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4 mai 2011 3 04 /05 /mai /2011 07:00

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AKUTAGAWA Ryūnosuke
Rashōmon et autres contes
(1915, 1918, 1921, 1916)
Traduit en français en 1965
par Arimasa Mori
Gallimard , Folio 2 €, 2003






 

 

 

 

 

 

 

 

 

L’auteur

Né en 1893 à Tokyo, Ryūnosuke Akutagawa a été élevé par son oncle et non par ses parents. Ces derniers n’avaient pas les moyens financiers et humains, sa mère étant considérée comme folle. Akutagawa est donc le nom de cet oncle.

Le jeune homme était cultivé et étudiait les lettres occidentales et chinoises. Il a écrit principalement des contes et des récits brefs qui ont été publiés dans la revue littéraire Idées Nouvelles. En 1921 paraît la troisième nouvelle de ce recueil, Dans le fourré. Ce récit est le plus connu au Japon. Il a été, par ailleurs, adapté au cinéma en 1950 par Akira Kurosawa sous le titre de Rashōmon. Ce film a reçu deux grands prix : le Lion d’Or en 1951 et l’Oscar d’honneur du meilleur film étranger en 1952.


 Enfin, c’est bien en 1921 qu’Akutagawa connaît une grande popularité.

Tout au long de sa vie, il a eu de multiples maladies  du cœur, de l’estomac, des intestins… Il était très faible physiquement mais il a écrit, en 35 ans, plus de 140 titres. En 1935, il se suicida en ingérant du cyanure et laissa deux mots à sa femme et à son ami : « vague inquiétude ». Plusieurs hypothèses ont été émises sur ces mots, vous pourrez trouver une version dans la préface de l’ouvrage.

A la suite de son décès, son ami de longue date, Kikuchi Kan, créa un prix littéraire en son honneur. Ce prix porte le nom Akutagawa. C’est aujourd’hui un prix très réputé au Japon, récompensant des récits brefs, des nouvelles et des contes. Il est décerné deux fois par an.

Le style de l’auteur est particulier, il est très poétique tout en étant violent.

Je pense que Jacques Dars le définit bien dans la préface :


« […] l'émotion engendrée, de nature purement esthétique, vise à être intense et pure ; dans la forme, rien n’est laissé au hasard, chaque détail est pertinent, chaque phrase porte. Une langue aussi souple que riche et efficace permet à l'auteur de s'adapter en virtuose à toutes les situations, de prendre pour décor et de ressusciter toutes les époques, et cet artisanat d'une habileté et d'une minutie quasiment maladive devient un art suprême, parfait. L'ambition permanente d'Akutagawa fut de susciter chez le lecteur, à petit bruit et par une démarche calculée et réfléchie ménageant des paliers psychologiques savamment ourdis, un frémissement, une émotion inattendue, d'intensité croissante, culminant dans une sorte de brutal bouleversement esthétique. Le secret de cette alchimie et de sa réussite reste, cela va sans dire, réfractaire à toute analyse, et c'est ici qu'entrent en jeu la personnalité complexe et le monde intérieur tourmenté de l'auteur. »

 

 


Je vais essayer de décrire chacun des contes en une phrase…

   Rashômon (1915)


 Rashōmon signifie « la porte de château » en japonais. Rashō ou Rajō désigne l’enceinte externe du château.

Le voleur est le premier volé.


•   Figures infernales (1918)

Folie des grandeurs à en souffrir jusqu’à la mort.


   Dans le fourré (1921)

Sept témoignages, des suspects, une sorcière, un meurtre, une victime ; qui dit la vérité ?


•   Gruau d’ignames (1916)

Goi voulait être rassasié par le goût de ce délicieux plat, cette bouillie de riz avec des morceaux d’ignames et du jus de cannelle ; il l’a été mais avec ses autres sens.



Adèle POISAY, 2e année Bibliothèques-Médiathèques-Patrimoine

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