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5 octobre 2009 1 05 /10 /octobre /2009 19:30
















Art SPIEGELMAN
Maus
traduction de Judith Ertel

Flammarion, 1998
(pour l'Intégrale)













Qui a dit que la bande dessinée était un art divertissant sans profondeur ? Art Spiegelman nous démontre ici ce que la bande dessinée a de plus sérieux : sa fonction de témoignage historique. L’auteur entremêle deux histoires, toutes deux tirées de faits réels. La première se passe dans le présent. Art Spiegelman, qui a des problèmes de communication avec son père, a l’idée de mettre en BD l’histoire de sa famille, des Polonais ayant vécu l’enfer nazi. L’auteur nous présente son père d’aujourd’hui sans concession, c’est-à-dire pingre, râleur et raciste. Il nous fait part aussi de la difficulté qu’il a eue à faire cette BD, notamment lorsque le récit se déroule à Auschwitz. Le fil directeur de Maus, c’est la BD elle-même : c’est l’histoire de sa création. Art Spiegelman se met en scène lors des interviews préliminaires avec son père pour créer cette œuvre. Et le récit enchâssé, intelligemment entrelacé au récit cadre, est bien sûr le récit du père, Vladec Spiegelman, de l’avant-guerre à la Lbération.

La lecture de cette BD m’a tout simplement subjuguée : l’entrelacement des deux époques crée une dynamique captivante qui évite l’ennui d’une énième histoire de déporté, et permet une pause dans l’horreur de la guerre. Voir et être ému par la vie actuelle de ce survivant donne à son témoignage bien plus de valeur, en annihilant l’aspect fictionnel du récit...


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Paperolles.

Karine, A.S. Bib.-Méd.

 

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Published by Karine - dans bande dessinée
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