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30 mai 2012 3 30 /05 /mai /2012 07:00

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Didier POURQUIÉ
Les couilles de Dieu
Couverture illustrée
par Amandine Urruty
L’Arbre vengeur, 2010




 

 

 

 

 

 

 

 

Petit point sur l’auteur

Didier Pourquié est né en 1965 à Bazas en Gironde. Agrégé de lettres modernes, il enseigne en classes préparatoires au lycée Gustave Eiffel à Bordeaux.

C’est un homme allergique aux crevettes et que Madame de Sévigné ennuie au-delà du supportable.

Auteur de deux livres terriblement noirs (Ficelles en 2005 et Le Jardin d’Ébène en 2007 parus aux éditions Confluences), il décide de donner de lui une image qui corresponde davantage à ce qu’il est : un guilleret et non un dépressif.

Décrétant que la vie est courte et qu’il n’a pas beaucoup de temps pour écrire, il s’emploie à explorer diverses veines. Son ambition : écrire des romans qui ressemblent le moins possible aux précédents en prenant à chaque fois le risque d’« un ratage complet ».

Sa prochaine œuvre viserait à rassembler les divers témoignages de ceux qui assistent à la naissance et à la mort d’un couple tout en donnant à chacun une parole, une syntaxe différentes.



Petite anecdote sur le titre

Le livre, au départ, devait s’appeler les Cosmogonades mais l’éditeur a jugé bon de ne pas retenir ce titre, certaines personnes ignorant la signification du mot  gonade. À peu près soixante-dix titres sont alors proposés. Sans succès. C’est au cours d’un dîner que Didier Pourquié explique à un ami ce qu’il entend par Cosmogonades : «  Mais ça veut dire les  couilles de  Dieu, tout simplement ! » Un titre tape-à-l’œil qui interpelle le lecteur et dont on découvre la signification à la fin de l’ouvrage.



L’œuvre

Lorsque Samuel Novolo, destiné à un brillant avenir (juge des référés, assesseur, huissier de justice), passe devant une librairie qui affiche une réédition des oeuvres de Marcel Aymé, ses convictions et ses ambitions prennent un tout autre sens. Il veut devenir passe-muraille.

C’est à l’issue de deux années d’acharnement et d’exercices méthodiques que Samuel Novolo traverse une cloison. Non content de ses prouesses, il disparaît dans les entrailles de la Terre après une chute vertigineuse du quatrième étage.

Floran Novolo, reprographe effacé et insignifiant ayant malgré tout réussi à séduire la mère Joris, se voit destitué de ses fonctions par le chef comptable. Affecté par une lettre funèbre du Ministère de la santé, par la disparition de son frère et tenu par la promesse de le retrouver, il entame un voyage accompagné de Karl Katz, destination les antipodes. Mais une double mission naît ; il doit également ramener un œuf du bout du monde à sa bien aimée.

C’est à bord de l’Anastasie, cargo transportant une cargaison de savon se liquéfiant, que débute cette longue traversée des océans.

Il y rencontrera des marins aux coutumes déjantées, participera à l’abordage du bateau de l’amiral Boudinot, sera pris au Bénongo pour une célébrité nommée Florãn Növlö, philosophera sur l’amour, ses doutes et les sentiments qu’il éprouve pour la mère Joris, construira une cosmogonie par ses théories.

Puis il s’envolera pour la Polynésie dans un aéroport où les réparations de dernière minute sur les réacteurs se font au chatterton, rencontrera le grand Tiki, décrira le dressage de la table idéale et gravira enfin le Manatirã pour arriver à son sommet, révélation de la création cosmique.



Quelques personnages

Floran Novolo, héros du roman, reprographe que l’on pourrait remplacer, égoïste hypocondriaque affabulateur est persuadé que sa fin est proche. Cette découverte est l’élément qui le poussera à devenir quelqu’un, il découvrira qu’avec du caractère il est plus facile de s’imposer.

Samuel Novolo, frère de Floran et personnage animé par la persévérance et le désir de gagner beaucoup d’argent en devenant passe-muraille. Il est admiré par sa famille (notamment par sa mère) pour tout ce qu’il entreprend et expérimente toutes les façons possibles de traverser un mur. Lorsque, enfin, il y parvient, il disparaît dans les entrailles de la Terre.

Le père, qui bourre et allume sa pipe dans les moments difficiles pour s’envelopper dans une épaisse fumée et manque de s’étouffer par « subrogation suffocatoire ». C’est « un homme mûr à l’esprit bien trempé » qui ne se laisse pas « impressionner par les manifestations insolites du monde réel » et qui fait partager à sa femme le bon sens dont elle est dépourvue.

La mère qui, pour ne pas perdre l’esprit, exécute « des tours sur elle-même en se tenant les tempes du bout des doigts ». Elle ne comprend rien aux paroles de son fils et de ce fait lui voue une admiration sans bornes.

Le voisin de Floran Novolo, à la silhouette massive et aux grosses mains, qui n’a pas de souffle pour monter l’escalier et qui peine à payer son loyer et à verser ses contributions. Victime d’une supercherie, il se retrouve à la porte de son appartement.

Les quatre inspecteurs, installés chez le voisin et proférant des obscénités en attendant son retour, qui finissent par s’endormir dans des positions pour le moins burlesques.

Le directeur des ressources humaines que l’on surnomme Braguette.

Le chef comptable qui mesure ses poils de nez.

La mère Joris, en charge de la gestion du Garage Moderne, entreprise de maintenance, qui siège dans une cabine de verre posée sur pilotis au centre du garage.

Le chauffeur de tramway, obstiné à faire respecter le règlement lorsqu’une rame tombe en panne, qui par bravoure finit par se faire piétiner par les passagers.

Karl Katz, remplaçant de Floran Novolo au poste de reprographe, ayant toujours sur lui un instrument en forme de pompe à vélo qui aura bien des usages tout au long du roman.

Les marins qui jouent aux osselets avec des règles bien particulières.

Le tahu’a, prêtre officiant qui mène Floran Novolo et Karl Katz à l’île d’Hiva-Huka où vit le Tiki.



En somme.

Un roman déjanté aux personnages loufoques où le méchant est plus bête que méchant.

Une épopée à travers le monde à la rencontre de mœurs et de langages bien particuliers.

Un roman fou qui amène à réfléchir sur l’origine des hommes par le biais le plus intime et le plus amusant.

Un Tintin un peu naïf, une sorte de Candide, un voyage qui rappelle Le Tour du monde en quatre-vingts jours, un grand clin d’œil au Passe-muraille de Marcel Aymé.

Les couilles de Dieu, roman Cocasse, Original, Utile et Irremplaçable à l’écriture Limpide et Légère, truffé d’Etrangeté et de Surprise ! Dantesque Invention Etonnante et Unique.

Les ingrédients de cette création ? Il faudrait aller fouiller dans le génial encéphale de Didier Pourquié !


Quelques liens

L’auteur et son oeuvre :  http://marincazaou.pagesperso-orange.fr/cont/pourquie/index.html

N’oubliez pas de cliquer sur l’onglet Les couilles de Dieu pour avoir accès à la quatrième de couverture, à la vidéo publiée par la librairie Mollat  et à d‘autres articles.

La maison d’édition : http://www.arbre-vengeur.fr/

L’illustrateur : http://amandineurruty.free.fr/blog/

http://www.gaite-lyrique.net/les-conferences/conference-internationale-motomichi-nakamura-et-amandine-urruty


Aurélie H, 1ère année Bib

 

 

Didier POURQUIÉ sur LITTEXPRESS

 

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 Article de Mathilde sur Ficelles.

 

 

 

 

 

 

 

 

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