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1 mai 2009 5 01 /05 /mai /2009 21:05






Paul AUSTER,
Brooklyn Follies
,
traduit de l’américain
par Christine LE BŒUF
Actes Sud, 2005
Babel, 2007
Livre de poche, 2008
























« Je cherchais un endroit où mourir ».

Ainsi commence le roman Brooklyn Follies de Paul Auster. Nathan Glass, le narrateur, soixante ans, retourne vivre à Brooklyn, le quartier de son enfance. Ex-courtier en assurance vie à présent retraité, Nathan se remet d’un cancer et pense finir ses jours tranquillement à Brooklyn.

Il décide de se mettre à écrire une sorte de recueil qu’il intitule Le livre de la folie humaine où il note tous les lapsus, les quiproquos et erreurs involontaires qu’il a pu entendre au cours de sa vie. Ce qu’il ignore encore, c’est que l’avenir lui réserve bien des surprises et de nombreuses rencontres qui changeront le cours des choses. Tout débute lorsque, se promenant heureux et sans but dans Brooklyn, il entre dans une librairie et reconnaît son neveu, Tom Wood, derrière la caisse de l’établissement... Très vite, les deux hommes prennent l’habitude de se retrouver autour d’une table au Cosmic Diner pour discuter de littérature, de leurs vies, de leurs familles et de leurs amis, de la société et de la politique. Tom, ancien brillant universitaire destiné à un bel avenir, a une vision pessimiste et négative du monde qui l’entoure et notamment de la politique menée aux Etats-Unis d’Amérique. Nathan cherche ce qui pourrait rendre son neveu heureux : Quitter Brooklyn ? Vivre à la campagne ? Tomber amoureux ? Oser parler à celle qu’il appelle la « JMS », la Jeune Mère Sublime ?

Dès le début du roman, le lecteur est baladé entre l’histoire de la vie tranquille de Nathan et les portraits d’une multitude de personnages qui forment des parenthèses au sein de l’intrigue. Toutes les descriptions de ces êtres humains sont le point fort de l’histoire. Les destins se croisent et influent les uns sur les autres, au hasard.

Paul Auster offre un cocktail de personnages : Nathan Glass. Tom Wood. Mais aussi Harry Brightman, libraire excentrique au passé obscur et aux combines douteuses autour d’un (faux) manuscrit de La Lettre écarlate de Hawthorne. Rufus, Jamaïcain éperdument amoureux de Harry le jour et « incarnation de la féminité absolue » la nuit. Aurora, sœur de Tom ex-droguée et ex-actrice pornographique à présent mariée à David, fanatique manipulé par le révérend Bob. Lucy, neuf ans, fille d’Aurora débarquant un matin sans prévenir chez son oncle Tom, ne prononçant aucun mot durant plusieurs jours. Et tant d’autres encore...

Brooklyn Follies ou comment arrêter de chercher le bonheur sur une route en direction du Vermont. Le bonheur se trouve à Brooklyn. Paul Auster nous fait l’apologie d’un quartier où il fait bon vivre. Ses personnages sont heureux à Brooklyn. Un endroit où l’on apprécie  de se promener,  de profiter du temps qui passe, discuter avec les voisins, s’aimer et être en paix : l’utopie d’un monde merveilleux et si fragile. Au matin du 11 septembre 2001, deux avions s’écraseront sur les tours du World Trend Center.

Brooklyn Follies ou comment un New-Yorkais offre une vision merveilleuse d’un quartier parfait avant un événement dramatique qui reste un traumatisme et une hantise pour les Américains.

Une lecture facile que certains apprécieront... D’autres auront du mal à supporter la profusion de bonheur qui domine le récit. On regrette le côté caricatural et cliché qui ternit parfois les personnages.

 

Julie Laclautre, Ed.-Lib. 1A
  
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