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24 avril 2009 5 24 /04 /avril /2009 07:37











MURAKAMI Haruki
Le Passage de la nuit
Traduit du japonais
par Hélène Morita et Théodore Morita
Belfond, 2008















« Le Passage de la nuit est un beau roman sur le regard en biais, sur le coup d'oeil, sur les yeux qui s'attardent. [...] Et Murakami sait comment rendre la nuit : avec la justesse des profondeurs égarées à la surface des choses. »  Nils C. Ahl - Le Monde


BIOGRAPHIE

Né à Kobe en 1949, Haruki Murakami a étudié la tragédie grecque et dirigé un bar de jazz à Tokyo avant de se consacrer totalement à l'écriture. Auparavant traducteur de Fitzgerald, Irving et Chandler, il rencontre le succès dès son premier roman paru au Japon en 1979, Hear the Wing, Sing, pour lequel il reçoit le prix Gunzo.

Traduit dans de nombreux pays, Haruki Murakami est aujourd'hui considéré comme un des plus grands écrivains japonais contemporains. Expatrié en Grèce, en Italie puis aux Etats-Unis, il rédige Chroniques de l'oiseau à ressort  (publié en 2001 en France) et Au sud de la frontière, à l'ouest du soleil (2002). Suite au séisme de Kobe et à l'attentat de Tokyo en 1995, il décide de revenir s'installer au Japon. Il y écrit un recueil de nouvelles Après le tremblement de terre, puis Les Amants du Spoutnik (2003). Son roman initiatique Kafka sur le rivage, sorti en 2006 en France, l'inscrit définitivement parmi les grands de la littérature internationale. L’écriture de Haruki Murakami oscille entre la pensée bouddhiste qui voit des répercussions à nos actions et la chronique sociale dans un cadre fantastique, onirique.

BIBLIOGRAPHIE

Romans

(année de publication japonaise, titre français, premier éditeur francophone, date)
1979, Écoute la voix du vent, inédit en français.
1980, Le flipper de 1973 (1973), inédit en français.
1982, La course au mouton sauvage, Seuil, 1990, rééd. 2009.
1985, La Fin des temps, Seuil, 1992.
1987, La Ballade de l'impossible, Seuil, 1994.
1988, Danse, danse, danse, Seuil, 1995. 
1992, Au sud de la frontière, à l'ouest du soleil, Belfond, 2002.
1992-1995, Chroniques de l'oiseau à ressort, Seuil, 2001.
1999, Les Amants du Spoutnik, Belfond, 2003.
2002, Kafka sur le rivage, Belfond, 2006. 
2004, Le passage de la nuit, Belfond, 2007.

Recueils de nouvelles (traduits en français)

1980-1989, L'éléphant s'évapore, Seuil, 1998.
1980-1996, Saules aveugles, femmes endormies, Belfond, 2008.
1999-2000, Après le tremblement de terre, éd. 10/18, 2002.


UNE HISTOIRE SOMBRE ET ONIRIQUE

Nous sommes à Tokyo lorsque sonne le premier coup de minuit. Seule à la table d’un fast-food, Mari, une adolescente mal dans sa peau est plongée dans un livre, fumant une cigarette. Elle est un peu perdue, déboussolée et ne veut pas rentrer chez elle. Le lecteur va la suivre toute la nuit, au fil d'un récit de plus en plus onirique, de plus en plus hypnotique. Sa sœur Eri, un jeune mannequin avec qui elle a rompu les liens filiaux,  est, elle, clouée sur son lit, comme otage de ses propres rêves. C’est grâce à la rencontre de divers personnages comme la gérante de l’hôtel « Alphaville » (référence au titre d’un film de Jean-Luc Godard. Alphaville est une ville imaginaire où les gens qui pleurent sont arrêtés et mis à mort parce qu’il n’est pas permis d’exprimer des sentiments profonds), une jeune prostituée maltraitée par un client ou encore un musicien, Takahashi qui aidera la vagabonde noctambule, complexée par son physique, à se découvrir et à s’apprécier telle qu’elle est. Ce dernier va également contribuer au rapprochement des deux sœurs en aidant Mari à mieux comprendre Eri.

Le narrateur est un observateur qui décrit ce qu’il voit de façon sobre comme s’il faisait des indications scéniques pour une mise en scène. Ce vertigineux récit est à la fois une quête d’identité, un tableau du Tokyo nocturne, et une exploration du pays des songes. On s'y égare parfois, mais le narrateur semble veiller sur ce petit monde onirique.


MES IMPRESSIONS SUR CE ROMAN


Entre fiction et réalité, Haruki Murakami nous plonge dans les mystères de la nuit. Le lecteur devient voyeur, il est le témoin de scènes, de dialogues, suspendus entre minuit et le lever du jour. Le texte envahit le lecteur d’un sentiment d’étrangeté. J’ai trouvé que les dialogues étaient souvent longs et qu’ils n’avaient pas toujours grand intérêt. Il ne se passe pas grand-chose dans ce roman. Plus qu’une histoire, Le passage de la nuit est avant tout une atmosphère, un univers onirique et envoutant. Au début, j’ai eu des difficultés à « entrer » dans ce récit trop déroutant au premier abord. Puis petit à petit on est comme absorbé par le réalisme magique de Murakami.


Anne-Sophie Tessier, 1ère année Bib-Med
 
Autres articles sur Haruki Murakami





Les amants du spoutnik
, article de Julie






L'éléphant s'évapore
: articles de Noémie et de Samantha







Le Passage de la nuit
:
articles de Marlène, Chloé, E. M., Virginie.








Kafka sur le rivage
:
articles de Marion, Anthony, P.







La Course au mouton sauvage
: articles de Laura, J., et B.





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