Overblog
Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
29 juillet 2013 1 29 /07 /juillet /2013 07:00

ED-McBAIN-Jouez-violons.jpg



 

 

 

 

 

 

Ed McBAIN
Jouez Violons
Fiddlers
traduit de l’anglais
par Jacques Martinache
Presses de la cité
Sang d’encre, 2006

 
 

 

 

 

 

 

 

 


L’auteur
 
Ed McBain est un écrivain, nouvelliste, et scénariste américain, né le 15 octobre 1926 à New York et mort le 6 juillet 2005. Ed McBain – son vrai nom est Salvatore Lombino – est un pseudonyme qu’il a utilisé pour écrire la plupart de ses romans. Il a utilisé également des pseudonymes comme Evan Hunter, Richard Marsten, Hunt Collins, Curt Cannon et Ezra Hannon. Il fut un scénariste remarqué, notamment celui des Oiseaux d'Alfred Hitchcock, et a participé à l'écriture de plusieurs séries TV comme Columbo. Quelques ouvrages littéraires et des textes de science-fiction ont été écrits par cet auteur, mais cela reste marginal. En effet, il est principalement connu pour le nombre ahurissant de romans noirs qu’il a publiés.



Le 87e District
 
Ed McBain est l'auteur d’une série qui s’intitule Le 87e District composée de cinquante-cinq romans et trois nouvelles écrits entre 1956 et 2005. Il a connu le succès grâce à cette série. Ce sont des romans noirs, de procédure criminelle, le lecteur suivant pas à pas le déroulement de l'enquête. Jouez violons est le dernier roman de cette longue série, laissé par l’auteur avant de mourir.

Le 87e District met en scène plusieurs inspecteurs, dont Steve Carella et Meyer que l’on retrouve aussi bien que dans le premier roman que dans le 44ème par exemple. L’auteur a introduit un élément nouveau avec cette série. En effet, nous suivons la vie privée des inspecteurs tout au long des romans et découvrons leur famille, leur travail et leur situation financière. Ainsi, l’approche des policiers dans leur globalité est une invention de cet auteur. Par ailleurs, ses romans se caractérisent par un travail remarquable sur le temps romanesque et l'imbrication des intrigues.
 


Le roman noir
 
Le roman noir peut être considéré comme un sous-genre appartenant au roman policier, qui naît véritablement aux États-Unis dans les années 1920 et connaît son essor après la Seconde Guerre mondiale. Le terme roman noir désigne aujourd'hui un roman policier inscrit dans une réalité sociale précise, porteur d'un discours critique. On peut relever certains éléments récurrents qui le caractérisent : un univers violent, un cadre très souvent urbain, un regard tragique et pessimiste sur la société, et un engagement politique ou social, ou encore l'usage de l'argot pour être au plus près du milieu social décrit. On constate cela dans Jouez violons :

 

« – Possession et vente. Il a passé un accord avec le proc, il s’en est tiré avec deux ans et une amende de cinq mille.

– Tu l’as rencontré, ce caïd ? »

Ou encore :

« Il avait envie de boucler ce petit chinetoque au crâne chauve pour hausse de prix illicite, ou quelque chose comme ça. »

« Tu crois qu’il la tringlait ? demanda Monroe à son coéquipier.

– Tu la tringlerais, toi ?

– Il tringlerait tout ce qui bouge, intervint Ollie.

– N’importe quoi, marmonna Monroe. »

 

Parmi les précurseurs français du genre, on peut citer Honoré de Balzac : Une ténébreuse affaire (1843). Dans les années 1920, une génération d'écrivains américains, notamment Dashiell Hammett, écrit des romans qui ont pour ambition de rendre compte de la réalité du pays : gangstérisme, corruption politique et policière, toute-puissance de l'argent, utilisation ostensible de la violence... Il  apparaît vraiment comme le représentant de cette littérature populaire naissante appelée « hard-boiled  », dont il créa l'école avec Carroll John Dally. Le roman noir connaît une multitude de formes.
 


L’éditeur
 
Les Presses de la Cité sont une maison d'édition française créée en 1944 par Sven Nielsen. Elle publie de la science-fiction, des romans historiques, d’aventures mais en majeure partie des romans policiers. Sang d’Encre est la collection qui représente le plus cette maison d’édition. On y trouve aussi bien des thrillers que des romans noirs : « Le noir se décline dans une infinité de nuances. Voilà pourquoi la collection Sang d’encre se fait le miroir de cette diversité avec des auteurs très différents les uns des autres ».
 
 

Jouez violons
 
La couverture de Jouez Violons représente une horloge sur laquelle est écrit « Fifth avenue Building » avec un gratte-ciel à l’arrière-plan. Cela représente, bien évidemment, le côté urbain du roman noir. L’histoire débute avec un meurtre, celui d’un violoniste, qui se prénomme Max Sobolov, d’où le titre « Jouez Violons » bien que tout le roman ne soit pas basé sur ce crime.

En effet, le meurtrier va assassiner cinq personnes au total :

 

Helen Reilly


Michael Hopwell


Christine Langdon


Max Sobolov


Alicia Hendricks

 

Il les a tous tués pour une raison précise. Le violoniste est celui qui a un rôle clé dans la vie du meurtrier, plus déterminant que les autres, même si les autres ont aussi joué un rôle relativement important. Les inspecteurs évoqués plus haut, Meyer et Carella et leurs collègues, Ollie, Parker, etc. vont enquêter sur ce crime.

La seconde victime sera la représentante en produits de beauté Alicia Hendricks. Ces deux assassinats ont un lien que vont exploiter les enquêteurs : les deux victimes se fournissaient toutes les deux en drogue chez la même personne. Puis, à partir du troisième meurtre, plus aucun lien ne peut être constaté. Toutes les recherches des policiers s’écroulent. En effet, le troisième meurtre est celui d’un professeur à la retraite et le quatrième, celui d’un un prêtre de 70 ans. Les inspecteurs sont persuadés qu’il s’agit d’un seul et unique assassin étant donné qu’est toujours utilisée la même arme, un Glock.

Une enquête délicate et ardue débute pour les enquêteurs qui se voient obligés de redoubler de stratégie et de subterfuges pour arriver à leurs fins. Dénonçant la drogue, la corruption et les inégalités, ce roman est un concentré d’action et d’énigmes.
 
Ed McBain Fiddlers
 
Mon avis

Je n’ai pas particulièrement apprécié ce roman du fait que l’on connaît le meurtrier dès la quarantième page, car l’on suit en parallèle la vie de ce dernier et la façon dont il tue ses victimes. De toute évidence, ce roman n’est pas un « whodunit », un roman dont le but est de nous faire deviner l’assassin. Ici l’accent est mis sur le pourquoi du crime. En effet, toutes les explications nous sont fournies à la toute fin du roman. Cela aurait pu être intéressant si nous n’avions pas deviné, à la moitié de Jouez Violons, le pourquoi de la moitié des crimes. Manque le suspens, donc, qui aurait pu nous tenir en haleine et rythmer les pages du roman.


Manon, 1ère année édition librairie

 

 

 

Partager cet article

commentaires

Recherche

Archives