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14 août 2009 5 14 /08 /août /2009 19:30










FUJISAWA T
ō
ru
GTO (Great Teacher Onizuka)

Pika éditions, 2001
(1997 au Japon)
25 tomes, série terminée














Qui penserait qu’un voyou puisse être engagé comme professeur d’éducation civique dans un collège privé réputé, et qui plus est, s’y intégrer ?

Depuis six ans qu’Eikichi Onizuka est arrivé à Tokyo, rien n’a changé pour lui : à 22 ans, il est toujours sans travail (quand on demande un job super bien payé avec secrétaire particulière, alors qu’on ne sort pas d’une fac prestigieuse, il ne faut pas s’étonner…) et sans copine (certains disent même qu’il n’a jamais connu les plaisirs de la chair, ce qui ne l’empêche pas d’être porté sur la chose !).

Mais un jour, il rencontre une lycéenne qui le rappelle le lendemain en pleurs. Il l’invite chez lui et finit par apprendre qu’elle sort avec son professeur, petit et chauve de surcroît. Il n’en faut pas plus à notre bosozoku (voyou à moto, en gros) pour lui donner envie de faire partie de cette noble institution qu’est l’éducation ! Le voici donc (après sacrifice de sa coiffure en banane) lancé sur la voie, souvent semée d’embûches pour lui, de sa transformation en GTO !

Notre cher professeur débutant se verra alors confronté à des situations plus invraisemblables les unes que les autres, mais qu’il saura résoudre par ses méthodes peu orthodoxes, et surtout avec l’aide de ses élèves (à quelques exceptions près) dont il aura su gagner la confiance progressivement. En effet, ces derniers ne font plus confiance aux adultes en général suite à une histoire avec l’un d’entre eux.




Voici une galerie non exhaustive des personnages principaux (souvent archétypaux) qui entourent Onizuka :


Fuyutsuki Azusa
engagée au lycée privé Kisshô en même temps qu’Onizuka comme prof de japonais, cette jeune femme discrète ne cessera de louer ses qualités d’enseignant, qu’elle espère égaler un jour dans ce domaine… Amoureuse notre Azusa ? Hum…Pourquoi pas ?





Ushiyamada Hiroshi : sous-directeur du lycée. Signes particuliers : voue une admiration sans borne à sa voiture, une Cresta blanche immaculée, et accessoirement aime toucher les fesses des jeunes femmes dans le métro en cachette. Son plus grand rêve est d’arriver à faire virer Onizuka, qu’il déteste par-dessus tout et qu’il rend responsable de tous ses maux.



Sakurai  Ryoko : C’est la secrétaire générale du collège, et celle grâce à qui Onizuka a pu être embauché en tant que professeur. Elle lui sera d’un précieux soutien, car elle a foi en lui et en ce qu’il peut apporter aux élèves et enseignants par ses qualités (de toute façon, à cas désespéré, solution désespérée, non ?)




Teshigawara Shuguru : professeur de mathématiques. Il est obsédé par Melle Fuyutsuki (qu’il filme, photographie et écoute au téléphone), femme idéale selon ses critères. Et inutile de dire qu’il déteste Onizuka au plus haut point, et qu’il fera tout ce qu’il peut pour lui nuire.



? : Afin de ne gâcher à personne la partie la plus intéressante de ce manga, je ne dévoilerai pas l’identité de ce personnage… Sachez juste qu’elle sera la  cause de bien des désagréments au collège avec ses “Anges” !




Danma Ryuji : c’est le meilleur ami d’Onizuka depuis leur rencontre au lycée de Shonan, où ils formaient un duo explosif. C’est aussi une des rares personnes que son ami écoute ! Il possède un magasin de motos et a une compagne, ce qui en fait un modèle de stabilité par rapport à Eikichi…




Nomura Tomoko : surnommée “Toroko”(en gros, “débile”) par ses camarades de classe. C’est une jeune fille un peu simplette, qui, grâce à Onizuka (et à sa poitrine pour le moins généreuse !), va devenir une star.





Kanzaki Urumi : Cette charmante adolescente n’en n’a pas l’air, mais son QI dépasse de très loin celui des autres élèves de sa classe, et c’est aussi une fervente adepte du « terrorisme scolaire » lorsqu’elle est présente en cours. Onizuka, qui la rencontre en cours d’année, lui réapprendra à croquer la vie à pleines dents.




Murai Kunio :
Le râleur de la bande. Il fait partie de ceux qui finiront par changer d’avis sur Onizuka, bien qu’il ne soit pas toujours d’accord avec lui. Il est aussi connu pour avoir une maman sexy (car jeune) que son professeur ne manquera pas de draguer…





Kikuchi Yoshito : C’est le petit génie de la classe (après Kanzaki, bien sûr !). Il sortira Onizuka de bien des situations épineuses grâce à son savoir-faire en matière d’informatique. Lui aussi a eu vite fait de changer d'opinion sur son professeur après avoir tenté de le faire virer.




Yoshikawa Noboru : souffre-douleur d’Anko et de ses copines (et fournisseur attitré de jeux vidéos d'Onizuka), ce jeune homme solitaire (un otaku, comme on dit au Japon) apprendra grâce à Onizuka à se faire une place dans sa classe, ainsi que dans le coeur de Anko au grand désarroi de cette dernière.


Wakui Mayu : C’est le petit-fils de la secrétaire générale. Appelé en renfort par Miyabi pour l’aider à faire virer Onizuka, il lui causera quelques tracas… (Avis personnel : personnage décevant en fin de compte car on en attendait plus au vu de ce qu’il promettait, dommage…).





Uehara Anko : Cette jeune fille fait aussi partie de ceux qui resteront contre Onizuka un bon bout de temps. Pourtant fille de la directrice de l’association des parents d’élèves,  elle n’hésitera pas à torturer Yoshikawa avec deux de ses copines. Mais comme le dit le proverbe, qui aime bien châtie bien…

 

Aizawa Miyabi : Alors celle-là, elle détestera Onizuka de toutes ses forces jusqu’à la fin ! Elle a ses raisons de tenir tête comme ça aux adultes, et vous les découvrirez bien assez tôt…
Cette élève taciturne s’absentera un moment du lycée, mais n’en reste pas moins un personnage-clé de ce manga pour comprendre bien des choses.



Petite parenthèse : GTO a eu droit à son adaptation en série animée en 1999 ainsi qu’à son feuilleton live (c’est-à-dire avec de vrais acteurs) un an plus tôt, et deux autres manga relatant la rencontre d’Onizuka et Ryuji Danma (Bad Company et Shônan Junaï Gumi)

Pour résumer, vous prenez une grosse dose d’humour, un peu de violence, un soupçon de sentiment, ajoutez à cela un message optimiste envers la jeunesse incomprise des adultes, et la transmission de valeurs telles que l’authenticité et l’amitié, secouez le tout et vous obtenez GTO !

C’est vraiment agréable à lire, le dessin est assez réaliste (contrairement au scénario très loufoque par moment), et est plus mature que les séries précédentes de l’auteur ; l’idée de départ est originale…
 

Mais, car il y a un mais, la série aurait mérité d’être un peu plus courte. En effet, au bout d’une douzaine de tomes, on commence à se demander ce qu’il peut y avoir de nouveau, car même si c’est marrant, ça sent le déjà-vu…

Heureusement, à partir du tome 19, alleluia ! l’intrigue prend un second souffle et nous tient en haleine jusqu’à la fin car on tremble vraiment pour notre cher Onizuka. Pourquoi donc ? Vous le saurez en le lisant car c’est à ce moment là que notre personnage-mystère apparaît !

Sachez juste que plus on avance dans l’histoire, plus on voit évoluer Onizuka, qui, ô surprise, apparaît comme un des personnages les plus sensés (voire normaux), au vu des mœurs de certains de ses collègues (par exemple le sous-directeur ou le professeur d’anglais, pour ne citer qu’eux).
Comme quoi il ne faut pas se fier aux apparences…

GTO a donc, à mon avis, mérité sa place de série incontournable sur les étagères des amateurs de manga shônen (dont il a bon nombre de caractéristiques), car elle ne se prend pas au sérieux et fait passer un bon moment à quiconque y jette un œil, ce qui est le but principal de n’importe quel style de BD, non ?

Marie, Bib.-Méd.

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