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24 octobre 2011 1 24 /10 /octobre /2011 07:00

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Eduardo BERTI

La vie impossible
La vida imposible

traduction de

Jean-Marie Saint-Lu

Actes Sud

Coll. Le Cabinet de lecture, 2003

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Eduardo-Berti.jpgBiographie rapide *
 
    Né à Buenos Aires en 1964
    Dans sa jeunesse il collabore dans des journaux argentins (Página 12, Clarín, La Nación).
    Fondateur d’une des premières radios indépendantes de son pays
    Il a crée une maison d’édition :  Editorial La Compañía.

    Il est également traducteur, critique littéraire et lecteur.

 
*  http://www.salondulivreparis.com/?IdNode=2100&Lang=FR&KM_Session=8446d08e763121c1818e5418aaf62484
 
*  http://notabene.forumactif.com/t3385-eduardo-berti-argentine
 
 

 

La vie impossible
 
C’est un recueil de 82 nouvelles, avec des récits courts (allant d’une phrase à trois pages maximum). L’auteur condense les histoires pour en extraire l’essence même. Il exclut le superflu pour se concentrer sur l’essentiel ; on se retrouve ainsi confronté directement au sujet de la nouvelle.
 
 « Quand on tient un sujet original, tout le reste est affaire de routine, de technique, de labeur artisanal patient et monotone » ( Sarane Alexandrian). On peut ainsi dire que les nouvelles de Berti n’ont pas besoin d’être développées ; elles se suffisent à elles mêmes.
 
Berti « étale devant le lecteur un trésor de romans à l’état d’embryons, de semences de récits qui, comme si elles avaient été saisies dans l’ambre, n’ont nul besoin de se développer davantage pour nous réjouir et nous étonner », ( Alberto Manguel dans la postface du recueil)
 
Les récits sont souvent absurdes ou fantastiques : « Maternité » raconte l’histoire d’un village où les femmes donnent systématiquement naissance à des animaux, ou encore « Le magicien et l’enfant » raconte comment un enfant disparaît après un tour de magie qui tourne mal, car le magicien a fait une crise cardiaque avant la fin et donc n’a pas pu faire réapparaître l’enfant. Et pour en citer un autre, dans « Papillon humain », une espèce de papillon fait le cycle inverse de ses congénères, il est d’abord papillon puis devient chenille. Ce nom lui a été donné car, tout comme l’homme, «  il naît libre et meurt en rampant ».
 
Les thèmes abordés sont divers, mais on peut en retenir quelques-uns comme ceux de la langue, du genre littéraire, ou encore des livres.
 
 
 
Exemples

 

« Bovary » raconte l’histoire de deux Lyonnais sexagénaires qui publient un livre intitulé Bovary, qu’ils ont mis quinze ans à écrire, en réutilisant tous les mots du roman de Flaubert mais dans le désordre.
 
Un autre récit raconte qu’un érudit hawaïen redécouvre un vieux roman oublié datant de 1739, dans lequel tous les personnages portent les noms de grands écrivains anglais qui donc n’étaient pas encore nés à cette époque : Fielding, Brontë, Conrad, Melville et autres ; « on connaît déjà un éditeur londonien qui a fait une proposition millionnaire à un romancier de dix-huit ans sans avoir lu son premier livre » juste parce qu’il faisait partie des trois noms encore inconnus qui apparaissent dans le roman.

 


Avis


 Alors que certaines histoires vous feront froncer les sourcils, d’autres vous feront écarquiller les yeux, une poignée vous feront douter, d’autres vous amèneront vers l’incompréhension. Plongez dans l’univers d’Eduardo Berti, et laissez-vous vous transporter à travers ces histoires incroyables, rapides à lire et simples à comprendre ; votre temps ne sera pas perdu !!

 
Pour en savoir plus :  http://www.chronicart.com/livres/chronique.php?id=8521
 http://publije.univ-lemans.fr/Vol2/pdf/3.2a.DELAFOSSE.publije2.OK.pdf
 
Bibliographie de l’auteur :  http://www.evene.fr/celebre/biographie/eduardo-berti-27389.php?livres ou  http://fr.wikipedia.org/wiki/Eduardo_Berti
 
 

 

 

Interview d'Eduardo Berti

« Buenos Aires, ma tête de Goliath » lors du salon du livre de Paris, extraits.
 
Quel regard portez-vous sur la littérature argentine ? On la résume souvent à quelques écrivains mythiques (Borges, Casares, Cortazar) et à des courants comme le fantastique. Cette vision des choses comporte-t-elle une part de vérité ? Partagez-vous l'impression de grande vitalité qu'elle donne ?

Oui, c'est une littérature très variée, très riche et très changeante, où on discute (encore) avec passion. Il est vrai qu'on peut la réduire à quelques noms basiques et à une tendance qui a été assez prédominante dans les années 1940, 1950 et 1960 : le néo-fantastique, ou fantastique quotidien, ou pour mieux dire le sinistre dans l'acception freudienne (« l'inquiétante étrangeté »), auquel on pourrait raccrocher Silvina Ocampo, Juan José Hernández, J.R. Wilcock, Marco Denevi ou Angel Bonomini, par exemple. Mais la littérature argentine est plus vaste, on y trouve aussi de grands poètes comme Alejandra Pizarnik, Alberto Juarroz ou Alberto Girri, des romanciers déjà classiques comme Sabato et Mallea ou un peu plus récents comme Puig et Saer, et surtout des écrivains presque impossibles à classifier, comme Macedonio Fernández…

 

 

 

Quelle serait alors la spécificité de la littérature argentine au sein des littératures hispanophones ?

Il est très difficile de répondre en quelques mots, mais on pourrait dire qu'elle est (grosso modo) très urbaine, avec une tendance à « l'auto-conscience » et aux jeux avec la raison. Bien entendu, elle comporte aussi une spécificité dans l'écriture, non seulement dans la « langue argentine » mais dans le fait que la littérature argentine a l'habitude et l'objectif d'être moins rhétorique que l'espagnole et moins baroque ou foisonnante que la littérature des Caraïbes.
 
[…]
 
Même si vous avez publié plusieurs romans, vous semblez avoir un goût particulier pour la forme courte : nouvelle, texte bref, vignette, voire aphorisme…

J'ai grandi en lisant des nouvelles. J'aime la forme courte depuis toujours. Et je n'aime pas qu'on considère que les nouvelles sont au roman ce que les court-métrages sont parfois aux long-métrages : un moyen d'apprentissage. Je sens que j'ai une tendance naturelle aux textes assez courts : en fait, mes romans ne sont pas très longs et, parfois, ils sont même composés de fragments ou de petits chapitres, surtout « Madame Wakefield ».

 
Pour lire l’interview en entier
 http://www.evene.fr/livres/actualite/interview-eduardo-berti-argentine-salon-du-livre-ombre-boxeur-3181.php


Mélody, 2e année Bib.-Méd.-Pat.

 

 

 


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Published by Mélody - dans Nouvelle
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