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9 avril 2010 5 09 /04 /avril /2010 07:00

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Alexandre DUMAS
Le Vicomte de Bragelonne

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Chronologie


Les Trois Mousquetaires sont publiés en feuilleton dans le journal Le Siècle de mars à juillet 1844.
Vingt ans après paraît en 1845
Le Vicomte de Bragelonne a été publié dans le journal Le Siècle de 1847 à 1850 sous forme de feuilleton.


Le roman


Suite à Vingt ans après, Alexandre Dumas continue d’exploiter D’Artagnan, Athos, Porthos et Aramis. Ils ont maintenant entre cinquante-cinq et soixante-cinq ans ; difficile donc de leur faire parcourir la France et l’Angleterre avec fougue et ténacité comme lorsqu’ils avaient tout juste trente ans. L’astuce est d’avoir entrecoupé leurs aventures avec des intrigues de la cour, le temps qu’ils se reposent. Certaines personnes sont donc tout autant, voire plus, évoquées que les mousquetaires. Ainsi, à la moitié du roman, les noms de Porthos et Aramis n’ont été prononcés qu’une fois, tandis que le lecteur connaît tout des amours de la cour, de celles du roi Louis XIV, du Duc de Buckingham fils jusqu’à celles de M. le Prince. Il sait tout également des rivalités entre Mazarin, Colbert et M.  Fouquet. Au milieu de tout ce monde il reste donc peu de place pour les quatre héros que l’on attendait avidement de retrouver. Malgré tout, on assiste à une aventure en Angleterre avec D’Artagnan et Athos plus en forme que jamais. C’est donc à la fois un plaisir immense que de replonger dans l’atmosphère des Trois Mousquetaires et une déception que nos quatre compagnons ne soient plus omniprésents. Sans compter qu’à vingt ou trente ans ils étaient inséparables et sans secret les uns pour les autres. A cinquante ans ils sont devenus des amis pleins de mystères, avec des missions qui s’opposent. Sur ce point Alexandre Dumas prend la peine d’introduire quelques dialogues où le temps qui passe est évoqué, où il montre qu’au fond l’amour est toujours là. Incontestablement ils s’aiment, néanmoins ils s’opposent et servent des causes toutes aussi antinomiques. La candeur de Raoul, le Vicomte de Bragelonne, et sa ressemblance flagrante avec Athos, ne suffisent pas à rehausser le tableau car ce qui fait le brio des quatre mousquetaires c’est leur complémentarité. Disparu le « Un pour tous, tous pour un !» pourtant si emblématique des mousquetaires. Désillusions, défiances et intérêts financiers ont remplacé les belles valeurs qu’étaient l’optimisme, l’amitié inconditionnelle et la prodigalité. Il s’agit donc d’une suite pour ceux qui veulent absolument accompagner les héros jusqu’au bout mais peut-être vaudrait-il mieux s’arrêter à Vingt ans après. D’autant plus que les tomes suivants ne présagent que malheurs, conspirations à l’encontre du roi et décès. Enfin, rassurons-nous, même à cinquante-cinq ans D’Artagnan est toujours capable de rejoindre Paris à cheval, en partant de la Bretagne, en seulement une trentaine d’heures et sans s’arrêter (!) car « D’Artagnan va plus vite que le nuage et que l’oiseau1  » !

Marion Philippeau, deuxième année édition-librairie


1  Le Vicomte de Bragelonne I, Alexandre Dumas, Folio classique

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