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11 juin 2010 5 11 /06 /juin /2010 07:00

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David S. KHARA
Les Vestiges de l'aube

Rivière Blanche, 2009

 


 

 

 

 

 

 

 

 

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Après le phénomène Twilight, vous n’en pouvez plus des vampires ?

Détrompez-vous, vous allez apprendre à les apprécier avec le roman de David S. Khara !


Ne faites pas attention à la couverture, peu accrocheuse mais entrez vite dans ce récit urbain où  l’histoire, bien construite, est loin des stéréotypes que l’on nous propose aujourd’hui en librairie.

L’auteur nous livre ici une fiction sombre, pleine de tristesse et de désespoir… où une amitié, aussi improbable soit-elle, va soulager le mal-être de deux personnes qui en ont bien besoin.

Werner est devenu vampire après le massacre de sa famille pendant la période de Sécession. Depuis presque deux siècles, il vit reclus dans le sous-sol aménagé de son ancienne demeure. Afin d’essayer de retrouver un peu d’humanité dans sa peau de mort-vivant, il décide de converser sur internet avec des inconnus.

Barry est policier à New-York. Depuis la mort de sa femme et de sa fille en 2001, il essaie de survivre au chagrin et à la solitude qui le ronge en se plongeant dans son travail et en s’aidant d’une thérapie.

Autour d’une enquête drôlement bien menée sur une série de meurtres, Werner et Barry vont se lier d’amitié. Une amitié qui risque d’être délicate au regard de l’histoire personnelle des deux hommes…

L’enquête policière aussi bien que le développement des liens profonds qui se tissent entre les deux personnages principaux, sont mis en valeur par une écriture fluide et des dialogues efficaces. Le vampire ne pourrait être qu’un prétexte pour évoquer la différence si nous ne retrouvions pas tous les détails qui en ont fait un être légendaire.

Ce thriller fantastique nous transporte facilement dans plusieurs périodes de l’Histoire de l’Amérique. L’auteur a fait un véritable travail de recherches afin de nous proposer un roman qui nous prend aux tripes, pardonnez-moi l’expression.

L’être humain y est représenté comme une personne capable des actes les plus cruels mais, en même temps, l’espoir que fait naître une amitié si sincère nous donne envie d’y croire.

Touchant, efficace… Captivant !


Un petit aperçu : Werner s’adresse au policier lors d’un moment de colère…


« Le diable ? Le diable ? Mais de quel diable parlons-nous ? En matière de démons et de mal, je ne connais que les hommes. Est-ce à vous qu’il faut l’apprendre ? Vous à qui ces hommes ont tout pris ? Vous, confronté au crime, à l’abjecte bassesse des motivations les plus ignobles ? […] L’histoire de l’humanité est jonchée de cette soif de destruction. Depuis combien de temps n’avez-vous pas connu une journée sans meurtre ou sans guerre ? Croyez-vous vraiment que le diable soit nécessaire ? Croyez-vous seulement qu’il existe ? Et si le diable était le nom donné par les hommes à leur propre folie pour se dédouaner de l’insupportable réalité de leur nature profonde ? »

 

L’auteur

David S. Khara est né à Bourges en 1969 et s’est installé en Bretagne depuis le milieu des années 80. Après un passage dans le journalisme à l’AFP, il devient concepteur rédacteur publicitaire, puis dirigeant d’une société spécialisée dans la communication sur les nouveaux médias de 1993 à 2009.

Il se lance dans l’écriture en 2009 avec la sortie en mars 2010 de son premier roman, ici présenté, Les Vestiges de l'aube. La série connaîtra deux nouveaux opus en 2011 et 2012.

Passionné de littérature classique, il se réclame de la vague des romans d’aventure populaires. Dans son deuxième roman, Le Projet Bleiberg, à paraître en septembre 2010 aux Éditions Critic, il nous entraînera dans les arcanes secrètes de la Deuxième Guerre mondiale.

 

Aude, 2e année Éd.-Lib.

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