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24 septembre 2009 4 24 /09 /septembre /2009 20:30







David MACK
K
abuki,
Créé en 1994
Éd. Génération Comics (France),
Marvel Comics (Etats-Unis)

















Je m’excuse d’avance mais je ne serai ab-so-lu-ment pas objective dans cet article... Cette série de graphic novels (ce que l’on nomme chez nous romans graphiques) est un réel coup de cœur datant d’il y a quelques années déjà et qui continue de m’émerveiller, ainsi que des millions d’autres admirateurs de David Mack.

Réduire Kabuki à son style d’influence orientale, c’est mal connaître le bonhomme , David Mack est un Américain pur jus ! Il est notamment l’un des scénaristes et dessinateurs de la série Daredevil, et a obtenu le prix le plus prestigieux en matière de comic book, à savoir le Eisner Award dans la catégorie artiste de comics et meilleure couverture.

Aujourd’hui, quatre recueils de Kabuki sont parus (dont le dernier cette année, et uniquement en anglais pour l’instant) : Métamorphosis, Recueil, Cercles de sang et Alchemy (Alchimie en français).



Le personnage central est une jeune femme qui se nomme donc Kabuki, pseudonyme venant des idéogrammes qui ont été marqués au fer rouge sur son visage lorsqu’elle était enfant. Depuis lors, elle a été entraînée pour devenir une parfaite espionne, et est entrée au service des Masques de Noh, une branche des services secrets japonais dont toutes les membres sont masquées. Découvrant que ses employeurs font double jeu en étant également liés à la mafia nippone, elle se rebelle et veut prendre congé d’eux, non sans les tuer au passage.

Dans
Métamorphosis, le lecteur la retrouve internée dans un centre pour agents secrets « réfractaires ». Ce tome raconte sa vie dans cette institution et aide le lecteur à mieux se familiariser avec elle. Mais pendant ce temps, ses anciennes « coéquipières » ne veulent qu’une chose, l’éliminer, et Kabuki, s’enfuir…

Dans
Recueil, ce sont ses relations avec ses « co-détenues » qui sont détaillées, ainsi que ses rêveries intérieures. Une autre partie traite spécialement des autres membres du Noh.

Dans
Cercles de sang, nous remontons le temps pour savoir dans le détail comment notre belle espionne en est arrivée là.

Alchemy est censé (je dis bien censé car je ne l’ai pas encore lu) raconter ce qui arrive à l’héroïne après son évasion du centre évoqué dans les premier tomes.

Tout le scénario tient la route sans aucun problème, et le tout est sublimé par l’adresse artistique dont fait preuve son auteur : pour résumer, chaque page peut être considérée comme une peinture à elle seule, ou être intégrée dans l’histoire. Le texte est parfois disposé dans tous les sens, ce qui fait que le lecteur doit manipuler le livre de même pour pouvoir le lire et ainsi décoder la personnalité de Kabuki. De plus, des références à la culture traditionnelle nippone montrent l'attachement de l'auteur à celle-ci, notamment lorsqu'il mentionne au travers de son héroïne le Kabuki et le Nô, qui sont deux formes de théâtre typiquement japonais, ainsi que les origami, élément important de la relation qu’elle entretien avec une autre détenue, Akemi.


Plutôt que de longs discours, voici quelques images qui vous laisseront juges si ce n’est la beauté, tout du moins de la technicité de son travail :























































Pour conclure, je dirai que
Kabuki n’est pas qu’un graphic novel parmi tant d’autres , c’est un très bel objet, une invitation à explorer toutes les formes d’art ! Et on voit bien que l’auteur a voulu insuffler cette dimension dans son œuvre tellement chaque page est travaillée et les styles variés, ce qui ainsi donne tout son sens au terme de « roman graphique »…



Et pour prolonger le plaisir :


http://www.davidmack.net/
http://davidmackguide.com/


Marie, 2e année Bib.-Méd.

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Published by Marie - dans bande dessinée
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