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14 mai 2011 6 14 /05 /mai /2011 07:00

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Ariane FORNIA

Dernière morsure

Robert Laffont, 2007
Le Livre de poche, 2009

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ariane-Fornia.gifAriane Fornia, de son vrai nom Alexandra Besson, jeune écrivain, écrit dès l’âge de 14 ans son premier livre intitulé Dieu est une femme en 2004. L’année suivante, elle publie un roman avec sa mère, Sylvie Brunel, La Déliaison. Le rythme d’un livre par an n’est pas tenu puisque ce n’est qu’en 2007 que sort Dernière morsure aux éditions Robert Laffont, recueil de chroniques sur l’adolescent.

On peut distinguer deux parties dans ce livre. En effet, l’une sous forme d’abécédaire, de répertoire nous présente l’adolescent en général en commençant par le look, les opinions politiques, l’addiction aux écrans, à la nicotine, le souci des hormones, les relations parents-enfants. Puis la seconde partie qui concerne un petit peu plus l’auteur et ses préoccupations d’adolescente comme par exemple l’orientation, les soi-disant rites de passage à l’adolescence (musique, soirées alcoolisées, période de contestation contre la société entre autres) ou, plus personnellement, sa relation avec sa mère qui peut être conflictuelle lorsqu’elles abordent ensemble le sujet de la sexualité. Elle nous raconte la promotion de son tout premier livre, salons du livre, séances photos, ce qui pour elle n’est pas évident à 14 ans. Les dernières chroniques de son roman sont plus personnelles, on commence tout juste à découvrir l’auteur, son adulation pour l’Allemagne. En effet, elle apprécie ce pays, elle est même prête à renier la France qu’elle critique au passage, « la nullité incommensurable de notre beau pays en matière de linguistique », elle apprécie particulièrement la culture allemande ainsi que la mentalité des habitants.

L’auteur rend hommage  à la période de l’adolescence qui est synonyme d’insouciance. Elle regrette son passage à la vie adulte car elle a mis fin à « sa liberté absolue », « au temps béni où le mot conséquence n’existe pas ». Elle a tout simplement peur de la vie, de l’avenir, d’être maman, des responsabilités, elle pense à la mort. D’après elle, c’est un futur terrorisant qui l’attend car son choix d’orientation peut détruire toutes les possibilités d’avenir qui s’offrent à elle. Elle souhaite tout simplement conserver son esprit d’adolescente, elle a peur d’être oubliée : « Tout coule, tout fuit sans avoir laissé la moindre trace de sa brève existence, sans rien pour le figer » ; c’est pour cela qu’elle écrit « Je dois engager ce combat contre moi-même, ma mort et ma mémoire, pour en pas être juste un hologramme ».
Pour conclure, ce recueil m’a laissée totalement indifférente. Elle présente l’adolescent avec des stéréotypes, avec un soi-disant mode d’emploi à l’usage des parents pour décoder cette « peuplade étrange » comme elle dit. J’espérais quelque chose d’un peu plus personnel, un bilan de son adolescence.

 


Johana, 2e année Bib.-Méd.

 

 

 

 

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