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16 mai 2009 6 16 /05 /mai /2009 07:52









Radhika JHA,
L'Odeur
Titre original : Smell
Traduit de l'anglais (Inde)
par  Dominique Vitalyos
Picquier, 2002
Picquier poche, 2005
















Biographie


Radhika Jha est née à Delhi en 1970. En 1973, elle perd sa mère puis grandit à Bombay. Elle sera ensuite accueillie dans un pensionnat himalayen. La fin de ses études se déroulera aux Etats-Unis, suite à l'obtention d'une bourse. En tant que stagiaire à l'ONU, elle découvrira la France et la Suisse avant de rentrer à Bombay où elle travaillera pour la fondation Rajiv-Gandhi.

Aujourd'hui, Radhika Jha vit à Delhi et travaille comme attachée culturelle de l'ambassade de France en Inde. Elle fait partie des nouveaux auteurs indiens qui s'interrogent sur la société indienne et ce mélange de traditions et d'occidentalisation.




Bibliographie

L'odeur, Picquier, 2002. ce premier roman a obtenu le prix Guerlain 2002.
L'éléphant et la Maruti, Picquier, 2002.
Le cuisinier, la belle et les dormeurs : trois nouvelles, Picquier, 2005.
Hommage à l'Inde avec Olivier Föllmi, éditions La Martinière, 2005.

L'œuvre

Lîla, une jeune Indienne, vit au Kenya. Les émeutiers sèment la terreur dans le pays et tuent son père, alors que Lîla, sa mère et ses deux frères se réfugiaient à Mombassa.

La famille décide de s'exiler, et Lîla est envoyée chez son oncle à Paris. Sa mère et ses deux frères fuient en Angleterre.

La découverte de Paris. Pour Lîla, l'attente de ce moment est remplie d'impatience ; elle rêve d'une ville illuminée pleine de promesses. Mais, rapidement, la réalité est décevante. Lîla découvre la banlieue parisienne et ses immeubles décrépis, où vivent son oncle et sa tante, deux personnages grossiers. Le foyer manque de chaleur humaine et, rapidement, Lîla doit se rendre utile. La vaisselle, la cuisine et l'épicerie de son oncle occupent ses journées. Ses seules distractions sont les discussions avec Lottie, la fille d'une amie de sa tante. Peu à peu, un don se dévoile chez Lîla, celui d'entendre chanter les épices. Elle se révèle une cuisinière hors pair, qualité fort appréciée par sa tante.

Mais un jour, cette routine est bouleversée. Lîla est chassé de la maison après avoir révélé à sa tante que son mari la trompait.

Par la suite, Lotti l'aidera à se loger chez Maeve, mannequin, et, rapidement, elle est engagée comme femme au pair au sein d'une famille aisée. Lîla devient l'amante du maître de maison et, rapidement, de nombreux hommes abuseront d'elle sans qu'elle sache refuser.

Un semtiment de mal-être se développe alors en elle, et Lîla se sent salie par ces relations et plus que jamais étrangère dans ce pays. Quelque chose l'obsède : elle est convaincue de dégager une odeur répugnante, symbole de son malaise.

L'odorat est le fil conducteur de l'histoire. En effet, c'est grâce à lui que Lîla s'intègre à la société en séduisant par ses talents culinaires. Pourtant, son odorat symbolise aussi le sentiment d'exclusion ressenti par les étrangers en Occident, leur sensation d'infériorité face aux autres individus.

Lîla rencontrera deux hommes qui acceptent sa différence. Ces liens lui permettent peu à peu de cesser de se sentir répugnante, pour apprendre à s'aimer et à s'accepter.

L'intégration des étrangers, leurs difficultés à se sentir chez eux est ainsi la trame de fond de cet ouvrage.


On y trouve les maladresses des premiers romans : une linéarité de l'histoire, un style correct et simple mais pas délicieux, mais aussi une pincée d'espoir, un grand bol de fraîcheur émanant de cette jeune femme... et de nombreuses et touchantes anecdotes.

Claire, 2e année édition-librairie

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