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4 juin 2012 1 04 /06 /juin /2012 07:00

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Don DeLILLO
L’Homme qui tombe
Traduction
Marianne Véron
Actes Sud, 2008
Babel, 2010

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Biographie

Don Delillo est un auteur américain majeur. Il est né en 1936 dans le Bronx, de parents émigrés italiens. Même s’il ne le revendique pas, il est souvent considéré comme post-moderne. Il est l’auteur de pièces de théâtre, mais plus reconnu pour ses romans qui reprennent les thèmes de l’angoisse de la mort, l’évocation des sentiments et de leur puissance. Il a reçu une éducation religieuse, catholique, puis étudié dans une université jésuite « l’art de la communication » ; faute de trouver un travail dans l’édition, il prend un poste de publicitaire, et le quitte ensuite, non pas pour se consacrer à l’écriture, mais tout simplement pour ne plus travailler, selon ses propres mots.



Résumé

L’histoire démarre par une scène apocalyptique. De la fumée, des cendres dans l’air, des hommes et des femmes pieds nus, visages couverts de sang mêlé à la cendre, des bruits qui eux aussi ressemblent à ce que pourrait produire l’apocalypse. C’est dans ce quartier qu’on trouve l’un des protagonistes, Keith. Nous sommes le 11 septembre 2001 et deux avions viennent de percuter les tours jumelles du World Trade Center. Désorienté et blessé, Keith prend le chemin de l’appartement de son ex-femme, Lianne. Il y reste, ne sachant même pas ce qui l’a poussé à venir frapper à sa porte. Une vie de famille se recrée peu à peu, avec Justin leur fils, et ce malgré les réticences de la mère de Lianne, Nina. Keith, durant toute son évacuation du World Trade Center, jusqu’à chez son ex épouse, tenait une mallette qui ne lui appartient pas. Il finit par l’ouvrir quelques jours plus tard, et en déduit l’identité de sa propriétaire. Il découvre Florence qui était dans la même tour que lui mais qu’il n’avait jamais vue auparavant. Il trouve en elle une confidente, et parle avec elle du traumatisme qu’ils ont tous les deux vécu. S’ensuit une relation adultère qui ne dure que quelques jours. Les deux personnages, Keith et Lianne, évoluent côte-à-côte, on les suit séparément.



L’adaptation théâtrale.

Du 27 au 31 mars 2012, le TNBA proposait L'Homme qui tombe. L'adaptation du roman par le  Collectif Crypsum est coproduite avec l'OARA et l'Escale du Livre. Mettre en scène la totalité du contenu du roman n'aurait pas été possible, il leur a donc fallu sélectionner des passages forts de l'ouvrage. Les personnages principaux étaient présents : Keith, Lianne, leur fils Justin qui apparaît sur une vidéo diffusée sur un écran, Nina (mère de Lianne) et son amant Martin, ainsi que Florence (« amante » de Keith durant quelques rencontres), ainsi que Hammad, le djihadiste et acteur des attentats du 11 septembre 2001.

Le fait de connaitre l'œuvre écrite, me semble-t-il, aide à comprendre et à mieux saisir le rôle de chacun des comédiens. Ce qui interpelle, c'est qu'à aucun moment nous ne savons comment se prénomment les personnages. Les prénoms ne sont jamais dits. Les scènes se succèdent, voire s'entremêlent, comme une véritable danse des personnages qui se déshabillent et se changent de vêtements sur scène à plusieurs reprises, observant parfois ce qui est en train de se jouer.

Les images sont importantes dans cette pièce, tout comme elles le sont dans le livre. En effet, lorsqu'on lit L'Homme qui tombe, on ne peut s'empêcher de repenser aux images de ces deux  tours heurtées par des avions et qui s'écroulent, de cet amas de cendres, de fumée qui enveloppe Manhattan, et qui sont passées en boucles des jours durant. Des vidéos sont projetées dans cette pièce, qu'il s'agisse de journaux télévisés américains lors des attentats et diffusés sur les deux télévisions présentes sur deux des murs de la scène, où de vidéos des tours en feu projetées sur le mur du fond de la scène pendant que Keith raconte une partie de ce qu'il a vécu à l'intérieur.

La pièce rend compte des sentiments forts et douloureux de chaque personnage du roman. Ainsi que de leur perdition totale à la suite de ce tragique événement. Les dialogues, tout comme dans le livre, rendent eux aussi compte du fait qu'ils sont déconstruits. Les personnages se coupent la parole, reprennent mot pour mot ce que l'autre vient de dire... C'est le tableau d'une société déconstruite, perdue, et consciente de la fragilité de la vie, d'un pays qui nous est donné à voir avec cette adaptation théâtrale.


Venezia, AS Bib.

 

 

 

delillo

 

 

 

 

 

 

 

 

Article de Flora sur L'Homme qui tombe 

 

 

 

 

 

 

 

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Article de Benjamin sur Outremonde

 

 

 

 

 

 

 

 

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Article d'Aude sur Cosmopolis

 

 

 

 

 

 

 


 

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