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3 août 2013 6 03 /08 /août /2013 07:00

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Carmen LAFORET
Nada
traduction
Marie-Madeleine Peignot
& Mathilde Pomès
éd. Bartillat, 2004
LGF / Livre de poche, 2006
Bartillat Omnia, 2010


 

 

 

 

 

 

 

 

Carmen Laforet est née à Barcelone. Elle part à l’âge de deux ans pour les îles Canaries avec sa famille. Elle revient à Barcelone à l’âge de 18 ans. Nada, son premier roman¸ est publié en 1944 puis il remporte le prix Nadal en 1945. Aujourd’hui encore, il fait partie des livres espagnols les plus lus au monde. Carmen Laforet marque le renouveau du roman espagnol d’après-guerre. Elle meurt en 2004.



Nada : l’histoire

Le roman Nada se passe en Espagne dans les années d’après-guerre. Il est raconté à la première personne par le personnage principal : Andréa, une jeune fille de 18 ans. Andréa n’a ni père, ni mère. Elle va à Barcelone dans la famille du côté de sa mère pour faire des études de Lettres. Aller à Barcelone est son rêve mais elle est vite rattrapée par la dure réalité de la vie. Sa famille est pauvre. Elle vit dans un appartement de la rue Aribau avec sa grand-mère, une tante (Angustias), un oncle, sa femme (Juan et Gloria) et leur enfant, ainsi qu'une femme de ménage. Un autre oncle, Roman, habite dans le même immeuble, dans un appartement au-dessus. Les liens de famille sont très particuliers, ils se méprisent les uns les autres. Andrea déteste cet univers et souhaite en sortir. Elle rencontre alors Ena, une jeune fille qui fréquente la même université qu’elle et qui lui inspire beaucoup de bonheur. Naît entre les deux jeunes filles une amitié très forte. Tellement forte qu’Andréa dépense l’argent de sa bourse dans l’achat de fleurs pour la mère d’Ena même si cela la prive de repas pendant plusieurs jours. Mais Ena va commencer à passer beaucoup de temps avec Roman, ce qui ne plaira pas à Andréa. Elles vont commencer à s’éloigner l’une de l’autre. 



Les personnages

Andréa : elle n’a ni père, ni mère. Elle a honte de la famille dans laquelle elle vit. Elle n’a pas l’existence dont elle rêvait en arrivant. Elle aimerait avoir une famille comme celle d’Ena. Cette dernière devient une personne très importante pour elle. Elle lui apporte la joie qu’elle perd petit à petit dans sa famille. Elle ne veut pas qu’Ena vienne chez elle car elle a honte.

Ena : Elle se moque d’Andréa au début. Par la suite, elle va avouer ceci à Andréa : « la véritable amitié me paraissait un mythe, jusqu’à ce jour où je t’ai connue ». Elle va commencer à fréquenter Roman car c’est une personne qui l’intrigue. Sa mère avait été amoureuse de lui dans sa jeunesse. Elle se considère comme une « enfant terrible et cynique » et estime que grâce à Andréa et Jaime, son petit ami, elle peut devenir meilleure.

Angustias : Elle a un caractère très fort. Elle ne veut pas qu’Andréa reste toute seule. Elle essaye de la contrôler. Elle ne supporte pas Gloria. Elle est persuadée qu’elle a épousé Juan pour l’argent qu’il avait et qu’elle le trompe. C’est une religieuse et elle repart dans un couvent à cause d’une histoire avec son patron avec qui elle a sûrement eu une relation.

Juan : C’est un peintre qui n’a pas réussi. Il est violent, frappe souvent sa femme lorsqu’il est en colère.

Gloria : femme de Juan. Elle est mal aimée par toute la famille sauf par la grand-mère. Elle sort tard le soir pour aller gagner de l’argent ce qui lui vaut les réprimandes d’Angustias qui pense qu’elle sort pour tromper son mari. Elle dit être la seule à essayer de trouver des solutions pour gagner de l’argent. Elle est nostalgique des premières années d’amour avec Juan mais continue de l’aimer et ne souhaite pas le quitter.

Roman : Il méprise tout le monde, se sent supérieur. Il souhaite tous les contrôler. C’est un musicien. Il a un perroquet et un chien. Parfois, il disparaît pendant plusieurs jours sans dire où il va.

La grand-mère : elle est naïve. Elle ne veut pas voir que tout le monde se déteste. Elle n’aime pas quand les membres de sa famille se mettent en colère les uns contre les autres.

 

Les thèmes

 

– La pauvreté

– La famille

– L’amitié

 

Tous ces thèmes se rejoignent autour de la déception d’une jeune fille lorsqu’elle est confrontée à la réalité. Ils sont soit responsables de cette déception (elle a une famille qui lui fait honte, elle voudrait mieux) soit porteurs d’espoir (l’amitié avec Ena lui permet de changer d’air, de découvrir un autre style de vie).  La ville est décrite  de manière assez péjorative ; Andréa la perçoit d’abord comme « la grande ville adorée en rêve », puis une fois qu’elle y habite, elle est déçue. Elle se rend compte que la réalité n’est pas du tout comme ce qu’elle souhaitait. Au final, elle est contente d’en partir. Elle va vers un nouvel espoir. Même si le ton roman est plutôt triste, à la fin l’espoir revient.



Avis personnel

J’ai beaucoup aimé ce roman que j’ai découvert par hasard. Les sentiments d’Andréa envers sa famille et ses amis, tout particulièrement pour Ena sont très bien décrits. On voit aussi bien à quel point les liens de famille sont instables. Ce roman a une part de réalité.


Emmanuelle, 2e année Bibliothèques

 

 

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