Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
25 août 2010 3 25 /08 /août /2010 07:00

carrie-Ryan-La-Foret-des-damnes.gif


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Carrie  RYAN
La Forêt des damnés
Gallimard jeunesse, 11 février 2010.




 

 

 

 

 

Carrie-Ryan.jpegL'auteur

Carrie Ryan est une jeune Américaine née à Greenville en Caroline du Sud. Très sportive, c’est en fac de droit qu’elle rencontre son fiancé (écrivain lui-même et avocat.) C’est lui qui la pousse à écrire des romans de zombies. Carrie n’aimait pas les histoires d’horreur, mais il lui en fait regarder une et elle « adore ». Tous les soirs, il lui lit  The Zombie Survival Guide. Elle commence par de la chick lit mais il lui conseille d’écrire sur ce qu’elle aime. C’est ainsi qu’elle écrit The Forest Of Hands And Teeth (La Forêt des damnés, en français.) Carrie pense qu’elle continuera à écrire sur ce même sujet.

La forêt des damnés n’est pas le premier livre qu’elle ait écrit, mais le premier à être publié.  Référence : son site personnel (pour ceux qui veulent une biographie plus longue. Désolée, elle est en anglais) :

http://www.carrieryan.com/

 

 

 

Le roman

 

Inspirée du film Le Village, cette histoire se déroule dans un hameau coupé du reste du monde par un grillage. Cette clôture est à la fois une protection (puisque le monde extérieur est infesté de zombies) et une prison (surtout pour la jeune Mary.)

Les « Sœurs » (un groupe de religieuses) dirigent la petite communauté qui doit suivre des règles précises pour survivre : personne ne doit s’approcher du grillage au risque d’être contaminé ; à partir d’un certain âge, il faut trouver compagnon pour assurer la descendance des vivants (là encore le mariage est organisé avec des cérémonies obligatoires) ; des hommes patrouillent le jour comme la nuit…

Personne ne sait pourquoi les gens ont subi ce processus qu’ils appellent tous le « Retour ». Ils n’aiment pas beaucoup parler du passé, comme s’il n’avait jamais existé.

Mary, l’héroïne, a grandi avec les histoires de sa mère qui lui parlait d’océans, de buildings qui touchaient le ciel… Toutes ces histoires donnent naissance à la motivation de la jeune fille qui rêve de voir l’océan : cette grande étendue d’eau à perte de vue. Elle ne voit que la forêt derrière ces grillages. 

 

 

L’histoire commence par un accident qui va changer la vie de la jeune fille : elle n’est pas rentrée assez tôt pour s’occuper de sa mère qui s’est approchée du grillage et qui a été contaminée. Son frère, Jed, n’arrive pas à le lui pardonner. L’homme qu’elle aime, Travis, a demandé sa meilleure amie, Cassandra, en mariage. Harold (ou Harry) ne se décide pas à faire sa demande. N’ayant aucun prétendant, Mary est envoyée chez les « Sœurs ». Mais elle n’oublie pas ses rêves de jeunesse.


Sœur Tabatha lui fait peur. Elle la menace de la donner en chair à pâté aux habitants de la « forêt des Mains et des Dents » (nom attribué à ce qui se trouve de l’autre côté du grillage).

C’est alors que Travis est transféré dans l’église à cause d’une mauvaise blessure. Mary  passe son temps avec lui et découvre qu’il l’aime. Mais il est « fiancé » à Cassandra et Harry vient demander sa main.

Quelque chose d’incroyable va bouleverser sa vie : l’arrivée d’une fille extérieure à leur village. Depuis longtemps, les sœurs racontent à tout le monde que seul leur village a survécu, qu’il n’y a aucun être vivant ailleurs. Mais elles se trompent. Cette jeune fille s’appelle Gabrielle et elle est venue de très loin. Les sœurs la cachent mais Mary la découvre et parle avec elle. La jeune fille lui donne un code mystérieux, qu’elle ne percera qu’à la fin du livre.

Gabrielle disparaît et Mary la revoit, quelque temps après, de l’autre côté du grillage. Elle n’en revient pas : les sœurs l’ont-elles offerte à ceux qui ont subi  le « Retour » ? Malheureusement, c’est une grave erreur. Gabrielle est une « rapide », un être d’une force et d’une vitesse incroyables. Elle tente de déchirer le grillage, jusqu’à se blesser, sur plusieurs pages (peut-être même une bonne partie du livre.) Elle fait peur et il y a de quoi. C’est même elle qui brise la clôture et permet aux autres de rentrer avec elle pour tuer tout le monde…

Essayons de préserver le suspens. Bien sûr, quand on commence le livre, on ne peut s’arrêter. Dès que la situation se calme, quelque chose, un élément, vient tout chambouler. Elle a fui les sœurs et peut commencer une nouvelle vie avec son fiancé. Mais Gabrielle perce le grillage et les zombies envahissent le village. Puis certains s’en sortent, et à peine est-ce le cas qu’il leur arrive encore quelque chose, sans que tout cela devienne lourd.


On est tellement pris dans un tourbillon de peur, de suspens, d’attente de la suite, qu’on a le cœur à cent à l’heure et les yeux qui dévorent les mots.

Malheureusement, à la fin du livre, je ne pouvais plus supporter l’héroïne. Elle n’a que « l’océan » en tête. Elle se le reproche après la mort d’un personnage qui lui est cher. Mais peu de temps après, elle retourne dans son fantasme et d’autres personnages importants meurent à cause d’elle.

L’océan est le premier mot du livre, mais pas le dernier. En revanche, il ouvre et clôt le roman.

Cette œuvre ressemble étrangement à The Village, le film : des plates-formes dans les arbres, le grillage, la jeune fille qui va prendre le risque de sortir, le monstre au dehors qui les tue s’ils osent sortir (un jour il entre, tout comme les zombies), l’aide qu’elle trouve à l’extérieur… (Pardon pour ceux qui n’ont pas vu le film et donc à qui cela ne parle pas.)

Ce n’est pas vraiment un livre qui se prête à l’analyse, je voulais juste le faire découvrir (après il faut pouvoir aimer ce genre de livre, bien entendu.) Je vous laisse donc le percevoir à votre manière et l’apprécier par vous-mêmes.

carrie-ryan-the-forest.jpg

L’héroïne.

Mary. Un personnage qu’on peut facilement détester. Elle sait ce qu’elle veut, mais cela la rend égoïste. Elle n’est pas parfaite, loin des héroïnes habituelles. Au premier abord elle ressemble à toutes les jeunes filles de son âge. Elle aime, elle veut être aimée de l’homme qu’elle aime, elle trouve tout injuste (tout ce qui lui arrive), elle est curieuse, elle ne respecte pas l’autorité des adultes, elle n’en fait qu’à sa tête… Elle est beaucoup trop impulsive et ne pense jamais aux conséquences de ses actes. Et quand on pense qu’elle a enfin compris, elle recommence. Par exemple, quand Travis se sacrifie pour qu’ils puissent s’enfuir, elle pleure sa mort et on se dit : « Elle a enfin compris qu’il n’y a pas que sa petite personne et qu’elle met les autres en danger avec son océan qu’elle veut à tout prix trouver. » Mais non, elle continue et son frère, Jed, en meurt. Et quand elle trouve l’océan, enfin, elle oublie que ses amis l’attendent, qu’elle a tué les gens qu’elle aime (sa mère, son petit ami, son frère, et même tout le village . si elle n’avait pas été aussi curieuse, peut-être Gabrielle aurait-elle été épargnée.) Elle s’en moque totalement car elle a trouvé son océan.

Par son imperfection, ce personnage est assez intéressant. Malgré tous ses défauts, ses proches l’aiment. Seul le lecteur se lasse de son comportement « enfantin ». De plus, le livre se coupe d’un coup (eh oui, un deuxième tome est en prévision), nous laisse sur notre faim et l’image d’une fille qui ne pense qu’à elle est la dernière qui nous reste d’elle.

C’est la seule qui soit aussi peu « héroïne ». Travis n’hésite pas à se sacrifier pour sauver tout le monde. Jed protège sa femme contaminée jusqu’à la fin et se montre fort pour les autres. Quand sa sœur se met en danger pour retrouver l’océan, il ne veut pas la laisser seule et malgré les risques, la suit. Cassandra se prend d’affection pour un petit enfant sauvé par Harry et se sent prête à tout pour le protéger. Harry est comme son frère, il affronte le danger pour sauver ceux à qui il tient. Seule Mary n’est pas ainsi ; ce sont plutôt les autres qui se sacrifient pour elle.


Marion, 1ère année Bib.-Méd.-Pat.

Partager cet article

Repost 0
Published by Marion - dans jeunesse
commenter cet article

commentaires

mcecile 26/03/2012 11:42

Merci pour votre article sur carrie ryan que je viens de découvrir ; c'est étrangement un remake de the village même si ... je trouve l'écriture de ryan décevante : avoir une imagination aussi
développée au service d'un style un peu trop benêt ; un livre qu mériterait d'être réecrit ne serait-ce que proprement

Recherche

Archives