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17 août 2012 5 17 /08 /août /2012 07:00

Dashiell-Hammett-Le-grand-braquage.gif

 

 

 

 

 

Dashiell HAMMETT
Le Grand Braquage

Titre original
The Big Knockover (1924)
Initialement traduit sous le titre
Dollars de sang

Nouvelle traduction
Janine Hérisson
et
Henri Robillot
Gallimard
Collection Carré noir, 1980
Folio policier, 2004

 

 

 

 

 

 

 

Le Grand Braquage appartient au genre du roman noir qui naît véritablement aux États-Unis dans les années 1920 et tente de rendre compte de la réalité sociétale : crime organisé, affaires mafieuses, corruption politique et policière, violence et insécurité urbaines... Tout en étant un roman de détective, il se fixe ses propres frontières en s'opposant au roman d'énigme et se situe dans un univers moins conventionnel.



Biographie

Né dans une famille pauvre le 27 mai 1894 à Baltimore, Dashiell Hammett est le fils d'un politicien escroc. Il part de chez lui à 14 ans pour mener une vie de bohème où il sera initié à la loi de la rue. Détective privé pendant six ans au sein d’une célèbre agence, il découvre l'importance de la corruption au sein de la société américaine.

De ses expériences, il tire son inspiration pour le « Roman noir » dont il est considéré comme le fondateur. Des auteurs tels que Hemingway, Chandler ont chacun reconnu son influence sur leur propre travail.

Quand Hammett rencontre le succès dans son pays, on fait de lui l'inventeur de ce que l'on peut traduire par l'« école des durs à cuire », en référence aux personnages violents et dépourvus de sensibilité qui fourmillent dans ses histoires. Ses premières nouvelles paraissent en 1922 dans les collections de romans populaires mais sans grand succès. Il écrire six grands romans : Le Grand Braquage, La Moisson rouge, Sang maudit, Le Faucon de Malte, La Clé de verre, L'Introuvable.
 
Sa brève carrière d'écrivain se termine en 1934, après une période de succès de 1929 à 1934. Alcoolique et malade de la tuberculose, Dashiell Hammett meurt à New York en 1961.



Le Grand Braquage

Cet ouvrage contient une préface de Lillian Hellman, sa femme. Il est divisé en deux parties : « Le grand braquage » et « Le prix du sang ».



La couverture

La couverture de ce livre est surprenante car elle ne correspond en rien à l’histoire qu’elle contient. En effet, on y trouve un grand bâtiment jaune avec l’inscription « Soma vintage », un numéro en haut d’une porte : 885 et enfin une moto garée devant. On ne retrouve aucun de ces éléments dans le récit.



Le protagoniste et son agence

Le travail d’écriture fait sur le personnage du détective est très intéressant. Ce détective est le narrateur de l’histoire et on ignore tout de lui, même son nom. C’est un joli exercice de style parce qu’on se demande comment l’auteur va faire pour ne jamais le nommer.

L’emploi du « je » nous donne par ailleurs l’impression non pas d’être lui, mais d’être son partenaire fidèle et silencieux. Cela le rend aussi plus distant, plus rude.

La Condinental Detective Agency où il travaille est aussi l’agence de détective que Dashiell Hammett utilise dans Le Faucon de Malte.



Résumé

1ère partie : Le grand braquage

L’histoire se déroule à San Francisco. Le détective se rend dans son bar habituel où il peut observer les truands. Il en rencontre ce soir-là un avec sa copine pour discuter des nouvelles de la rue et il en repère plusieurs venus d’autres villes.

Le lendemain en fin de journée, son patron lui apprend qu’il y a eu un très gros braquage impliquant 150 truands de plusieurs grandes villes qui se sont associés pour dévaliser deux grandes banques. La chasse débute. Le détective fait les différentes boîtes de la ville pour retrouver des truands, les identifier et les prendre en filature.

Il repère un jeune Arménien qui va de bar en bar comme lui et qui passe des tuyaux aux chefs de bandes. Il appelle donc un de ses collègues, Jack, pour l’aider à le filer. Une fois sa mission remplie, l’Arménien rentre à l’hôtel, le détective y reste également pendant que Jack suit le garde du corps du « gamin ». Après quelques minutes, le détective va voir où est l’Arménien et le découvre mort dans sa chambre. C’est la première élimination ! En effet, Jack indique les endroits visités par le garde du corps et d’autres bandits à la police qui découvre dans chaque maison des truands assassinés.

Comme il a perdu son truand, le détective va essayer de retrouver des têtes pensantes vivantes, notamment Red O’Learny qu’il avait vu la veille au bar. Son but est de le suivre car il doit savoir qui est a la tête de l’opération. Le seul problème est que d’autres truands ont pensé la même chose lorsqu’ils ont vu leurs chefs se faire tuer. Malgré eux, le détective et Jack se retrouvent impliqués dans une bagarre de bar. Ils vont aider Red et sa copine à quitter les lieux et se cachent dans un immeuble. Les deux hommes se font alors passer pour des truands. Lorsqu’ils tombent nez à nez avec les autres truands, le protagoniste en profite pour blesser Red, l’obligeant ainsi à le conduire au chef des opérations.

La petite bande se retrouve donc chez la Grande Flora, chef présumé, où on retrouve également le garde du corps et un vieux monsieur qui se fait martyriser. La supercherie démasquée, le détective est assommé et enfermé à la cave. Le vieux monsieur lui propose alors de faire descendre u n par un les bandits afin qu’il les assomme et les attache. La police arrive et il laisse partir le vieillard et la copine de Red qui n’avait rien à voir dans l’histoire. C’est à ce moment seulement qu’ils apprennent l’identité du cerveau de l’affaire.



2ème partie : Le prix du sang

Une vingtaine de jours se sont écoulés et les assurances des banques proposent une récompense pour la capture du cerveau. Un truand qui veut toucher la récompense vient voir le détective pour passer un accord. Une nouvelle quête commence…



L’écriture

Presque toute l’histoire se passe le soir et la nuit, dans des lieux très sombres, inquiétants : caves, immeubles en destruction sans électricité, forêt… Les conditions atmosphériques sont semblables : boue, brouillard…

On a presque l’impression que l’auteur prend un malin plaisir à toujours laisser le lecteur dans l’inquiétude, contrairement au détective qui, lui, n’est pas du tout inquiet et nous oblige à avancer.

Il n’est jamais question de vie privée, il ne s’agit que d’une enquête dans le monde de la nuit. Dashiell Hammett nous fait parcourir tous les recoins sombres de la ville, nous confronte au mal.

Il y a également beaucoup de descriptions des bâtiments, très précises dans la localisation, avec beaucoup de noms de rues pour donner du réalisme et de l’épaisseur ; en revanche, on reste à la surface des personnages.

L’écriture est sèche, elle implique beaucoup d’éléments visuels, des descriptions toujours sombres, sans « chichis ».

Enfin, on perd les notions de Bien et de Mal qui n’ont plus cours dans cet univers.


Laurette, 1ère année bib.-méd.

 

 

Dashiell Hammett sur Littexpress

 

HAMMETT moisson rouge couv

 

 

 

 

 

 Article de Thomas sur Moisson rouge.

 

 

 

 

 

 

 

 

Dashiell Hammett Le Faucon de Malte

 

 

 

 

 

 

 

Article de Chloé sur Le Faucon de Malte.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Dashiell-Hammett-la-cle-de-verre.gif






Article de Lucie sur La Clé de verre.

 

 

 

 

 

 

 

  Dashiell Hammett Meurtres a Chinatown

 

 

 

 

 

 Article de Loïk sur Meurtres à Chinatown.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Published by Laurette - dans polar - thriller
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