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12 février 2012 7 12 /02 /février /2012 18:00

Lundi 13 février
à 20h00
à la librairie Olympique

Jean-Paul-Dubost-Fondrie.gifLecture
par Damien Tridant (acteur)
de Fondrie (suite métallurgique)
29 poèmes brefs
de Jean-Pascal Dubost
Cheyne éditeur, 2002

 

 

Le Val d’Osne, l’art et l’industrie, tout une époque, l’âge de la fonte monumentale et luisante. Les entrées de métro Guimard, les nuques polies de danaïdes, les chevaux fous de la Colonne des Girondins sont sortis de là. Et les hommes dans tout ça ? Elle a fermé, l’usine, on visite, on rôde, vite et mal mais quelque chose se creuse, comme la terre, se concasse, malaxe minerai fondu, ça palpite, ça bouillonne, coule en des moules de sable. Prend forme une parole, écriture puisant à tous les modèles, voix multiples forgées en une seule, ciselée et détachée. La lecture, à son tour, de la même façon, à travers, sans trop ni trop peu. « Comment qu’il faut, à cet endroit, que j’entende ou que j’hume ou que je voie.. »

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Mardi 14 février

à 18h00
Sylvie Germain
à la librairie Mollat
Sylvie-Germain-Rendez-vous-Nomades.gifRendez-vous nomades,
éditions Albin Michel

 

 

 « Qu'en est-il de 'Dieu' ? Est-ce une invention, et si oui, de quel type : une œuvre géniale créée par l'imagination humaine, une découverte insoupçonnée, inimaginable, opérée par voie de révélation, une pure fiction construite sur fond de peur et de désir, un mensonge phénoménal concocté pour les naïfs ?
On peut opter pour une signification unique et s'y tenir sa vie durant, ou migrer d'un sens à un autre au fil du temps. On peut aussi déambuler sans fin, en zigzag et en spirale, autour d'une seule signification qui s'impose plus troublante et magnétique que les autres, pour l'interroger, encore et encore.
Et si celle-ci, aussi sapée, criblée de doutes, de points critiques et de pénombres soit-elle, coïncide avec les données de la religion reçue en héritage par voie du hasard de la naissance, alors ce hasard se transforme progressivement en aventure, et l'aventure en destin, à force d'être sans cesse relancée, poursuivie. » Sylvie Germain

Sylvie Germain a reçu notamment le prix Femina 1989 pour Jours de colère et le grand prix Jean Giono 1998 pour Tobie des Marais (Éd. Gallimard).

 

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Mercredi 15 février
à 18h00

Nathalie Léger

à la librairie Mollat


Nathalie-Leger-Supplement-a-la-vie-de-Barbara-Loden.jpg 
Supplément à la vie  de Barbara Loden
éditions POL

 

 

Plusieurs destins s'entrelacent dans ce nouveau récit de Nathalie Léger. Ils se nouent autour d'un film, Wanda, réalisé en 1970 par Barbara Loden, un film admiré par Marguerite Duras, une œuvre majeure du cinéma d'avant-garde américain. Il s'agit du seul film de Barbara Loden. Elle écrit, réalise et interprète le rôle de Wanda à partir d'un fait divers : l'errance désastreuse d'une jeune femme embarquée dans un hold up, et qui remercie le juge de sa condamnation. Barbara Loden est Wanda, comme on dit au cinéma. Son souvenir accompagne la narratrice dans une recherche qui interroge tout autant l'énigme d'une déambulation solitaire que le pouvoir (ou l'impuissance) de l'écriture romanesque à conduire cette enquête.

Le premier roman de Nathalie Léger, L'exposition, a été récompensé par le Prix Lavinal 2009.

 

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Jeudi 16 février
Jean Sabrier
à la librairie Mollat 

Jean-Sabrier.gif

Depuis la fin des années 70, Jean Sabrier travaille à partir des images de la peinture, en référence, en citation ou en déconstruction. Cette question se traduit par le choix, comme sujets, d’objets déjà représentés et repris en tant que tels chez Uccello ou chez Duchamp. Ce sont des images, c’est-à-dire des pensées ; elles ont pris forme sans être limitées à l’apparence qui les représente. En tête, vient cet objet mystérieux qu’est le mazzocchio : une coiffe circulaire composée de 192 facettes. Uccello y voyait le portrait d’un oeil, et il en a fait l’objet expérimental de la perspective. Ensuite il y a l’urinoir et la broyeuse de chocolat. Ce sont des machines qui ne racontent pas d’histoire sinon un déplacement de référence du corps physique, et sont, à tout prendre, l’histoire de leur corps. En soulevant le tissu de la coiffe traditionnelle des Florentins, Uccello découvre l’invisible sous la forme d’un objet devenu l’emblème d’une résistance silencieuse. Avec ses machines visuelles, Jean Sabrier dévoile les nouveaux espaces d’un regard tissé dans le fil du temps. L’acte de voir, soudain débordé par l’imaginaire, s’enfonce dans l’épaisseur d’un savoir.



La rencontre sera animée par Camille de Singly, responsable du site Documents d'artistes, Marc Saboya, Maître de Conférence d'histoire de l'art contemporain à l'université Bordeaux III et Didier Vergnaud, directeur des éditions Le bleu du ciel.

 

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Vendredi 17 février
à 18h00
Thierry Discepolo

à la Machine à lire

Thierry-Discepolo-La-Trahison-des-editeurs.gifLa Trahison des éditeurs

éditions Agone

 

L'édition est la grande absente des analyses du rôle de l'industrie des relations publiques dans l'« éternel combat pour le contrôle des esprits ». Pourtant, comme les autres médias, l'édition est depuis longtemps aux mains de grands groupes, souvent les mêmes. Et elle remplit la même fonction dans le maintien de l'ordre idéologique. Suivant la même logique de croissance par acquisition qui prépare la suivante, les grands éditeurs perpétuent l'existence d'un type d'acteur qui, du seul fait de sa taille et de son mode d'organisation, forge un monde social et économique face auquel les idées de changement ne pèsent pas grand-chose. La distinction artificielle entre "groupes de communication" et "groupes éditoriaux" occulte le rôle de ces entreprises dans une société à caractère de masse : transformer les lecteurs en consommateurs et limiter la capacité d'agir du plus grand nombre. Ecrit par un éditeur, ce livre propose à la fois une antilégende de l'édition et les bases d'une réflexion sur les responsabilités sociales et politiques de tout métier. Un questionnement qui prend une forme plus directe lorsqu'il touche à la diffusion d'idées : de quelles manières et sous quelles bannières défendre quels projets de société.


Rencontre co-organisée avec le Pôle des métiers du livre (IUT Michel de Montaigne) et animée par Georges Monti.

 

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Published by littexpress
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