale. Tim Burton joue avec les mots, s'amuse, et emmène le lecteur loin, très loin dans son univers, avec seulement quelques vers.

Au final, c'est un livre à destination des adultes qui on conservé leur âmes d'enfant. Un ouvrage réaliste, humoristique, avec une pointe de macabre... Avis aux amateurs d'humour noir, ou tout simplement à tous ceux qui souhaitent partir loin, juste en ouvrant ce livre. Un ouvrage qui ne ressemble à aucun autres totalement timburtonesque.


Alice Moreau, 1ère année Ed.-Lib.






Article de Mélanie

 

On connaissait Tim Burton en tant que réalisateur, scénariste, producteur et pour les plus grands admirateurs, dessinateur. Ce qu’on savait moins c’est qu’il est aussi doué pour l’écriture.


La triste fin du petit Enfant Huître et autres histoires, est son premier livre, il contient 23 poèmes et 80 illustrations de l'auteur. Le livre est, publié aux Etats-Unis en 1997 et en 1998 en France chez 10/18.

 








Comme toujours chez Tim Burton, on assiste aux (més)aventures de héros peu communs à la destinée tragique. L’univers burtonnien, noir et grinçant à souhait, nous dévoile un portrait de famille inhabituel composé de la Reine pelote-à-épingles, d’un enfant Brie ou encore d’un enfant Tâche. Il fait sortir les monstres du placard pour notre grand plaisir et on ne s’attriste pas du fait que Brindille finisse carbonisé après son aventure avec Allumette (« Brindille et Allumette amoureux »).














Tim Burton permet une approche plus simple de la poésie, car en général, ses poèmes sont assez courts et dépassent rarement une page (« L’enfant avec des clous dans les yeux », par exemple n’est composé que de quatre vers.). L’auteur utilise des mots simples mais subtils et toujours justes afin d’atteindre le but recherché, qui est en général le rire du lecteur.




Par ailleurs, les illustrations permettent de visualiser les personnages inventés par Tim Burton (en effet, il est difficile de savoir à quoi ressemble Ludovic, « enfant toxique »…) et amplifient le côté cruel des poèmes en détaillant l’état premier des héros et leur fin sordide.

 


Cependant, la traduction est à déplorer. En effet, le style de l’auteur n’est pas vraiment respecté et on trouve les poèmes fades et beaucoup plus simplets… Elle est souvent maladroite et réductrice. Par exemple, Jimmy, qualifié de « hideux » dans « Jimmy, the Hideous Penguin Boy », devient « Benjamin, le vilain gamin pingouin ». On peut dire que le recueil, est plus destiné à ceux qui apprécient la lecture en version originale (mais rien n’empêche de lire avec un dictionnaire à portée de main, bien sûr…). Les fans du réalisateur retrouveront avec plaisir l’univers créé par Tim Burton et les novices pourront se familiariser avec celui-ci.


Il est presque dommage que le livre soit si court (personnellement, je l’ai lu en moins de trois quarts d’heure…).

 

Quelques extraits


« Stick Boy and Match Girl in love »

“Brindille et Allumette amoureux”

 

Stick Boy liked Match Girl,

Brindille aimait bien Allumette,

He liked her a lot.

Il l’aimait vraiment beaucoup.

He liked her cute figure,

Il adorait sa jolie silhouette,

He thought she was hot.

Et il la sentait chaude comme tout.

But could a flame ever burn

Mais le feu de la passion peut-il être,

For a match and a stick?

Entre une brindille et une allumette ? Eh bien

It did quite literally;

Oui, à la lettre:

He burned up pretty quick.

Il flamba comme rien.

 

 

“James

Unwisely, Santa offered a teddy bear to James, unaware that

He had been mauled by a grizzly earlier that year.  

 

 

“James”

Inopportunément, le Père Noël offrit à James un nounours, ignorant

Qu’il avait été lacéré par un grizzli un peu plus tôt dans l’an.

 

 

 

Un petit bonheur donc, à mettre entre toutes les mains…

 

Mélanie D. 1A bib-med



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Published by Alice et Mélanie - dans fiches de lecture 1A
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