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10 mars 2011 4 10 /03 /mars /2011 07:00

Alice-Ferney-Grace-et-denuement-copie-1.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

Alice FERNEY
Grâce et Dénuement
Actes Sud,1998

Collection Babel, 2000

J'ai lu, 2002



 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Alice-Ferney.jpgL'auteure

Alice Ferney, de son vrai nom Cécile Brossollet, est née le 21 novembre 1967. Dans Grâce et Dénuement, elle traite avec brio différents thèmes qui s’entrelacent : la précarité, la misère, l’amour et la fierté. Tout cela sur un fond d’immersion sociale dans le monde des gitans.

 

 

 

 

Résumé de l'oeuvre 

En bordure de ville, une famille de gitans s’est installée sur un terrain vague. Durant un an, Esther Duvaux, bibliothécaire, tente de s’immiscer dans leur quotidien, leur rendant visite tous les mercredis. Elle a d’abord affaire à Angelina, veuve et mère de cinq enfants. C’est la matriarche de la famille ; pour pouvoir être intégré, il faut d’abord son accord. Après un an de visites régulières, Esther propose de venir faire la lecture aux petits enfants d’Angelina. Mais cette proposition se heurte à la fierté d’une famille en marge. La charité n’est pas la bienvenue. On découvre alors un aspect très marquant de la communauté gitane. On ne veut de l’aide de personne, on ne veut pas de nous, on se débrouille alors tout seul. Cette idée constitue un principe irrévocable de la famille.

Mais, intrigués, les enfants se rapprochent petit à petit de la bibliothécaire et acceptent ses lectures. C’est dans cette démarche que je trouve le livre très touchant. On redécouvre ainsi la magie et le pouvoir des livres et des histoires. Les petits enfants, n’étant pas acceptés à l’école, peuvent entrevoir une partie de la culture qui les entoure, ce qui les fait rêver. Même leurs parents se joignent de temps en temps aux séances de lecture proposées par Esther. De nombreuses œuvres leur permettent de rêver, de s’imaginer autrement, de voir plus loin que leur petit bout de terrain vague : c’est une porte qui s’ouvre. Mais la bonté d’Esther se heurte à la fierté de leur grand-mère et de leurs pères, toujours latente, refusant toute aide et se confortant dans leur misère, une culture gitane en marge de notre société, mais qui est et doit rester telle quelle.

Le travail d’Esther est donc difficile mais elle parvient à être tout à fait acceptée au sein de cette communauté. Tous s’attachent et ont peur de l’heure où il faudra quitter le camp. Le roman devient alors plus que touchant, émouvant. Le lecteur s’attache très vite à cette famille, en faisant presque partie puisque que le narrateur nous conte tout leur quotidien, leurs habitudes ainsi que les drames auxquels il faut faire face. En effet, bien des événements ont lieu pendant cette année où Esther fait rêver les uns et les autres. C’est là que le roman joue son rôle le plus fort car le lecteur est clairement pris par les misères de la famille.

 

L'écriture d'Alice Ferney

Alice Ferney ose le mélange d’une écriture simple et agréable avec un vocabulaire gitan. Ainsi nous sommes très facilement plongés dans la culture de cette communauté en marge. Par l’utilisation de ce langage, l’auteure facilite l’entrée du lecteur dans cette famille. Aussi est-il facile pour lui de s’imaginer ce monde de dénuement, de précarité. Ce surprenant plongeon dans le quotidien des gitans a valu à Alice Ferney le prix Culture et Bibliothèques pour tous.

Peut-être certains feront-ils une remarque désobligeante sur le rôle social qu’Alice Ferney prétend avoir et qu'elle ne serait pas assez bien placée pour tenir. Cependant, cette réflexion serait contredite par le fait qu'à la fin du roman, l'auteure use de la fatalité, donnant encore une fois la parole à la société et ajoutant à la marginalité de la communauté gitane.

 

 

 

Pauline, 2e année Éd.-Lib.

 

 

Lire aussi  l'article de Chloé.

 

 


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commentaires

Lucas 29/06/2015 09:39

Le nom de matriarche c'est Angeline pas Angelina !

Johanne Lord 14/11/2011 20:43


http://littexpress.over-blog.net/article-alice-ferney-grace-et-denuement-68830203.html

Je crois qu'il y a une erreur dans l'année de naissance d'Alice Ferney, c'est 1967 et non 1961.


littexpress 14/11/2011 23:04



Merci. L'erreur est réparée.



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