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2 juin 2011 4 02 /06 /juin /2011 07:00

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BENJAMIN
Remember
Édition  Xiao Pan
2006



 

 

 

 

 

 

 

 

benjamin.jpgBenjamin

Benjamin, de son vrai nom, Zhang Bin, est né le 16 mai 1974 dans la province de Heilongjiang. Il y a étudié la mode et le design et c’est à ce moment-là qu’il a choisi de travailler sous le pseudo de Benjamin (plus facile à retenir pour les Occidentaux). Il décide de partir pour Pékin en juillet 1996 pour étudier la bande dessinée. En septembre 1999, il s’installe à Tianjin pour se consacrer à son art  ; il retourne régulièrement à Pékin afin de travailler pendant deux semaines et de gagner un peu d‘argent pour se nourrir ; ce sont les mêmes raisons qui le forceront à retourner s‘installer dans la capitale chinoise. En mars 2000, il écrit Fleurs inconnues en été qui est publié en mai 2000 dans Comic Fans Magazine. C’est sa première publication.

En septembre, il part pour Shangaï en raison de l’importance croissante qu’y a la BD. Là-bas, il essaie d’écrire un roman mais abandonne rapidement afin de se consacrer à son nouveau projet de bande dessinée, One Day, qui paraît en janvier 2002 dans Comic Fans. C’est  son premier recueil individuel.

En mars 2002, il retourne à Pékin où il fonde avec plusieurs amis un atelier d’illustrations publicitaires. En parallèle, il travaille sur la possibilité de remplacer la technique de dessin traditionnelle par l’ordinateur, ce qui lui permet de publier en deux fascicules La technique de la BD par ordinateur.
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En avril 2003, l’atelier est dissous et il publie L’été de cette année-là. En novembre, il publie la nouvelle Orange en couleurs. Il travaille ensuite jusqu’en août 2004 sur la bande dessinée Personne n’est capable de voler. Personne n’est capable de se souvenir qui remporte le premier prix de l'Oriental Animation and Comic Competition de la même année.

En octobre 2004, il publie le recueil Remember.

Son premier roman, The Basement, sort en 2005. Il enchaîne en 2006 avec Orange, un manhua très noir qui évoque les tourments d’une jeune fille suicidaire. En 2008, paraît en France un art book : Flash.

Durant l’été 2009, il participe à la création du clip J’aimerais tellement de Jena Lee (  http://www.youtube.com/watch?v=m6Rc8idptUM&eurl ).

Sa dernière publication qui date de cette année est Savior.

Pour en savoir plus sur Benjamin :
 
– son site officiel :  http://blog.sina.com.cn/benjamin (version chinoise) ;  http://www.myspace.com/pandaivy/blog (Version anglaise de son blog traduit par une de ses fans)
– un forum de discussion :  http://www.nautiljon.com/forum/asie/personnalites/benjamin+-auteur+chinois-6989,0.html
– des interviews :  http://www.youtube.com/watch?v=KQCmOmjiyoI&feature=player_embedded#! ;
             http://www.orient-extreme.net/index.php?menu=mangas_animation&sub=artistes&article=371.
– Vidéo : une séance de dédicace :

 http://www.youtube.com/watch?v=LkSa93EdBA0&feature=player_embedded

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Remember

L’ouvrage a été édité en France en 2006 chez l'éditeur Xiao Pan et se compose de deux one-shots : Personne n’est capable de voler. Personne n’est capable de se souvenir. et L’été de cette année-là, d’une série de planches qu’il a commentées, d’une courte biographie, d’un essai de trois pages et d’un mot de l’éditeur.
   
Les deux histoires mêlent fiction et réalité à travers des expériences qu’il a lui-même vécues.

La première histoire raconte les difficultés d’un jeune dessinateur de bd à être publié. Benjamin raconte ici sa lutte contre les rigidités de son pays par rapport à la bd.

Effectivement, il s’est heurte aux préjugés des Chinois et plus particulièrement des éditeurs par rapport à la bande dessinée. C’est un genre dénigré qui est considéré comme de mauvaise qualité et s’adressant uniquement aux enfants. Il refuse cependant de se plier aux conventions et écrit pour les adultes. On retrouve cela lorsque le protagoniste parle avec l’éditeur au début de l’histoire.
   
Il met en évidence son indépendance en présentant un personnage qui contraste avec lui, celui d’une jeune femme, elle aussi dessinatrice, qui s’est pliée aux règles de la société en devenant secrétaire. On identifie facilement l’auteur au personnage principal car les pensées du protagoniste sont souvent transcrites ; il ne le nomme pas une seule fois excepté lors d’une conversation sur msn où son pseudo est Ducon.



Benjamin-Remember-2.jpgLe deuxième récit évoque sa jeunesse d’étudiant, quand il logeait dans une résidence universitaire. Il raconte, en utilisant un point de vue extérieur, la descente aux enfers d’un jeune étudiant en art qui vient de la campagne et se fait martyriser par ses camarades de dortoir au point de sombrer dans la folie.

Son style général est très sombre ; c’est un auteur qu’on peut qualifier de torturé. Il n’est jamais satisfait de ce qu’il fait. Malgré sa célébrité en Chine et sa grande influence dans le monde de la bande dessinée, il dénigre constamment son travail et parle de lui en termes peu élogieux :
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«  La vie est comme une histoire drôle. Au début on ne comprend rien, puis, par un éclair d'intelligence, on comprend tout. Aujourd'hui, avec tout ce que j'ai vécu, je suis vraiment épuisé, mais je me rends compte que je n'ai rien compris.
Quoi que j'écrive ou dessine, j'écris n'importe quoi. Je suis les mouvements de ma main sans savoir ce que je dessine. J'ai l'impression d'être un débile. Les aspirations de ma jeunesse sont brisées. Comment les retrouver ? C'est si difficile. je vis comme si mon cerveau était enfermé dans une bouteille de verre. »
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On peut aussi s’en rendre compte avec les commentaires qu’il fait sur les illustrations Neige fondante, Cœur blessé et Menue poussière dans Remember.

    Pour ce qui est de son dessin, Benjamin travaille souvent à partir de teintes monochromes, en ajoutant de petites touches de rouge qui donnent vie au dessin. Il est très rare de trouver des dessins en couleur dans les manhua mais le fait qu’il travaille uniquement sur ordinateur depuis 2002 avec un logiciel qui lui permet de créer des graphismes colorés a fait évoluer les choses. Les traits de ses illustrations sont très énergiques et donnent une impression de mouvement à l’inverse de ses planches qui donnent plus une impression d‘instantané.

 

 

 

Cécile G., 2e année Bib.-Méd.

 

 

 

 


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