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30 août 2013 5 30 /08 /août /2013 07:00

CECIL-et-Luc-BRUNSCHWIG-Holmes-01.jpg









CÉCIL et Luc BRUNSCHWIG,
Holmes
Livre 1 L’adieu à Baker Street
Éditions Futuropolis, 2006

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Auteur et dessinateur

brunschwig.jpgLuc Brunschwig est né en 1967 à Belfort. Après des études en publicité, il travaille dans une agence de publicité mais passionné par la bande dessinée, il commence à écrire des scénarios.

Lors d’un Carrefour de l’Illustration du Livre pour enfants, il rencontre Laurent Hirn, dessinateur à la recherche d’un scénariste. Ainsi, ils lancent ensemble Le Pouvoir des innocents, en cinq tomes, édité par Delcourt.

À partir de 1985, Luc Brunschwig crée deux autres séries simultanément : L’Esprit de Warren avec Servain et Vauriens dessinées par Laurent Cagniat respectivement en quatre et trois tomes. Puis ses collaborations se multiplient et à la fin des années 90 il crée notamment Angus Powderhill avec Vincent Bailly et Makabi avec Olivier Neuray.

En 2005, Luc Brunschwig devient directeur de la collection « 32 » des éditions Futuropolis. Il réalise La Mémoire dans les poches avec Étienne Le Roux et Le Sourire du clown pour Laurent Hirn.

Le premier tome d’Après la Guerre, avec les dessins de Freddy Martin, est édité en 2007 et s’insère entre les parutions des deux premiers tomes de Holmes.

En 2011, la série Makabi est reprise par les éditions Bamboo sous le titre de Lloyd Singer. Le premier tome d’un nouveau cycle avec le dessinateur Olivier Martin doit paraître début avril.

Luc Brunschwig a également crée deux suites à la série Pouvoir des innocents neuf ans après sa fin présumée : Les Enfants de Jessica avec Laurent Hirn et Car l’Enfer est ici avec Laurent Hirn et David Nouhaud.

Avec Roberto Ricci, un nouveau dessinateur, il reprend Urban Games, projet abandonné en 1999, et le fait éditer sous le nom d’Urban.

 

 

cecil.jpgChristophe Coronas, également connu sous le pseudonyme Cécil, est né à Dax en 1966. En 1984, il entre à l’école des Beaux-Arts de Bordeaux et travaille parallèlement à la librairie Bulle, spécialisée dans la BD et la musique. Il devient ensuite publiciste puis graphiste et illustrateur.

En 1990, il réalise L’Empreinte des chimères avec Mathieu Gallié. A l’occasion de sa rencontre avec Éric Corbeyran en 1996 et après trois ans de préparation, le premier tome de Réseau Bombyce, Papillon de nuit, paraît en 1999 chez Les Humanoïdes Associés. Monsieur Lune, le deuxième tome, sortira en 2002. Le dessinateur reçoit le prix Canal BD en 2000.

En 2004, il publie un conte pour enfants, Piccolo le fou triste, premier tome de la série Les contes et récits de Maître Spazi, avec Denis-Pierre Filippi et Jean-Jacques Chagnaud.

Le premier tome de Holmes est publié en 2006 par Futuropolis dans la collection « 32 ». Prévue à l’origine comme une trilogie cette série comportera finalement neuf tomes. Le second est édité deux ans plus tard et le troisième en 2012.

Christophe Coronas participe aussi à un travail collectif autour de Popeye en 2010 pour lequel différents artistes s’associent afin de rendre hommage au célèbre marin. Après une longue attente, le dernier tome du Réseau Bombyce paraît en 2011 chez le même éditeur.



Résumé

La bande dessinée commence sur une illustration de la lutte entre Sherlock Holmes et Moriarty au bord des chutes du Reichenbach. Dans une courte introduction, l’auteur nous présente les faits et tel un détective il analyse les informations que Watson possède.

On peut en effet noter qu’il n’y a pas eu de témoins, Watson n’a jamais vu ce fameux docteur et son compagnon ne lui en a jamais parlé. Pour conclure, une question : Pourquoi ?

Le 4 mai 1891, les deux hommes meurent en Suisse. Le chapitre 1 commence cinq jours plus tard à Londres, lorsque Watson écrit ce qu’il s’est passé pour Strand Magazine. Lors d’un bref flash back, on voit Watson trouver aux bords des chutes la canne de Holmes et la lettre qui lui est destinée.

Pendant ce temps à Londres, l’ancien appartement de Holmes a été vandalisé et Simeon Wiggings, enfant des rues qui aidait le détective, mène l’enquête. Watson vient alors sur les lieux et accompagne le jeune homme dans ses recherches.

Les deux compagnons retrouvent les voleurs et suivent leurs traces jusqu’à une vieille usine désaffectée. Ils découvrent ainsi que Mycroft, le frère de Holmes, a envoyé des hommes afin de retrouver le dossier Moriarty.

 CECIL-et-Luc-BRUNSCHWIG-Holmes-pl-3.jpg
Dossier qu’ils n’ont pas pu trouver car il a été confié à un policier que Watson et Wiggins s’empressent d’aller voir. C’est alors que Mycroft arrive et explique à Watson que depuis le mariage du médecin, Holmes se droguait beaucoup plus et qu’il n’était plus capable de résoudre des enquêtes. Le docteur Moriarty ne serait qu’une invention du cerveau drogué du célèbre détective qui aurait fini par se suicider. C’est pour cette raison que Mycroft a voulu effacer toute trace de la déchéance de son frère. Le lendemain, l’agent littéraire de Watson, Arthur Conan Doyle, lui rend visite et lui explique que le magazine qui publie le récit de la mort de Holmes refuse de continuer.

En effet, ils ont reçu une lettre du frère de James Moriarty qui réfute complètement les faits rapportés par Watson. Afin de vérifier l’existence du professeur Moriarty, Watson et Wiggins se rendent chez lui. Ils découvrent alors que le père de Holmes l’a engagé durant l’été 1872 pour être le précepteur de son fils. On apprend également que Sherlock a eu peu d’éducation étant enfant car il voyageait beaucoup avec ses parents.

Malheureusement, le professeur ne veut en dire plus et les deux compagnons sont obligés de partir. Avant leur départ, ils découvrent toutefois que le père de Sherlock paye le loyer de la maison.

Ainsi finit le premier tome.



Composition

Pour rappeler les romans d’origine dans lesquels Watson raconte l’histoire, l’auteur et le dessinateur ont choisi d’alterner au début l’action et une représentation des lettres écrites par le docteur. On assiste ensuite à une action sans dialogues avec quelques bulles contenant la lettre laissée par Holmes à Watson. Après la découverte de la chambre fouillée par Wiggins, le docteur Watson raconte une seconde et dernière fois l’histoire, de son point de vue.

Une police manuscrite est utilisée pour les représentations des lettres ou lorsque le texte de celles-ci accompagne les images dans des bulles.

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Lorsqu’il s’agit d’un flash-back, d’un rêve ou que Watson revoit Holmes dans son appartement, les cases ne sont pas encadrées. La différence est peu visible mais cela ne rend en aucun cas la lecture difficile. On apprend ainsi comment Sherlock Holmes a demandé à Wiggins de devenir son « apprenti ».

Lorsque Mycroft explique au docteur que son frère se droguait après son mariage, Watson imagine Holmes se jetant dans les chutes.

 CECIL-et-Luc-BRUNSCHWIG-Holmes-p-26.jpg
La vision aux bords des chutes fait d’ailleurs le lien avec un rêve de Watson. Il imagine que son ancien compagnon vient le sortit de ses réflexions et ils échangent quelques mots au sujet de son addiction. Cette discussion, sur le ton de la plaisanterie mais avec une ironie cinglante, aurait très bien pu avoir lieu.

Grâce à des flash-back, le rêve et les visions de Watson, Holmes est présent tout au long de l’histoire. Comme auparavant, il est constamment au côté Watson bien que mort.



 Graphisme

Holmes a entièrement été dessiné à l’aquarelle dans des tons de gris-bleuté et de noir. Cela crée une ambiance sombre de l’Angleterre du XIXe siècle et de Londres, ville brumeuse et pluvieuse.

On peut remarquer de plus les jeux d’ombres et de lumière. La tête de Sherlock Holmes est rarement visible. Soit son visage n’est pas dessiné, soit il est au trois-quarts dans l’ombre. On peut aussi noter que lorsque Watson et Wiggins vont rencontrer le professeur Moriarty, l’entretien se fait dans une pièce très sombre, celui-ci prétextant une migraine. Le côté mystérieux des deux personnages de Holmes et de Moriarty est donc renforcé.

CECIL-et-Luc-BRUNSCHWIG-Holmes-pl-1.jpg


Mon avis

Grande amatrice de Sherlock Holmes, je me suis empressée de lire les deux premiers tomes de cette BD qui m’a été conseillée par une librairie. Je n’ai pas été déçue !

Il s’agit bien sur d’une énième adaptation des histoires du célèbre détective mais Luc Brunschwig s’est intéressé à la période la plus mystérieuse de sa vie. Il a finalement réalisé une BD pleine de suspense avec un récit très dense, condensé en seulement une quarantaine de pages par tome.

Cette adaptation reste fidèle aux livres car le scénariste fait intervenir des personnages existant dans certaines nouvelles d’Arthur Conan Doyle comme Wiggings. On peut trouver de nombreuses références aux livres dont notamment l’agent littéraire de Watson qui n’est autre que l’auteur de Sherlock Holmes.

Alors que Watson est souvent considéré comme le « chien » de Sherlock Holmes, j’ai apprécié la manière dont il est mis en avant ici. Même s’il est aidé par Wiggins, cela montre que les années passées avec le célèbre détective ont modifié sa manière de penser.

De plus, à la différence des autres adaptations, Holmes est décrit comme drogué.

Son combat avec Moriarty occulterait son suicide pour respecter l’image que les lecteurs ont de lui. Dans son rêve, Watson s’entend dire par Holmes qu’il l’a progressivement remplacé par le personnage « parfait » de ses récits, réfutant l’emprise de la drogue sur son compagnon.

On pourrait presque croire que Sherlock Holmes et John Watson ont vraiment existé. Il est intéressant de noter que c’est la seconde adaptation qui remet en question l’existence du professeur James Moriarty et qui aboutit au suicide du détective. En juillet 2010, la première saison de la série Sherlock est diffusée sur BBC One. Après l’adaptation moderne de quelques affaires telles que Le chien des Baskerville et Une étude en rouge, le dernier épisode de la saison 2 remet complètement en cause l’existence de James Moriarty et se conclut par la mise en scène du suicide de Sherlock Holmes.

Après plusieurs lectures, on en vient à se demander si Sherlock Holmes est réellement mort ou s’il ne s’agit pas d’une mise en scène. Le deuxième tome apporte quelques réponses mais le troisième ne fait qu’amener de nouvelles questions. Il faudra malheureusement attendre longtemps pour avoir le fin mot de l’histoire.


Isabelle, 2ème année Édition-Librairie 2012-2013

 

 

 

 

 

 


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Published by Isabelle - dans bande dessinée
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