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27 mars 2009 5 27 /03 /mars /2009 22:39





Paul AUSTER

La nuit de l'oracle, 2003
Traduit de l'américain par Christine Le Bœuf
Actes Sud, Babel, 2004


 
















Résumé de l'œuvre


 

C'est l'histoire de Sidney Orr, écrivain new-yorkais de 34 ans. Il sort tout juste d'un long séjour à l'hôpital.

Le récit commence donc trois mois après sa sortie, le 18 septembre 1982. Il est marié et vit avec sa femme Grace à Brooklyn, précisément. Il décide de se remettre à écrire afin de pouvoir éponger leurs dettes. Il se rend donc à la papeterie Paper Palace, tenue par un Chinois nommé Chang. Il y achète un carnet bleu « portugais ».

Suite à une conversation avec John Trause, ami d’enfance de Grace et aujourd’hui ami du couple, Sidney s'inspire de l’histoire de Flitcraft. Ce personnage, tiré du roman Le Faucon Maltais de Dashiell Hammett, alors qu’il échappe de peu à une mort certaine, décide de tout quitter et de tout recommencer dans une autre ville sans avertir personne.

Sidney prend donc pour personnage principal Nick Bowen, éditeur qui vit et travaille à New-York, tout comme Sidney. Il reçoit un manuscrit de Sylvia Maxwell, des mains de Rosa Leightman, sa petite-fille. Le titre du manuscrit de l’auteur reconnue et décédée n’est autre que « La nuit de l’oracle ». Le jeune homme se retrouve très vite attiré par la jeune femme malgré le fait qu'il soit marié.

Un jour, alors qu’il se promène dans la rue, une gargouille manque de peu l’écraser. Il échappe alors à la mort et décide, sur un coup de tête, de quitter New-York et de partir pour Kansas City sans rien dire à personne.

Là-bas, il fait la connaissance d’Ed Victory, chauffeur de taxi, qui l’embauche comme gérant de collection d’annuaires téléphoniques dans un abri anti-atomique. Cependant, le jour où il transporte Ed à l’hôpital et où ce dernier meurt, Nick se retrouve accidentellement enfermé dans le bunker et ainsi pris au piège du carnet bleu.

A partir de ce moment, Sidney ne trouve plus d’inspiration. Grace, sa femme, lui apprend qu’elle est enceinte mais n’envisage pas de garder l’enfant. C’est une décision que Sidney ne comprend pas. Lorsqu’il apprend la nouvelle à John, celui-ci semble vouloir qu’elle avorte. Il lui demande alors de rendre visite à son fils Jacob, violent et drogué, et qui, quand il était plus jeune, détestait Grace. Suite à cette rencontre, il décide d’écrire la « supposée » relation qu’auraient pu entretenir Grace et John avant qu’il ne les rencontre mais aussi pendant qu’il était malade. Mais cette relation n’est peut-être pas si imaginaire que cela …

Il jette alors le carnet pensant avoir écrit des horreurs. Cependant, en effectuant ce geste, il décide d’affronter la réalité de l’avenir. La fin du roman permet de garder espoir mais elle est aussi tragique.

Thématiques de l’œuvre

Il s’agit d’un texte écrit à la première personne du singulier : Je, c’est donc Sidney Orr, personnage principal de l’œuvre d’Auster, qui écrit cette histoire.

Paul Auster, comme dans tous ses livres, joue avec lun certain nombre de thèmes récurrents : notamment le hasard et la coïncidence avec le personnage de Flitcraft.

Dans ce livre, il nous mène vers la réflexion sur les mots et se demande si ce qu’il écrit ne va pas influencer le futur. Il aborde aussi les thèmes de l’écriture et de l’inspiration notamment avec le carnet bleu «  portugais » qui l’absorbe totalement. C’est à croire qu’il serait « magique ».

Il joue aussi avec la frontière réalité-imaginaire. En effet, il ajoute à son récit fictif, des éléments plutôt réels. Par exemple, Sidney Orr donne à son personnage de Rosa Leightman les mêmes traits physiques que sa femme Grace, la maison de Nick Bowen est la copie conforme de l’appartement de son ami John, Trause est l’anagramme d’Auster et le manuscrit s’appelle lui aussi « La nuit de l’oracle ».


Mon avis

Il s’agit d’une œuvre complexe. En effet, beaucoup d’histoires s’entremêlent (récit dans le récit) mais l’histoire est toujours accessible car Paul Auster utilise un vocabulaire plutôt simple et il essaie de ne pas tout mélanger en même temps.

Ce livre est très touchant, et je vous conseille de le lire.

 
Audrey M., 1ère année Ed.-Lib.

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