Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
16 avril 2009 4 16 /04 /avril /2009 21:12











Richard BRAUTIGAN,
Un privé à Babylone (1977)
Traduit de l’Américain par Marc Chénetier
10/18 domaine étranger

















Richard Brautigan a souvent été considéré comme un auteur mineur, un simple hippie qui a eu un succès inexplicable.

Il nait le 30 janvier 1935 à Tacoma et vit une enfance malheureuse. Sa fierté est une imagination débordante et précoce, et il rêve de devenir écrivain.

Dans les années 60, il fait partie du mouvement Beat à San Francisco, puis fréquente les Diggers (groupe d’inspiration libertaire) et distribue ses poèmes dans la rue.

Son premier roman publié est Un Général Sudiste à Big Sur en 1964 mais il se vend assez mal.

Malgré les échecs, Richard Brautigan garde confiance en son talent et en 1967 La pêche à la truite en Amérique est un succès immédiat. Il écrit par la suite plusieurs autres romans.

Il se retire dans le Montana où il plonge dans la solitude, la paranoïa et l’alcool et il se suicide le 26 octobre 1984.

Un privé à Babylone est l’histoire du détective privé C.Card, qui est complètement fauché et n’a même pas de balle pour son pistolet lorsqu’un mystérieux client fait appel à lui.

C’est un narrateur rêveur qui s’échappe constamment de la réalité pour vagabonder dans son monde imaginaire : Babylone. Là bas, accompagné de sa secrétaire la somptueuse Nana-Dirat, il résout des affaires avec succès et est le privé le plus célèbre de la ville … Le récit est entrecoupé de ses fantasmes et rêves de gloire dans cet univers onirique. Mais ces escapades imaginaires attirent toujours des ennuis au privé, qui tente de résister à la tentation de « penser à Babylone ». Il avoue lui-même que c’est la cause principale des échecs de sa vie !

Quand le premier client depuis des mois le contacte pour une affaire, C.Card se met à la recherche de balles pour son pistolet, puis rencontre enfin son employeur, une femme blonde, riche et belle qui boit de la bière et est accompagnée d’un chauffeur avec un cou « gros comme un troupeau de buffles ». Il découvre alors le but de sa mission : voler un cadavre.

Commence alors une aventure cocasse où il se retrouve bringuebalé et ne comprend pas vraiment ce qui se passe. Se succèdent des dialogues décalés, des rencontres loufoques, et l’on se demande souvent comme tout cela va finir, s’il va parvenir à se sortir des mauvaises situations dans lesquelles il se met inévitablement.

Il faut accepter d’entrer dans le jeu de l’auteur, ne pas s’attendre à un roman noir comme les grands du genre, mais le personnage est peut être plus humain et attachant, et le détournement du polar est souvent drôle.

Les connaisseurs trouveront dans ce livre de nombreux clins d’œil aux romans noirs, mais ce polar est aussi à conseiller aux amateurs d’histoires inhabituelles, loufoques et déroutantes.


Léa, Ed 1A





Voir les articles d'Adèle et de Marianne sur La Pêche à la truite en Amérique.

Partager cet article

Repost 0

commentaires

Recherche

Archives