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14 février 2009 6 14 /02 /février /2009 22:43

Biographie


Pierre Bottero est né le 13 février dans les Alpes. Il a débuté sa carrière comme instituteur puis s’est lancé dans l’écriture. Ses premiers romans sont parus chez Flammarion. Aujourd’hui, il publie la majorité de ses textes chez Rageot, dont ses célèbres trilogies d’heroic fantasy : La Quête d’Ewilan, Les Mondes d’Ewilan et Le Pacte des marchombres. Grand amateur de littérature fantastique, il s’inspire de J. R. Tolkien, Farmer, Zélazny, ou encore Bradley.

Désormais sacré auteur incontournable en littérature de jeunesse par son public, il parcourt la France entière pour le rencontrer.


Bibliographie

Le Pacte des marchombres, la prophétie, Rageot, Paris 2008.
Le Pacte des marchombres, l’envol, Rageot, Paris 2008.
Le Pacte des marchombres, Ellana, Rageot, Paris 2006.
L’Autre, La huitième porte, Rageot, Paris,2007.
L’Autre, Le Maîtres des tempêtes, Rageot, Paris, 2007.
L’Autre, Le souffle de la hyène, Rageot, Paris, 2006.
Les Mondes d’Ewilan, Les Tentacules du mal, Rageot, Paris, 2005.
Les Mondes d’Ewilan, L’œil d’Otolep, Rageot, Paris, 2005.
Les Mondes d’Ewilan, La Forêt des captifs, Rageot, Paris, 2004.
Tour B2 mon amour, Flammarion, Paris, 2004.
Zouk, Flammarion, Paris, 2004.
La Quête d’Ewilan, L’île du Destin, Rageot, Paris, 2003.

La Quête d’Ewilan, Les Frontières de glace, Rageot, Paris, 2003.
La Quête d’Ewilan, D’un Monde à l’autre, Rageot, Paris, 2003.
Le garçon qui voulait courir vite, Flammarion, Paris, 2002.
Mon cheval, mon destin, Flammarion, Paris, 2002.
Amies à vie, Flammarion, Paris, 2001.




Lors d’une de vos précédentes interviews vous avouez être tombé dans l’écriture « par hasard »  en voulant aider l’une de vos filles à faire une rédaction. Aujourd’hui la situation s’est inversée : ce n’est plus vous qui lisez et corrigez le travail de vos élèves mais votre éditeur et vos lecteurs qui vous lisent. Comment vivez-vous ce retournement de situation ?


Il ne s’agit pas, à mon avis, d’un véritable retournement de situation. Écrire n’a pas grand-chose à voir avec enseigner l’écriture (pour autant qu’enseigner l’écriture soit possible, ce dont je doute) et l’état d’esprit d’un lecteur lorsqu’il ouvre un roman n’a heureusement rien à voir avec celui d’un enseignant qui corrige une série de copies. Je n’ai donc pas le sentiment d’avoir vécu un retournement de situation mais plutôt celui d’avoir pris un virage.


Lors d’une rencontre-dédicace à la librairie Mollat à l’occasion de la sortie du second tome de la trilogie Ellana, L’Envol, vous m’avez confié que votre fille avait effectué ou effectuait actuellement une formation Métier du livres à Paris et ce plus précisément dans le secteur éditorial. Est-ce vous qui lui avez inspiré cet amour pour les livres ?

L’amour des livres est souvent une donnée « héréditaire ». Si j’ai certainement une responsabilité dans le plaisir que ma fille, depuis toute petite, éprouve à côtoyer les livres, elle a toutefois décidé de son avenir « professionnel » avant que le mien ne prenne les couleurs de l’écriture.


Par ailleurs, craignez-vous le regard professionnel qu’elle peut porter sur votre travail, qu’elle vous juge ou vous critique que ce soit de manière positive ou négative comme votre éditeur le fait ?

Je doute qu’il soit possible de porter un regard strictement professionnel sur le travail de quelqu’un qu’on aime et je sais être un père aux yeux de ma fille, bien plus qu’un auteur. Et si elle s’avérait trop critique envers mes romans, je saurais lui rappeler que c’est quand même moi qui lui ai appris à marcher ;-)


Vos proches sont-ils vos premiers lecteurs ? Apprécient-ils vos livres ?


Femme et filles lisent ce que j’écris avant publication. Il s’agit toutefois d’un simple partage et non d’un quelconque travail pré-éditorial. Elles apprécient le plus souvent ce que j’écris ce qui, pour moi, est très rassurant.

 
À quel rythme travaillez-vous ? Tôt le matin, tard le soir, en pleine journée, de façon régulière ou au contraire aléatoirement selon votre inspiration ?


 Au cœur de l’écriture d’un roman, je travaille sans arrêt, du matin au soir et, parfois, un morceau de nuit. Je peux, à côté de cela, ne pas écrire pendant des semaines ou, du moins, me contenter d’écrire dans ma tête.


Lorsque vous écrivez, savez-vous exactement où l’histoire aboutira ou au contraire laissez-vous l’histoire évoluer au fur et à mesure ?

J’accorde beaucoup d’importance au travail de réflexion qui précède l’écriture et, lorsque j’attaque le premier chapitre d’un roman, la trame générale est parfaitement claire dans mon esprit. Il est néanmoins vrai qu’une histoire ne se fige que lorsqu’elle est publiée. Avant, tout demeure possible.


Par ailleurs, le travail d’écriture sur la trilogie Ellana a dû vous demander beaucoup d’attention et ce notamment pour la période qui se situe avant la rencontre avec Ewilan et Salim dans la trilogie La Quête d’Ewilan. Avez-vous éprouvé des difficultés pour que ces deux trilogies se rejoignent sans incohérences ?

Non, pas de difficultés, je connais trop bien mes personnages pour ça, mais un joli défi technique que je me suis plu à relever. L'impression d’être un ébéniste avec, en achevant d’écrire, le même sentiment de bonheur et de fierté que lui lorsqu’il finit un montage complexe.


Disposez-vous d’un droit de regard sur l’illustrateur qui fait les illustrations de couvertures de vos livres ? Êtes-vous satisfait de son travail ?

Je travaille en parfaite concertation avec mon éditrice et avec Jean-Louis Thouard. Droit de regard est donc un mot inapproprié pour ce qui est avant tout un joli projet collectif.


Vos lecteurs ont eu le bonheur et malheur à la fois de pouvoir découvrir le troisième tome de la série sur Ellana en cette fin d’Octobre. Un bonheur puisque l’on ne se lasse pas de lire ses aventures mais aussi un malheur de se dire que la fin est déjà là. Dans quel état vous trouvez vous à chaque fin de série (fatigue, exaltation, etc.)
?

Il fut un temps où, lorsque j’achevais un roman, j’étais déchiré entre joie d’un côté et tristesse de l’autre. Joie d’avoir terminé et d’être satisfait du résultat, tristesse de devoir quitter monde et personnages. Cette tristesse a désormais disparu tant je sais que je peux retourner « là-bas » quand je veux. Écrire encore. Si tel est mon désir.


Le métier d’instituteur devait certes vous procurer assez de travail à ramener chez vous mais il ne vous obligeait pas à sillonner la France entière pour rencontrer vos lecteurs. Regrettez-vous parfois le rythme que vous impose le métier d’écrivain ?

 Aucun regret. Le rythme qui est désormais le mien dépend de moi et de moi seul. Il peut, à ma guise, accélérer ou ralentir, guidé par le seul plaisir que j’éprouve à rencontrer mes lecteurs.


En tant qu’étudiantes en métiers du livre, nous effectuons de nombreux stage en librairie. Or, il nous arrive fréquemment de recommander vos livres pour les avoir aimés. Que pensez-vous du travail des libraires qui conseillent vos livres ?

Reconnaissance. Pas de gros moyens marketing chez Rageot et la sortie de ma première trilogie n’a pas été soutenue par « la grosse artillerie ». Si elle a « marché », si elle a trouvé ses lecteurs, c’est uniquement grâce au bouche à bouche et au superbe travail des libraires qui l’ont aimée et conseillée. Reconnaissance et conscience de n’être qu’un maillon d’une chaîne.


Avez-vous d’autres projets en cours pour combler vos fans ?


Bien sûr mais il n’est pas encore l’heure d’en parler…


Vous documentez-vous avant d'écrire, pour vous inspirer de romans fictifs ou même de faits réels (qui peuvent être historiques) ?

Uniquement lorsque j’écris des romans réalistes. Cette documentation est toutefois marginale dans mes écrits.


Avant d'être publié, comment s'est passée la démarche de recherche d'un éditeur ? A -t-elle été fastidieuse ? Quelle relation entretenez vous maintenant avec votre éditeur ?

Coup de chance, j’ai envoyé un texte que je venais d’écrire, sans ambition particulière d’être publié, à dix éditeurs. Pour voir. Juste pour voir. J’ai reçu un coup de fil quinze jours plus tard alors que je ne me souvenais plus d’avoir envoyé le texte en question. Un éditeur prenait ! Aujourd’hui, je publie exclusivement chez Rageot. J’ai la chance d’entretenir une relation exceptionnelle avec mon éditrice, faite de respect, connivence et d’une même vision de la littérature. Je lui dois beaucoup, y compris sur le plan de l’écriture.


 Avez-vous des liens ou « engagements » avec une ou plusieurs librairies en particulier ?

 
Au fil de mes « voyages », j’ai découvert de nombreuses et magnifiques librairies, animées par des libraires passionné(e)s et passionnant(e)s. Chacune de ces librairies est unique et, dans chacune, j’ai senti l’âme de ceux qui y travaillaient. Impossible de les citer, j’aurais trop peur d’en oublier.


L’écriture vous est venue comme une évidence. Au départ, vous adressiez-vous particulièrement à la jeunesse ?

J’ai écrit mon premier texte pour ma fille. Ce fut sans doute l’impulsion qui m’a conduit à écrire pour la jeunesse. Presque un hasard. Aujourd’hui, je le revendique. Lecteurs à part entière, porteurs d’exigences et capables de coups de cœur étonnants, les jeunes méritent le meilleur de ce qu’on peut leur offrir.

Sibylle Marie-Murgue et Chloé  Palud, Licence Pro

Site Rageot : http://www.lesmondesimaginairesderageot.com/

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Published by sibylle et Chloé - dans Entretiens
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