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30 mai 2011 1 30 /05 /mai /2011 07:00

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Les éditions Pontcerq, nées fin 2010 à Rennes, se sont donné pour mission de publier « les écrits de l’Institut de démobilisation, ainsi que tout autre texte à caractère philosophique, politique ou stratégique qui en partagerait les desseins ».



À leur catalogue


G. Büchner / Fr. L. Weidig, Le Messager de Hesse, éditions Pontcerq, 2011, 3 euros

Les éditions Pontcerq publient une nouvelle traduction française du « Messager de Hesse ».

 

Leur but est de redonner une diffusion à ce tract de juillet 1834, qui appelait au renversement du pouvoir grand-ducal en Hesse, et de tous les autres « petits » tyrans, ailleurs en Allemagne. Nous voulions en faire entendre, à nouveau, un peu de la violence et un peu de la beauté.


Un lexique de mots allemands accompagne la traduction – et livre sur sa création et sa diffusion, à l’été 1834, quelques informations précieuses, discrètes ; en particulier sur ses deux auteurs : le jeune étudiant en médecine G. Büchner et Fr. L. Weidig, pasteur à Butzbach. « Ce papier fut imprimé, pour la première fois, à Offenbach (Hesse), en juillet 1834, dans une presse clandestine installée dans une cave. L’imprimeur s’appelait Karl Preller. On estime le premier tirage à trois cents exemplaires. Pendant tout le mois de juin précédant l’impression, le manuscrit était caché dans le foin, dans une grange attenante à la maison d’un ami. Cet ami s’appelait Carl Braubach. »

 

 

 

Hervé Décaudin et Fabien Revard, Tôt ou tard. Politique de l’auto-stop, Pontcerq, 2011, 14,50 euros.
 
Avec Tôt ou tard. Politique de l’auto-stop, Hervé Décaudin et Fabien Revard signent un essai vivifiant, interrogeant l’auto-stoppeur sur le sens profond de ses motivations et de ses actes. Après avoir parcouru plusieurs fois l’Europe, l’Amérique du Sud et l’Asie mineure aux frais de la princesse, ils questionnent au plus près le quotidien de l’existence « allomobile », tout en prenant soin de la ressaisir dans le contexte global de nos sociétés capitalistes avancées. Car l’auto-stop n’est-il pas le point aveugle à partir duquel il est permis de penser les écueils et les errances du monde moderne ? Et l’auto-stoppeur n’est-il pas cet éternel indompté devant lequel l’ordre des choses toujours vacille ? Plus généralement, au fil de ces pages qu’on jugera à la fois inconvenantes et salutaires, au fil de ce texte inattendu, où les mots se confondent avec les berlines et le bitume, où les phrases fusionnent avec les entrées d’autoroute et les stations-service, Hervé Décaudin et Fabien Revard interpellent directement le lecteur sur ses choix de vie personnels, et sur les forces plus ou moins inconscientes qui le conduisent à rester sagement chez lui, éternel sédentaire, plutôt qu’à prendre la route sur-le-champ, et libérer enfin sa conscience et ses désirs.

 

 

 

Institut de démobilisation, Thèses sur le concept de grève,  Pontcerq, 2011, 10 euros.

Cet agencement de vingt-trois thèses (chacune indépendante des vingt-deux autres l’entourant) tâche de penser la grève, bien au-delà de sa seule fonction « syndicale », « sociale », « politique ». C’est une réflexion sur le temps et sur l’histoire qui se trouve en réalité engagée par le concept de grève ouvert ici – en même temps qu’est circonscrit ce qu’est susceptible de devenir, pour chacun, l’expérience d’une grève véritable.


Le livre chante, en vingt-trois thèses, l’éloge de la grève, en faisant d’elle, successivement, un sacrifice fait au soleil (Bataille), un balbutiement et un saut par-dessus le savoir (Kleist), le nom réel et conspué de la démocratie (Rancière), les têtes de MM. Foulon et Bertier (Chateaubriand), le point culminant de l’existence des sociétés modernes, soulevées soudain à une sorte d’incandescence transformante (Caillois), la Hollande engloutie (Claudel), un acte de perte et d’orage (Bataille), une écharde ouverte dans la chair de l’Histoire (Walter Benjamin), etc.


Et c’est très sérieusement que cet éloge est chanté.


Quelques extraits de ce livre, écrit par l’Institut de démobilisation, avaient été diffusés lors des grèves de l’automne 2010, bien que sous une forme incomplète encore.


Nous avons tenu à en faire un livre – où toutes les thèses soient tenues ensemble.


Le voilà.

 

 

 

Institut de démobilisation (section berlinoise), Relevé des textes apparaissant sur l’écran du film de Rainer Werner Fassbinder, La troisième génération. Pontcerq, 2011, 1 euro


Cette captation-adaptation-traduction a été réalisée à Berlin, en février 2009, pendant la détention, en France, de Julien Coupat.

 

 

 

Ces livres sont disponibles à Rennes, dans les librairies suivantes :

Librairie Planète Io, 7 rue Saint-Louis
La Cour des miracles, rue de Penhouët
Le Papier timbré, 39 rue de Dinan
Librairie Le Failler, rue Saint-Georges

 

 

 

Ils peuvent également être commandés directement auprès de Pontcerq, à l’adresse suivante :

Éditions Pontcerq
12 rue de Chateaudun
35 000 Rennes

ou, par courriel, à :

pontcerq@gmail.com


Frais de livraison offerts dès lors que le prix de la commande excède 4 euros.

Les éditions Pontcerq accueillent volontiers des manuscrits (essais, traductions, etc.).


Liens

 http://pontcerq.toile-libre.org


 http://i2d.blog-libre.net/

 

 

 

 

 

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Published by littexpress - dans EVENEMENTS
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