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24 mars 2010 3 24 /03 /mars /2010 07:00
lackberg LA PRINCESSE DES GLACES










Camilla LÄCKBERG
La Princesse des glaces

Actes Sud
Collection Actes Noirs




















Quelques mots

Ce qui attire l’œil dans La Princesse des glaces, c’est bien sûr la maquette de sa collection : la même que celle de la trilogie Millénium. Tout comme Stieg Larsson, Camilla Läckberg est suédoise mais les comparaisons s’arrêtent là. Il ne faudrait pas chercher à comparer La Princesse des glaces à Millenium car mise à part la nationalité de leurs auteurs et la collection dans laquelle ils sont édités, ces deux ouvrages n’ont aucun point commun.


L’histoire et les principaux thèmes
fjallbacka2.jpg

Erica Falck, l’héroïne de cette histoire, est auteur de biographies. Célibataire et bien entrée dans la trentaine, elle s’est installée dans la maison de ses parents à Fjällbacka pour régler les frais de succession liés à leur subite disparition. Un jour Erica découvre le cadavre de sa meilleure amie d’enfance Alexandra Wijkner. Les poignets tailladés et plongée dans une baignoire d’eau gelée, Alexandra est la Princesse des glaces. Néanmoins la vérité saute aux yeux d’Erica : son amie n’a pas pu se suicider. Mandatée par la famille d’Alex, Erica mène son enquête et se bat sur tous les fronts : l’enquête, ses intuitions, l’inspecteur Patrick Hedström (éperdument amoureux d’elle depuis le bac à sable), et ses problèmes familiaux.

L’intrigue est pleine de rebondissements et l’enquête progresse rapidement. Beaucoup de thèmes sont abordés dans ce livre. Chaque personnage incarne une strate de la société suédoise. Ainsi, on explore le parcours de chacun.

— L’artiste à la fois marginal et génial, qui produit des toiles de toute beauté mais qui ne souffre pas les regards que lui portent les habitants de la ville.

La femme battue qui, par amour pour ses enfants, refuse de voir la vérité et met toute la volonté du monde pour justifier les coups que lui assène son odieux mari.

L’héroïne célibataire qui se comporte tour à tour telle une enquêtrice et telle un pré-ado amoureuse (de nombreuses scènes font d’ailleurs écho au Journal de Bridget Jones).

La vieille bourgeoise acariâtre et sèche qui tente d’acheter tout le monde avec sa grande fortune et misetout sur les apparences.

Chaque partie adopte le point de vue d’un personnage, son vocabulaire et ses intonations. On pénètre ainsi d’autant mieux dans le quotidien de ces personnages, dans les peurs, les petites histoires et les tragédies qui ont fait partie de leur vie. Chaque personnage semble avoir un mobile pour le meurtre d’Alexandra puisqu’ils ont tous une part d’ombre et des secrets bien gardés pour sauver les apparences.

Fjällbacka est une ville paisible en hiver (car les touristes n’y sont pas). Mais le poids du qu’en-dira-t-on a une influence énorme sur les habitants qui s’efforcent d’être le plus insignifiant possible. Plus en progresse dans l’histoire et plus on se rend compte que c’est la peur du regard des autres et du qu’en-dira-t-on qui régit la vies de ces habitants.

fjallbacka.jpgFjällbacka

Mon avis

Mis à part quelques petites choses qui m’ont un peu déçue, La Princesse des glaces est un roman agréable à lire. Je commencerai donc par aborder les points négatifs (histoire de rester sur une note positive car c’est un bon livre).

Tout d’abord, je trouve que l’intrigue est moment un peu trop centrée sur Erica Falke (l’héroïne) et ses petits états d’âme. On vire carrément à la caricature de Bridget Jones jusqu’au réchauffage de la mythique scène de « vais-je choisir la culotte de grand-mère ou bien le string dentelle ? ».

Je trouve dommage également que les personnages soient si prévisibles : les méchants sont de « vrais méchants » et n’ont absolument rien pour plaire, ce qui rend l’intrigue quelque peu manichéenne.

Enfin, (et fini les critiques après), ce livre n’est certainement JAMAIS passé entre les mains d’un correcteur car il est truffé de fautes de traduction, de maladresses et autres erreurs qui gênent la lecture.

Néanmoins, La Princesse des glaces est un bon roman qui se lit rapidement, le style est quasi oral et nous donne l’impression de lire une histoire fraîchement racontée. L’intrigue est plutôt bien menée : durant toute la lecture, on soupçonne, on soupçonne mais on ne découvre l’identité du tueur que dans les dernières pages.

On se projette dans la tête des différents personnages grâce à l’écriture de Camilla Läckberg qui change parfois de registre et de ton pour s’approprier l’état d’esprit de certains personnages.

L’enquête rebondit sans cesse sur de nouveaux indices, ça existe et ça va vite. Commencer ce livre, c’est le finir !


Sandrine, L.P. librairie



Le polar scandinave sur LITTEXPRESS

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Article d'Adrien sur Ce doux pays d'Ake Edwardson








Article de Julie sur Les hommes qui n'aimaient pas les femmes, de Stieg Larsson








La fille qui rêvait d’une allumette et d’un bidon d’essence
, publié par Actes Sud en 2006 : voirl'article de Sandrine









Camilla Läckberg, La Princesse des glaces, article de Valentin

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Published by Sandrine - dans polar - thriller
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