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18 novembre 2011 5 18 /11 /novembre /2011 07:00

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Carlos FUENTES
La Frontière de verre
Titre original
La Frontera de cristal, 1995
Traduction de
Céline Zins
Gallimard,
Du monde entier, 1999.







 

 

 

 

 

 

 

La Frontière de verre – roman en neuf récits est un recueil de nouvelles qui  a été écrit en 1995 puis publié en 1999 par la maison d’édition Gallimard. Son auteur, Carlos Fuentes, est un écrivain mexicain très reconnu dans le monde littéraire et dont la production, conséquente, a été récompensée à diverses reprises. En 1977, avec le prix Rómulo Gallegos pour Terra Nostra et en 1987 par le prix Cervantès.
 
A travers neuf textes, « La capitaline », « La peine », « Dépouillement », « Le trait de l’oubli », « Malintzin des ateliers », « Les amies », « La frontière de verre », « Le pari », « Rio Grande », « Rio Bravo », il  nous transporte sur un autre continent : le continent nord-américain. Et plus précisément le long de la frontière, du fleuve qui sépare deux pays, le Mexique et les États-Unis.

On plonge alors dans le quotidien de personnages aux caractères divers et variés et aux classes sociales hétérogènes. Au fil du récit, on rencontre par exemple des ouvrières mexicaines, un médecin, un écrivain, un chef cuisinier, un chauffeur de taxi, une vieille Américaine, des travailleurs clandestins défiant le Rio Grande, Rio Bravo dans le but de faire survivre leur village… Dans ces textes empreints de réalisme, l’auteur nous propose un aperçu de la société qui est aujourd’hui encore d’actualité. Et cela grâce aux thèmes qu’il aborde : l’amour, l’amitié, le racisme, l’adultère, l’homosexualité, la solitude… De plus, il évoque des sujets propres à notre époque : l’obésité, l’exubérance de la société de consommation, le fonctionnement des maquiladoras, la mondialisation de la culture américaine…

Ce roman nous plonge aussi au cœur des tensions entre deux populations qui, à travers les âges, se sont affrontées. La thématique majeure de ce livre ce sont les relations complexes qui unissent deux états distincts. L’un très développé ayant une influence massive sur le monde et l’autre plus pauvre qui essaye de le concurrencer. Et c’est notamment la question du travail et de l’immigration qui les déchire.

C’est aussi en maniant l’humour parfois noir, l’ironie, en introduisant le registre fantastique (dans « Dépouillement ») et en variant les exercices de style qu’il tient le lecteur en haleine. En effet, les structures de ces nouvelles sont très hétéroclites comme le montrent « Le trait de l’oubli » et « Rio Grande, Rio Bravo ». On a donc une grande diversité de textes. Toutefois, ce qui constitue l’originalité de ce recueil vient du fait que cette pluralité est opposée à une certaine unité. Il est vrai que ce livre est à la limite du roman et peut y être assimilé puisqu’un lien est mis en place entre les personnages. Cela nous permet de pouvoir situer les héros les uns par rapport aux autres et ainsi d’établir les liens de parenté qui les relient.

Cet écrit est aussi riche car il permet à l’auteur de faire une critique incisive sur les sujets qui lui tiennent à cœur (les conséquences des libertés abusives des États-Unis, les préjugés …) et de se positionner sur le rôle de la littérature qui est ici synonyme de transmission d’idées et d’engagement : « Tout écrit est politique ».

Grâce à ses nombreuses facettes, ce volume permet à l’auteur de s’exprimer pleinement et d’utiliser un langage familier, courant ou poétique, lyrique.



Jugement personnel

Cet ouvrage est très réussi car on ne peut lui être indifférent. Il est très facile de s’identifier à un des protagonistes et de ressentir une multitude d’émotions. De la peine pour un vieil homme intègre qui a été abandonné, de l’indignation face à la corruption ou aux échecs du système judiciaire (dans « Les amies »), de l’espoir avec l’apparition de l’amour ou de l’amitié, de la colère face aux intolérances, de la tristesse face à la haine provoquant la mort. En conclusion, c’est un livre qui nous permet de lutter contre l’ennui. Il manie le dramatique et le comique avec brio et fait se succéder des passages positifs et pessimistes tout en nous apprenant  des faits historiques ou en convoquant nos sentiments !


Marie D., Première année Édition-Librairie

Carlos FUENTES sur LITTEXPRESS

 

Carlos Fuentes En bonne compagnie

 

 

 

 

 

 

Article de Marlène sur En bonne compagnie.

 

 

 

 

 

En inquiétante compagnie

 

 

 

 

Articles de Laure et d'Antoine sur En inquiétante compagnie.

 

 

 

 

 

 

 


 

 

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Published by Marie - dans Nouvelle
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commentaires

thomas 19/11/2016 13:21

merci

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