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1 février 2011 2 01 /02 /février /2011 07:00

Craig-Johnson.jpg   

Jeudi 27 janvier 2011, 18H30, à la librairie Georges (Talence),

Craig Johnson nous a fait découvrir sa conception de l’écriture.


 
Craig-Johnson-The-cold-dish.jpgAuteur de romans policiers publiés chez Gallmeister (The Cold Dish, Death Without Company, Kidness Goes Unpunished, Another Man’s Moccasins entre autres), il remporta le prix du roman noir 2010 avec Little Bird, deuxième volet de la série du shérif Walt Longmire. L’écrivain vit actuellement dans un ranch sur les contreforts des Bighorn Mountains, dans le Wyoming. Son CV ne manque pas d’originalité : policier à New York, camionneur, pêcheur, charpentier avant de devenir écrivain. Curieux de nature, pour lui, cette polyvalence et sa grande capacité d’adaptation furent nécessaires afin de devenir écrivain à part entière. Entouré de livres dès son plus jeune âge, il a toujours voulu écrire. Cette envie de découvrir le monde qui l’entoure se révèle très tôt. Pour l’anecdote, à l’âge de huit ans, alors qu’il vivait près d’une voie de chemin de fer, il sauta un jour dans un wagon et parcourut 600 kilomètres ! Cette forte personnalité ne l’a jamais quitté. Accumulant les expériences, les rencontres et les lieux, il possède alors le matériau dont il a besoin pour écrire, critiquant ouvertement les « writing schools », refusant toute inspiration « non naturelle ».
 
Dans ses livres, notamment  dans Little Bird et Le Camp des morts (premier voletCraig-Johnson-Little-Bird.jpg de la série de Walt Longmire), Craig Johnson a toujours refusé de traiter les enquêtes policières telles que montrées par les médias, où l’argent et les technologies sont mis en avant. C’est sur l’aspect social, les rapports entre les personnes qu’il insiste. Dans ses dialogues, il n’utilise aucun verbe de déclaration, chaque personnage possédant une caractéristique propre (son niveau de langue, un humour sadique…).

Ses romans se déroulent dans un lieu imaginaire, le comté d’Absaroka,  dans le Wyoming, aux États-Unis. L’auteur ne voulait pas être limité par la réalité. La nature s’y révèle hostile, les personnages sont confrontés à la mort et font preuve d’une grande ténacité. Expliquant cela par son expérience personnelle, il attribue aux femmes dans ses livres une personnalité aussi forte que celle des hommes. La note sentimentale dans ses romans le différencie des autres polars américains. Il montre que la relation entre Blancs et Indiens est possible sans aucune condescendance. Pour lui, les Indiens doivent d’abord être vus comme des gens normaux, puis comme des Indiens. Très proche d’eux, l’écrivain transforme les stéréotypes, refusant le cliché de cet indien impassible, détail qui semble plaire davantage au public français qu’américain.

 

Lorsqu’on demande à l’auteur s’il se sent concerné par le Nature Writing, il répond bien évidemment par l’affirmative. Vivant dans un village isolé de vingt-cinq habitants, il transmet à travers ses romans sa perception de la nature : « On ne peut pas ignorer la force de la nature, c’est un appel que tout le monde peut comprendre. On peut se cacher de tout sauf de soi-même. »
 
Craig Johnson pense que chacun d’entre nous possède un potentiel d’écriture. Tout homme menant une vie ordinaire en est capable. Et pour lui, l’écriture est un processus continu. L’auteur se lève tôt le matin, et nourrit ses animaux, c’est là qu’il trouve l’inspiration. Puis, il rejoint son bureau et se laisse guider par sa plume.
 
Site de l’auteur :  http://www.craigallenjohnson.com/

 

 

Clémence, 1ère année Bib -Méd.

 

 


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Published by Clémence - dans EVENEMENTS
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