Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
30 décembre 2008 2 30 /12 /décembre /2008 19:00







Luis SEPÚLVEDA,
Journal d’un tueur sentimental et autres histoires
.
Titre original : Diario de un killer sentimental
Traduit de l’espagnol (Chili) par Jeanne Peyras
Editions du Seuil, collection Points, 2008 pour la présente édition.


 


















Parlons tout d’abord de l’auteur : Luis Sepúlveda, Chilien, né en 1949 et militant toute sa vie durant contre toute forme racisme, de xénophobie et de dictature a été lui-même emprisonné et exilé par la dictature  de son pays (sous le régime de Pinochet). Il décide de sillonner clandestinement le continent américain où beaucoup de dictatures fleurissent et passe un an chez les indiens Shars dans le cadre de l’UNESCO. Il s’installe ensuite à Hambourg, puis retourne en Amérique du Sud pour enfin habiter en Espagne. 

  Ce recueil est composé de trois nouvelles : Journal d’un tueur sentimental, Hot line et Yacaré. Ces trois nouvelles n’étaient pas au départ destinées à être publiées dans un même recueil, Journal d’un tueur sentimental a été tout d’abord publié en 1997, puis sont venus Hot Line et Yacaré en 1998, année de l’arrestation de Pinochet à Londres pour violation des droits de l’homme.

 Dans chacune de ces nouvelles, le personnage principal est un homme, un vrai : un homme `nature’. Sepúlveda y décrit un Chili sans fioritures, avec ses bas fonds et ses discriminations. Il raconte ses histoires avec une écriture ferme, sans détours, que l’on pourrait qualifier de très masculine.

 Du tueur à gages qui se « soulage avec une pute » au flic mapuche qui « renifle les bouses d’une vache » et sait « comment s’appelait la grand-mère de l’éleveur », l’on découvre des hommes qui vont au bout de leurs idées, se rebellant contre leurs supérieurs hiérarchiques ou même la société qui les entoure.

 Ces trois nouvelles nous plongent dans un monde brut, où l’optimisme n’a plus sa place et où l’on prend la réalité de ca monde en pleine figure. Mais l’on s’attache tout de même à ces hommes qui sont durs et renfermés, mais qui se mettent à aimer une femme avec passion et tendresse. L’on pourrait les qualifier de `durs au cœur tendre’. Ils peuvent nous paraîtres brutes au début, mais en avançant dans la nouvelle  ils nous paraissent alors plus humains, avec leurs idéaux, et défendant des valeurs que l’on connaît tous mais que bon nombre d’entre nous oublient (l’égalité des hommes, le respect de la nature, des peuples).


Julie Couffignal, 1ère année Éd.-Lib.

Partager cet article

Repost 0
Published by Julie - dans Nouvelle
commenter cet article

commentaires

Recherche

Archives