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11 septembre 2009 5 11 /09 /septembre /2009 19:30











Muriel BARBERY
L’Élégance du hérisson

Gallimard, 2006
Folio, juin 2009













L’AUTEUR


On ne sait pas grand-chose de cette auteur discrète sur sa vie privée et ses actions qui ne donne que très rarement des interviews. Muriel Barbery est une romancière française, née à Casablanca au Maroc le 28 mai 1969. Normalienne et agrégée, elle a exercé le métier de professeur de philosophie à Caen.Elle est titulaire d'un DEA de philosophie et a enseigné dans un lycée puis à l'IUFM de Saint-Lô. Elle écrit son premier roman, en 2000, Une gourmandise, puis publie en 2006 l’Élégance du hérisson.


L’ŒUVRE

L'Élégance du hérisson a connu un grand succès grâce au bouche à oreille. En effet, il n’a profité d’aucune publicité et la critique s’y est très peu intéressée à sa sortie. Pourtant, il a connu plus de 30 réimpressions et s’est vendu à plus d'un million d'exemplaires, occupant la première place des ventes trente semaines de suite et il fut traduit en 34 langues. Il a remporté plusieurs prix dont le prix des libraires en 2007, et a été adapté au cinéma en 2009 avec Josiane Balasko dans le rôle de la concierge.


RÉSUMÉ


Renée, concierge d’un immeuble bourgeois situé 7 rue de Grenelle, est une autodidacte ayant acquis au long de ses nombreuses et continuelles lectures une immense culture générale ignorée de tous les habitants. Elle n’est pour eux qu’une concierge aigrie, niaise et inculte. Ils ne se doutent pas un seul instant qu’elle lit en cachette Proust ou encore Marx et que son chat, surnommé Léon, doit son nom à l’auteur préféré de sa maîtresse : Léon Tolstoï.

Dans cet immeuble vit également Paloma âgée de douze ans qui a pris une grande décision : se suicider et mettre le feu à l’appartement de ses parents à la fin de l’année scolaire, le jour de ses treize ans.


L’histoire est composée de deux récits enchâssés : celui de Renée racontant ses rencontres avec les habitants de l’immeuble, ses sentiments sur ces derniers, ses lectures, ses réflexions, etc. L’autre est celui de Paloma sous forme de « pensées profondes » numérotées ou de « journal du mouvement du monde » eux aussi numérotés. Ces deux récits peuvent parfois se confondre lorsque chacune raconte selon son point de vue un événement dont elles ont été témoins ensemble.

Chaque récit est raconté par son protagoniste sans qu’aucun autre narrateur intervienne, ce qui donne l’impression de lire un journal qu’elles écriraient chacune de leur côté. Il est intéressant de voir comment le point de vue d’une fille de treize peut être proche de celui de Renée, âgée de cinquante-quatre ans.

Les deux personnages principaux sont donc Renée et Paloma, les autres habitants de l’immeuble ont également leur importance mais on ne les connaît qu’au travers des deux protagonistes, on ne sait pas exactement ce qu’ils pensent ; on est obligé de s'en tenir aux jugements des deux femmes. Au contraire, on connaît tout des pensées de Renée et Paloma, de leurs sentiments et de leurs émotions.


L’espace de l’histoire est restreint à l’immeuble, à son entrée, à la loge de la concierge, à la cour, et à l’appartement de la famille de Paloma. Le temps s’écoule sans que l’on y fasse attention, il n’a pas un rôle important.

On trouve beaucoup de références historiques et littéraires à tel point que j’ai eu une impression de « bourrage de crâne », comme si il fallait en donner le plus possible dans chaque phrase. Je n’ai pas aimé ce livre : le but devait être de démontrer que la culture appartient à tout le monde, qu’elle n’est pas réservée aux personnes appartenant à des classes sociales élevées ; pour cela il a atteint son but. Mais je pensais qu’il serait question de respect et je n’ai pas trouvé cette notion dans le livre ; au contraire, j’ai trouvé que la concierge n’en avait aucun pour les autres habitants. Il est vrai qu’ils n’en montrent pas plus pour elle, mais l’intelligence n’est elle pas justement d’adopter un comportement différent face à des personnes qui se pensent supérieures aux autres ? De plus, pourquoi seules les personnes ayant une intelligence développée auraient-elles droit au respect ? Pourquoi ne pas essayer de respecter chaque individu tel qu’il est, cultivé ou pas, pouvant citer dix références dans une phrase ou pas ?


Aurélie G.,  Bib.-Méd.-Pat.

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