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13 octobre 2011 4 13 /10 /octobre /2011 07:00

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Bret Easton ELLIS
Moins que zéro
Less than Zero, 1985
traduit de l’américain
Par Brice Matthieussent
Christian Bourgois, 1986
éditions 10/18
« Domaine étranger », 1988
Robert Laffont
« Pavillons », 2010













Bret Easton Ellis est né en 1964 à Los Angeles, au sein d’une famille de trois enfants. Il entame l'écriture de son premier roman, Moins Que Zéro (Less than Zero), pendant un cours d'écriture créative lors de ses études au Bennington College.

La publication de Moins que Zéro en 1985 lance la carrière de Bret Easton Ellis et attire l'attention des médias. Son second roman, Les Lois de l'attraction reçoit un accueil plus mitigé. En 1990, Easton Ellis se voit proposer par l'éditeur Simon & Schuster 300 000 $ d'avance pour son troisième roman, American Psycho. Mais un an plus tard, devant les protestations et les réprobations des ligues féministes, l'éditeur se retire. Rapidement, Vintage, un autre éditeur reprend le flambeau et publie American Psycho. Immédiatement, sa publication est controversée en raison de la violence de son texte, et l’auteur reçoit même plusieurs menaces de mort.

Il publie ensuite trois ans plus tard,  Zombies, un recueil de nouvelles sur le Los Angeles des années 80. En 1999 sort son cinquième livre, Glamorama, qui caracole rapidement en tête des ventes de livres. Viennent ensuite  Lunar Park en 2005, puis son dernier livre en date,  Suite(s) Impériale(s), (la suite de Moins que zéro) paru en 2010.

Ses personnages sont souvent jeunes, dépravés et vains, mais ils en sont conscients et l'assument. Il situe la plupart du temps ses romans dans les années 1980, faisant du mercantilisme et de l'industrie du divertissement de cette décennie un symbole.



Dans Moins que zéro, Bret Easton Ellis dépeint un mois de la vie de Clay, un jeune Américain de dix-huit ans qui rentre de sa fac dans le New Hampshire pour passer Noël en famille, à Los Angeles. Désabusé, Clay ne rentre certainement pas pour l'esprit de famille : ses parents sont séparés, ont de nouveaux compagnons respectifs, et ses deux jeunes sœurs vivent leur vie d'adolescente sans lui. En réalité, c'est surtout Blair et ses potes que retrouve Clay. Il erre de fête en fête, avec les filles et fils de riches producteurs, essaie diverses drogues, se demande ce qu’il éprouve pour sa petite amie, et couche avec celles et ceux qu’il croise, au hasard des rencontres.

Bret Easton Ellis nous livre un aperçu de la vie de ces jeunes branchés qui passent leur temps à écumer les soirées branchées, s'enivrer au champagne ou avec divers cocktails, se droguer, et entretenir les rumeurs sur leurs connaissances.

Rapidement, on se rend compte que le roman ne possède pas de réelle intrigue, comme si l’absence de consistance de celle-ci collait inexorablement à celle des personnages du livre. On retrouve toutefois une scène récurrente dans ce livre : Clay, le personnage principal, passe sans arrêt devant un panneau publicitaire qui dit : « Disparaître ici ». On se rend compte alors que c’est ce qui fait peur à cette jeunesse abandonnée par leurs parents, dont ils suivent l’actualité sur des magazines, cette jeunesse dorée américaine qui se meurt d'ennui en ayant toutes les libertés et qui, très vite, trouve le sexe sans intérêt et la vie fade. Bret Easton Ellis livre un tableau sans concession d’une génération du paraître, de l'orgueil, d’une bande qui erre sans but, abrutie par une télévision omniprésente, qui vit son existence comme une suite de dépassements, tentant de ressentir quelque chose d’humain et d’oublier le vide qui la consume. Les grands absents du livre sont les parents qui, entre psychanalyse et adultères, sont trop occupés pour voir leur progéniture se détruire en masse.

Bret Easton Ellis excelle dans les références rock et musicales qu’il glisse dans la totalité de ses livres, et plus particulièrement ici où il retranscrit le mal-être adolescent avec virtuosité, par le biais de ces références rock de toute une génération (la génération « MTV »). Son écriture spontanée et dépouillée fait de Moins que zéro un livre qui se lit très facilement, même si parfois le texte devient énervant par sa linéarité qui provoque un peu l’ennui. Écrit à seulement 21 ans, ce livre a été encensé par la critique qui a décelé chez Bret Easton Ellis un véritable talent de narrateur de vies marquantes, souvent mémoire d’une génération.


Nawal Ainouche, 2e année éd.-lib. 2010-2011

 

 

Bret Easton ELLIS sur LITTEXPRESS

 

 

 

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Articles de Julie et de Marie-Aurélie sur Zombies.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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 Article de François sur American Psycho.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Bret Easton Ellis Suites imperiales

 

 

 

 

 

 

 

Article de Maureen sur Suites impériales.

 

 

 

 

 

 

 

bret easton ellis lunar park

 

 

 

 

 

 Article de E. A. sur Lunar Park.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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