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29 décembre 2010 3 29 /12 /décembre /2010 07:00

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Andrea H. JAPP
La Petite Fille au chien jaune
Le Masque

Collection Le Masque jaune, 1997

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Biographie

Andrea H Japp est née à Paris en 1957. D’abord toxicologue, experte auprès de diverses entreprises, elle commence l’écriture de romans policiers en 1990 avec La Bostonienne qui remporte le prix du festival de Cognac en 1991. Elle s’essaie à la fois à la comédie policière et au suspense, notamment dans La Parabole du tueur, thriller qui met en scène Gloria Parker-Simmons.

 

Résumé
 
La Petite Fille au chien jaune est une comédie sur fond d’enquête policière que l’on pourrait aussi qualifier de polar fictif. L’histoire commence avec la ravissante Ariane Saint Tolber qui attend sur les bancs de la police de pouvoir rencontrer un inspecteur qu’elle a choisi en fonction de la « couleur » qu’il dégage, c’est-à-dire son aura. En effet, la jeune femme est médium, et communique avec l’au-delà (il s’agit de trois entités aux caractères très différents qui viennent lui rendre visite de temps en temps comme elle le dit elle-même).

La raison de son déplacement au commissariat est qu’elle a eu une vision d’une jeune fille jouant avec un chien jaune et pleine de vitalité. Or elle a lu dans les journaux que ladite fille serait morte :

« – J’ai lu dans les journaux que vous pensiez que la petite Karin était morte, assassinée. […] elle n’est pas morte. Je veux dire que la petite fille que vous avez trouvée n’est pas Karin.
[…]
– Comment le savez-vous ?
– Parce que j’ai vu Karin jouer avec un gros chien beige, hier. Or, selon vous, elle serait morte depuis trois jours.
– Et où l’avez-vous vue ?
– Je ne sais pas. C’était une grande ferme, un peu vétuste, et il y avait quelque chose de rouge vif dans un arbre. »

Elle vient donc rétablir la vérité. Malheureusement, l’inspecteur, Jacques Belfand, l’accueille fraîchement, ne croyant pas un traître mot de ce qu’elle lui dit. En effet, en plus d’être misogyne, il a horreur de tout ce qui a trait au surnaturel. Grâce à ses relations, la jeune voyante réussit à devenir l’associée de l’inspecteur. Nous plongeons donc au cœur d’une histoire qui va porter sur le trafic de nouveau-nés. En parallèle avec cette enquête, l’inspecteur va voir ses sentiments envers la jeune femme évoluer au fil de l’histoire. Bien qu’il ait toujours un certain mal avec son don de médium, et  qu’il soit agacé par ses constantes sautes d’humeur et son caractère de petite fille « pourrie gâtée », il l’apprécie énormément. Jacques Belfand vit d’ailleurs seul avec son fils et son chat. Son enfant est très perspicace car il se rend vite compte que son père a un faible pour la jeune femme. Aidé, en plus, d’amis restaurateurs qui lui offrent un repas en amoureux, il fait tout pour la séduire. Malheureusement, ce repas se terminera par un échec, car la jeune femme est végétarienne. Heureusement, après moult rebondissements, l’histoire finit bien pour l’enquête ; quant à l’histoire entre Jacques Belfand et Ariane Saint Tolber, l’auteur nous laisse imaginer nous-mêmes la suite.

 

Analyse

 Pour commencer, il ne faut pas se fier au titre car la « petite fille au chien jaune » n’est citée qu’une fois. Cette intrigue devient vite secondaire au profit de découvertes plus sombres. Le chien jaune est complètement oublié et la petite file n’est que nommée. Peut-être est-ce dû à des coupures de texte ou tout bonnement à un effet d’annonce, ce titre étant peut-être jugé accrocheur.

 Néanmoins, ce livre, en plus de présenter une enquête policière sur fond de trafic de nouveau-nés, s’intéresse aussi et surtout à la relation entre Belfand et Ariane Saint Tolber. Deux mondes qui ont bien du mal à cohabiter et à se comprendre ; en effet, le premier est enfermé dans ses manières un peu rustiques et a bien du mal à s’exprimer tandis que la seconde est ancrée dans son savoir-vivre et son haut train de vie de femme du XVIe arrondissement de Paris. Cela donne lieu à des scènes plutôt comiques quand il s’agit de communiquer.

Le langage est plutôt vulgaire, mais le livre se lit facilement. C’est une lecture de loisir, de détente, qui ne demande pas trop de réflexion. Les péripéties s’enchaînent vite et ne nous laissent pas le temps de nous ennuyer.

Pour résumer, La Petite fille au chien jaune est un livre agréable qui nous entraîne facilement dans l’histoire, qui nous amène à réfléchir sur le commerce illégal d’enfants, mais aussi sur la difficulté d’adopter.

 

 

Marion, 1ère année Bib.-Méd.-Pat.

 


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Published by Marion - dans polar - thriller
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