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25 février 2013 1 25 /02 /février /2013 07:00

au Café Auguste à Bordeaux,
le 20 novembre 2012

Amelie-Sarn-Apolline-en-mer.gif

 

À propos de notre excursion en terres inconnues…

À peine sorties de cours, nous nous rendîmes d’un pas alerte place de la Victoire. L’heure n’était pas à la paresse, nous avions rendez-vous. Ainsi, à l’heure prévue, nous arrivâmes devant le Café Auguste. Commença alors un jeu digne des livres Où est Charlie ?, à savoir trouver Amélie Sarn entre les tables occupées, les scooters et les passants affairés. Une sorte de sixième sens nous permit de la reconnaître, et en moins de temps qu’il n’en fallait pour le dire, nous étions toutes les quatre attablées à la terrasse du Café Auguste, profitant d’un temps des plus cléments en ce mois de novembre :

Température : 12°C 
Ciel : dégagé 
Sièges : confortables
Boissons chaudes (ou froides) : parfaites
Traductrice : sympathique et détendue

L’ambiance était un brin anxiogène, le défi de taille. Allions-nous réaliser un bon entretien ?

En quelques minutes, le miracle opéra, il suffit de quelques questions posées sur nos études pour détendre l’atmosphère…



À l’école des traducteurs, ou comment je suis devenue auteure…

Amélie Sarn est née en 1970. Toute petite, elle passait la majorité de son temps perchée en haut d’un arbre à dévorer des livres. Plus tard, elle prépara une licence de langues étrangères appliquées et de traduction technique à la faculté de Rennes. Lors des cours, les élèves n’avaient le temps de lire le texte qu’une fois, puis devaient le traduire à voix haute. Cet exercice formateur lui enseigna une méthode particulièrement utile pour son futur emploi. Diplôme en poche, elle commença à traduire des textes médicaux et à travailler pour les hôpitaux, mais aussi à réaliser d’autres traductions, notamment pour le ministère de la Jeunesse et des Sports. Ces expériences à des lieues de la traduction littéraire lui permirent de faire ses premières armes dans le métier.

Elle enchaîna avec une licence d’anglais littéraire. Puis, ayant toujours conservé ce goût pour les mots, c’est tout naturellement qu’elle commença à écrire pour la jeunesse. D’abord des romans, comme son premier ouvrage publié aux Éditions Rageot, Coupable d’être innocent, mais aussi des textes pour la presse jeunesse par exemple dans le magazine Moi, je lis chez Milan Presse.
 
Lorsque l'actuelle directrice littéraire des éditions Milan, Chloë Moncomble, arriva dans l’entreprise, elle créa une collection de livres ("Milan poche benjamin") dans laquelle elle reprit quelques textes de Milan Presse, dont ceux d’Amélie Sarn. Intéressée par l'auteure, elle continua de travailler avec elle et publia d'autres de ses écrits.

Connaissant la maîtrise de l'anglais et l'affection pour cette culture d'Amélie Sarn, Chloë Moncomble lui proposa un jour de s'essayer à la traduction. L’essai fut concluant. Ainsi débuta une longue collaboration entre Amélie Sarn et les éditions Milan.



La traduction : un regard, des histoires

Certains éditeurs et quelques professeurs d’anglais reprochent souvent aux traducteurs de trahir le texte original. Pour y répondre, Amélie Sarn cite souvent l’exemple de l’auteur français Romain Gary qui, connaissant parfaitement la langue anglaise, a pourtant été incapable de traduire son œuvre en anglais car elle ne faisait pas ressortir toutes les subtilités de son texte. Partant de ce principe, si l’auteur lui-même est incapable de traduire fidèlement son œuvre, on ne peut donc pas demander au traducteur de le faire.

Le traducteur est donc pour elle avant tout un auteur puisqu’il crée forcément une nouvelle œuvre. Celle-ci n’aura pas tout à fait le même sens ni le même discours. Le traducteur l’interprètera à sa manière et apportera un autre éclairage au texte original en fonction des pratiques littéraires de son époque.

Elle apparente surtout la traduction au travail du metteur en scène de théâtre. Il interprète à sa manière le texte, et si les mots ne changent pas, sa manière de mettre en scène la pièce différera de ses pairs.

Elle est consciente que le métier de traducteur est mal connu et reconnu mais cela ne la chagrine nullement car ce qui lui importe est le plaisir que prend le lecteur à lire son livre. Une loi valorise à ce jour le travail des traducteurs. Il est obligatoire d’indiquer leur nom sur la couverture des ouvrages. Et à ce titre, elle est heureuse de voir que les éditeurs s'appliquent de plus en plus à suivre la loi. Avec la mondialisation, de plus en plus de gens ont une culture anglo-saxonne. Ainsi, les lecteurs se rendent progressivement compte qu’il existe un acteur qui leur donne accès à ces livres de langue étrangère : le traducteur. C’est donc un premier pas en faveur de la reconnaissance du traducteur.

De son point de vue, la traduction est quelque chose qui s’apprend surtout « sur le tas ».

La traduction de l’anglais vers le français nécessite surtout une bonne connaissance de la langue française. Ces langues n’ont pas la même racine et, pour la traduction dans la langue cible, il importe de bien maîtriser l’art de la syntaxe, de la grammaire pour avoir le texte le plus littéraire possible. Les éditeurs préfèrent à ce titre un traducteur d’un niveau moins élevé en anglais mais très bon en français.

Bien que ce soit avant tout un métier de passion, Amélie Sarn a l’opportunité de vivre entièrement de ses traductions ainsi que de son travail d’auteure. Elle ne ressent pas de concurrence particulière puisqu’elle travaille régulièrement pour les Éditions Milan, et ce, depuis des années. Traductrice et auteure, elle est aussi lectrice pour leur compte. Ce travail rémunéré lui assure également un complément financier à ses autres emplois.


Amélie Sarn et les éditeurs : love-hate relationships.

Travaillant majoritairement avec les Éditions Milan, Amélie Sarn a eu envie de se confronter à d'autres éditeurs. Elle s'est alors tournée vers les Éditions J’ai lu en leur proposant un roman, Clairvoyance, la maison de l'ombre, publié en 2012. Et de fil en aiguille, la maison d’édition lui a proposé une traduction. En dépit de leurs méthodes de travail assez différentes des Éditions Milan, ce projet ne lui a pas posé de difficultés particulières. Si les annotations du texte se font sur support numérique chez les Éditions J’ai lu, les Éditions Milan préfèrent l’utilisation de support papier pour la même tâche. Ces deux  pratiques lui conviennent, puisque, en fonction du support, elle ne remarque pas les mêmes maladresses. C’est pourquoi elle a toujours besoin d’une relecture sur papier pour les ultimes corrections. Récemment, ce sont les Éditions du Seuil qui l’ont contactée pour une première traduction. Son travail n’est pas encore assez avancé pour qu’elle puisse nous livrer ses impressions.

Elle a développé un lien particulier avec les Éditions Milan avec qui elle travaille depuis plus de quinze ans. C’est une relation amicale qui s’est tissée entre la traductrice et les éditeurs du pôle littérature. Grâce à cette longue collaboration, chacun a appris à connaître les habitudes des autres et leurs méthodes de travail, pour une efficacité optimale ! Ce qui est parfois un plus difficile avec les stagiaires qui n'ont pas le même regard sur les textes.
Amelie-sarn-toutou.jpg
Selon elle, la relation de l’auteur, en incluant les traducteurs, avec les éditeurs est semblable à la relation entre un professeur et ses élèves. Ils passent leur temps à critiquer ou maudire leurs éditeurs, mais au fond, ils les apprécient. Il est aussi important que les éditeurs disent à leurs auteurs ou traducteurs lorsque le travail est bien fait car c’est une source de motivation sans égale, et un baume pour leur égo fragile.

Après des années de travail en édition jeunesse, Amélie Sarn trouve que ce secteur d'activité reste un peu trop centré sur lui-même et peine à s'ouvrir à d'autres horizons notamment certains phénomènes de mode. La littérature se nourrit du cinéma, des jeux vidéo, de la bande dessinée, des séries télévisées... Pour elle, les auteurs et les éditeurs devraient s'en inspirer davantage afin de se créer des opportunités susceptibles de les sortir des sentiers battus.

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Travail de traduction : de la VO, des mots, des mots et encore des mots !

Amélie Sarn jouit d’une situation plutôt confortable. Son travail fréquent avec les Éditions Milan lui assure une certaine sécurité d’emploi.Ne refusant jamais leurs propositions, elle n’a cessé de traduire depuis trois mois. Elle travaille à plein temps, et lorsqu’elle dispose d’un peu de répit, elle s’adonne à l’écriture de romans pour tous les âges. Pas de repos pour les braves !

Elle travaille à domicile de 9h30 à 12h et de 12h30 à 19-20h en moyenne, toute la semaine. En fonction de ses besoins et de ses différents impératifs tels que le bouclage d’un livre ou sa vie familiale, elle adapte son planning. Traduire est une tâche exigeante à laquelle elle consacre une grande part de son temps. Elle gère efficacement vie professionnelle et personnelle, soutenue par son compagnon, auteur de bande-dessinée, qui a les mêmeamelie-sarn-dico.jpgs rythmes de travail qu’elle.

Ses débuts en tant que traductrice furent quelques peu laborieux. Elle éprouvait des difficultés à retrouver la construction de certaines phrases en anglais. Sa mère, professeur d’anglais, lui fut d’une aide précieuse.

Elle s’est construit peu à peu une technique et une éthique qui lui sont propres. Avant de commencer sa version, elle s’attarde sur la construction du texte afin d’en comprendre les mécanismes. Pour cela, elle le décortique entièrement pour l’analyser et connaître la pensée de l’auteur. Elle s’interroge ensuite sur l’utilité des mécanismes qu’il emploie. Doit-elle les reprendre ? Sont-ils aussi pertinents en français qu’en anglais ? Elle ne cherche pas à traduire le texte de manière littérale mais à transmettre le ressenti du lecteur anglais au lecteur français. Le plus difficile est de conserver l’esprit de l’œuvre et de respecter le travail de l’auteur.

Pour ne pas égarer le lecteur français avec des références typiquement anglaises, elle a pris le parti, avec les Éditions Milan, de les adapter en fonction du public visé. Ces questions sont traitées avec attention et nécessitent beaucoup de discussions. Elles résultent également de la politique éditoriale de la maison d’édition. Ainsi pour les plus jeunes, elle modifira les références anglaises et américaines tandis qu’elle les conservera pour les plus grands, ayant davantage de culture anglo-saxonne. Par exemple, pour la série de romans Le Petit monde délirant d’Ally, elle a atténué des références anglaises. Cela permet aux lectrices de s’identifier plus facilement à l’héroïne.

Dans le même ordre d’idée, les jeux de mots ne sont pas traduits car ils perdent tout leur sens en langue française. Un exemple très parlant : it’s raining cats and dogs devient « il pleut des cordes » en français. Amélie Sarn les adapte en fonction du texte pour en conserver l’esprit et l’ambiance. Si elle se voit contrainte d’en supprimer un, elle veillera à placer un autre jeu de mots un peu plus loin dans le texte. Autre exemple évocateur : la série Les Chroniques du marais qui pue de Chris Riddle, œuvre loufoque qui parodie Harry Potter, Twilight, Le Monde de Narnia, Le Seigneur des anneaux et bien d’autres. Ces textes bourrés d’humour l’ont forcée à adapter une bonne partie des références.

Amélie Sarn n'entre jamais en contact direct avec l'auteur qu'elle traduit. L'éditeur se charge de relayer les quelques questions qui pourraient lui poser problème pour la suite de la traduction, mais cela ne lui est arrivé que quatre ou cinq fois dans sa carrière. Elle préfère s'approprier l'œuvre qu'elle traduit de son mieux, avec tout le travail d'interprétation qui lui est si cher. Elle n'a par la suite aucun retour des auteurs anglais, pas plus qu'elle ne prend le temps de lire une traduction d'un de ses livres. Œuvrer sur un livre est un travail de longue haleine, entre les premiers jets de l’auteur, les retouches et corrections de l’éditeur, la validation du bon à tirer… L'oiseau a quitté le nid, aussi estime-t-elle pouvoir laisser ses livres « faire leur vie » sans elle une fois l'aventure terminée.

La traduction est par essence une infidélité à l’auteur. S’il faut bien évidemment respecter l’œuvre originale, elle est parfois obligée de retravailler le texte pour l'adapter au public français. Si certaines traductions ont été de vraies parties de plaisir comme tous les livres damelie-sarn-combattant.jpge Malorie Blackman, et la série des Apolline de Chris Riddle, d’autres ont été plus ardues comme Roméo Forever, à paraître en février 2013.

Ces difficultés rendent cependant le travail intéressant, enrichissant et vivant, le renouvelant constamment et évitant la monotonie.

Les thèmes qui reviennent dans les livres qu’elle traduit sont toujours des sujets qui parlent aux adolescents : les amis, la famille, l’amour… Par moments, elle se retrouve face à cinq ou six livres sur le même sujet selon les effets de mode. Loups-garous et vampires ne sont que quelques exemples parmi tant d’autres !

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amelie-sarn-multicasquette.jpgTraductrice… parce que vous croyiez que ça suffirait ?

Avant d'être traductrice, Amélie Sarn est avant tout une auteure de fiction. Et son champ d'action ne se limite pas à la jeunesse ! Elle ne pleure pas, elle chante, son premier roman adulte, est sorti chez Albin Michel en 2002. Son dernier roman publié aux Éditions Milan, Les Proies, se déroule entre Bordeaux et Toulouse. L'histoire démarre comme un roman classique pour adolescents : l’héroïne est aux prises avec ses déboires sentimentaux. Et puis, c'est le drame : les zombies débarquent ! Oui oui, vous avez bien lu, des zombies à Bordeaux, et même tout un défilé dans la rue Sainte-Catherine. Cette idée a suscité l'intérêt des adolescents. Amélie Sarn en est particulièrement heureuse, elle qui adore les histoires de zombies depuis le lycée. En profitant de la mode actuelle, elle s'est permis de lancer son propre récit dans la lignée de ses prédécesseurs anglo-saxons, à ceci près que l'action se déroule en France.

Bien plus que les zombies, c'est le roman de genre qui passionne et amuse Amélie Sarn. Sans céder à la facilité en transposant son histoire aux États-Unis, elle privilégie le contexte français qui offre lui aussi de très larges possibilités. Les États-Unis ne détiennent pas l'exclusivité du roman de genre. Tara Duncan, best-seller de littérature jeunesse, est une œuvre française ! Amélie Sarn parle même d'une « tradition française » du roman de genre. On se demande alors pourquoi les auteurs français sont si peu reconnus. La réponse qu'elle nous apporte est sans appel : en France, les éditeurs, forts de leur longue tradition de littérature classique, ne font pas confiance aux auteurs français en ce qui concerne le roman de genre. Ils privilégient l’achat de droits d’œuvres étrangères à l’exploitation du potentiel français.

Néanmoins, si Amélie Sarn parvient à écrire de ces romans de genre qui fonctionnent, n'est-ce pas grâce à son statut de traductrice ? Son travail d’auteure l’aide à s’adapter aux différentes tranches d’âge pour lesquelles elle traduit, mais de même, traduire élargit ses capacités d’auteure, en enrichissant son œuvre et son style. Immergée depuis des années dans les cultures anglo-saxonnes, elle a eu tout le temps de se familiariser avec les ficelles du genre pendant ses travaux.

En parallèle de son travail d'auteure, Amélie Sarn est aussi scénariste de bande dessinée. Une de ses séries, Nanami, narre les tribulations d’une collégienne un peu effacée qui, grâce à une étrange oeuvre de théâtre, devient princesse d'un monde imaginaire. Ce passage de l’écriture de romans à celle de scénarii est loin d'être aussi simple que l'on pourrait le penser. Si elle reconnaît qu’elle parvient sans problème à retranscrire ses idées par des mots et des tournures de phrases, le langage des images lui est plus difficile à appréhender. Ce fut un long et rude parcours que d'apprendre à découper ses histoires, non plus en chapitres, mais en cases et en plans. Par chance, son compagnon, dessinateur de bandes dessinées, lui apporte régulièrement son aide au cours de travaux communs et lui permet d'affiner peu à peu sa perception du monde de l'image.
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amelie sarn après l'échec thorgalMais Amélie Sarn a également effectuée la réalisation inverse : retranscrire une bande dessinée en roman ; Thorgal, l'un des plus grands succès de Jean Van Hamme. Fervente admiratrice du grand viking brun, quelle ne fut pas sa joie lorsque les Éditions Milan rachetèrent la licence et la contactèrent pour ce projet ! Elle a pris le parti de reprendre toutes les bandes dessinées et de les rertanscrire dans l’ordre chronologique, sans se soucier de l’ordre de parution des albums. Cela lui valut les félicitations de Jean Van Hamme en personne. De quoi enthousiasmer n'importe quelle admiratrice ! Hélas, sa joie fut de courte durée. Le livre fut loin d'être un succès malgré celui de la série en bande dessinée. Il s’ensuivit pour l’auteure une période très sombre de perte de confiance. Heureusement, l’épisode est désormais enterré et Amélie Sarn publie de nombreux romans qui rencontrent un certain succès.

 

 

La fin de la fin, la FIN ! Point final !

 

Après deux heures de discussion à bâtons rompus où le temps fila à toute allure, nous nous séparâmes presque à contre-cœur. Il nous fallait encore transcrire cet échange pour le faire connaître, mais rien ne remplacerait le souvenir de cette conversation…
amelie-sarn-theend.jpg
Aloïs, Élodie et Marine, LP

 

Copyright des illustrations : Marine Piaut.Tous droits réservés.


 

 

 

Bibliographie

La falaise écarlate - Clairvoyance T2, J’ai lu, 2013
Clairvoyance, la maison de l’ombre, J’ai lu, 2012
Les Aventures fantastique du Sacré-cœur : la momie du Louvre, Laurent Audouin, Le lézard noir, 2012
Les Proies, Milan, 2012
Les Aventures fantastique du Sacré-cœur : le vampire de la tour Eiffel, Laurent Audouin, Le lézard noir, 2012
Les Fantômes du père Lachaise, Laurent Audouin, Le lézard noir, 2011
Deux petits soucis qui poussent, Claire Le Grand, Milan, 2009
Coq star, Tammi Sauer, Dan Santat, Milan, 2009
Ce jeudi-là, Milan, 2009
Le Cartable qui sonne, Frédéric Rébéna, Milan, 2009
Mon papa flingueur, Laurent Audouin, 2009
À mort le minotaure, Belin, 2008
Recherche baby-sitter pour petits monstres, Eric Gasté, Milan, 2008
Le voleur de goûter, Florence Langlois, Milan, 2008
Groove High, Tome 12 : Le spectacle continue, Virgile Trouillot, Milan, 2008
Groove High, Tome 11 : Duo surprise, Virgile Trouillot, Milan, 2008
Attention dragon !, Milan, 2008
Groove High, Tome 9 : La nouvelle, Virgile Trouillot, Milan, 2007
Groove High, Tome 10 : La dispute, Virgile Trouillot, Milan, 2007
Siddhima, l'enfant-déesse, Carole Gourrat, Milan, 2007
L'album photo des Passiflore, Loïc Jouannigot, Milan, 2007
Comment zigouiller les poux ? : Bien les connaître pour mieux s'en débarrasser, Estelle Chandelier, Milan, 2007
Histoires de monstres pour apprendre à lire, Michel Piquemal, Frédéric Pillot, Hervé Le Goff, Milan, 2007
Groove High, Tome 8 : Petite recette du bonheur, Milan, 2007
Groove High, Tome 7 : Tous en scène !, Milan, 2007
Un fantôme très rigolo, Freddy Dermidjian, Milan, 2007
Groove High, Tome 6 : Joyeuses fêtes ! Virgile Trouillot, Milan, 2007
Groove High, Tome 5 : Citrouilles et grosses frayeurs, Virgile Trouillot, Frédéric Puech, Milan, 2007
Groove High, Tome 4 : Coups de foudre et coups montés, Virgile Trouillot, Olivier Ducrest, Milan, 2006
Groove High, Tome 3 : Ecole en folie, Virgile Trouillot, Milan, 2006
Groove High, Tome 2 : Panique à bord, Virgile Trouillot , Milan, 2006
Groove High, Tome 1 : L'audition, Virginie Trouillot, Milan, 2006
Qu'as-tu fait, Mistouflet ?, Loïc Jouannigot et Geneviève Huriet, Milan, 2006
Un fantôme très rigolo, Milan, 2005
Nedjo le prétentieux, Bénédicte Dubois, Didier Jeunesse, 2005
Un foulard pour Djelila, Milan, 2005
Les triplettes de Belleville, Sylvain Chomet, Milan Jeunesse, 2004
Dans le ciel de Noël, Nadia Bouchana, Père Castor-Flammarion, 2003
Allo, Kokolino, Virginie Guérin, Milan, 2003
Une baby sitter pour Halloween, Pierre Jalbert, Milan 2003
Ce jeudi-là, Milan, 2002
L'Empereur qui refusait l'amour, Rozenn Brécard, Albin Michel jeunesse, 2002
Petits lolos et gros soucis, Stanislas Barthélemy, Milan, 2002
Mon meilleur copain, Marc Cantin, Savine Pied, Milan, 2002
Oh les z'amoureux !, Marc Cantin, Rageot Editeur, 2001
Une vie de rêve pour Lola, Rageot Editeur, 2001
La Nuit de la chauve-souris, Milan, 2001
Le Cirque Patatrac, Marc Cantin, Milan, 2001
Un petit garçon trop pressé, Marc Cantin, Ernest Ahippah, Milan, 2001
Le bûcher aux sorcières, Milan, 2001
Le monstre du tableau, Marc Cantin, Milan, 2000
Le Renne du Père Noël, Marc Cantin, Milan, 2000
Jules et L'île Bleue, Laurent Richard, Père Castor-Flammarion, 2000
Pagaille à la cantine, Rageot Editeur, 2000
Le secret du fétiche, Père Castor-Flammarion, 2000
Mon papa flingueur, Milan, 2000
Le voleur de goûters, Milan, 2000
Attention dragon, Hervé Le Goff, Milan, 2000
Le Pirate couve la grippe, Milan, 1999
Un fantôme très rigolo, Milan, 1999
L’aviateur, Andrée Prigent, Marc Cantin, Didier Jeunesse, 1999
Coupable d'être innocent, Rageot, 1998

Traductions (liste incomplète)

Chroniques du marais qui pue T.5, le vampire suceur de pouces, de Paul Stewart, Chris Riddell, Milan, 2012
Ruby Redfort n'a pas froid aux yeux, Lauren Child, Milan, 2012
Blart Tome 3, Chroniques d'un crétin trouillard qui doit sauver une princesse même pas belle, Dominic Barker, Frédéric Pillot, Milan, 2012
Le Chevalier Vatenguerre. Chroniques d'un chevalier benêt, niais, buté, idiot, abruti, lourdaud, imbécile, borné, bêta, crétin, nul..., Martyn Beardsley, Frédéric Pillot, Milan, 2012
Lulu et le brontosaure, Judith Viorst,; Lane Smith, Milan, 2012
Les aventures de Leon T.2, au cirque, Alex-T Smith, Milan, 2012
Chroniques du marais qui pue T4, à l’école de Cochonlard, Paul Stewart, Chris Riddell, Milan, 2012
Juliette Forever, Stacey Jay, Milan, 2012
Les aventures de Léon, Alex-T Smith, Milan, 2012
Apolline en mer, Chris Riddell, Milan, 2011
Blart Tome 2, Chroniques d'un crétin trouillard recherché mort ou vif, Dominic Barker, Frédéric Pillot, Milan, 2011
Apolline en mer tome 3, Chris Riddle, Milan, 2011
Boys don't cry, Malorie Blackman, Milan, 2011
Thorgal tome 2 : Au-delà des ombres, Grzegorz Rosinski, Jean Van Hamme, Milan, 2010
Thorgal tome 1 : L’Enfant des étoiles, Grzegorz Rosinski, Jean Van Hamme, Milan, 2009
Terre des monstres, Tome 3 : Sombres complots D-M Cornish, Milan, 2009
Blart Tome 1, Chroniques d'un crétin trouillard qui devait sauver le monde, Dominic Barker, Frédéric Pillot, Milan, 2010
Le retour de l'aube, Malorie Blackman, Milan 2009
Le livre de tous les secrets de Enda Wyley, Milan 2009
Terre des monstres, Tome 2 : Marques de sang , D-M Cornish, Milan 2009
Opération Joshua : La prophétie maya : Dossier confidentiel, M.G. Harris, Milan, 2008
Apolline et le fantôme de l'école, Chris Riddell, Milan, 2009
Apolline et le chat masqué, Chris Riddell, Milan, 2008
Terre des monstres, Tome 1 : L'enfant trouvé, D-M Cornish, Milan, 2008
Une chaussette dans la tête, Susan Vaught, Milan, 2008
Les aventuriers du très très loin : Fergus Bonheur, Paul Stewart, Chris Riddell, Milan, 2007
Entre chien et loup, Malorie Blackman, Milan, 2006
Sur le fil du rasoir, Malorie Blackman, Milan, 2006
Le choix d’aimer, Malorie Blackman, Milan, 2006
La couleur de la haine, Malorie Blackman, Milan, 2006
Les chroniques du marais qui pue, Chris Ridell, Milan, 2005
Ravenscliff, Geoffrey Huntington, Milan, 2004
Les mystères romains Tome 4, Les assassins de Rome, Caroline Lawrence, Milan 2004
Le monde délirant d'Ally Tome 9, Nains de jardin, téloche et grosse pétoche, Karen Mc Combie, Milan, 2004
Le monde délirant d'Ally Tome 10, Mystère, mariage et maxi mini surprise, Karen Mc Combie, Milan, 2004
Le monde délirant d'Ally Tome 6, Frangines, gros nuls et chansons ringardes, Karen Mc Combie, Milan 2003
Vatenguerre, roi des nuls, Martyn Beardsley, Frédérique Pillot, Milan, 2003
Le monde délirant d'Ally Tome 8, Tatouages, tortue et têtes à claques, Karen Mc Combie, Milan 2003
Le monde délirant d'Ally Tome 5, Garçons, frangines et danse du ventre, Karen Mc Combie, Milan, 2003
 Le monde délirant d'Ally Tome 9, nains de jardin, téloche et grosse pétoche, Karen Mc Combie, Milan, 2004
Les mystères romains, Tome 4 : Les assassins de Rome de Caroline Lawrence, Milan, 2003
Le Monde délirant d'Ally, tome 4 : Copain, faux copain et secrets très secrets, Karen McCombie, Milan, 2003
Les Mystères romains : les pirates de Pompei Tome 8, Caroline Lawrence, Milan, 2003
Les mystères romains Tome 3, Les pirates de Pompéi, Caroline Lawrence, Milan 2003
Les mystères romains Tome 2, Les secrets de Pompéi, Caroline Lawrence, Milan 2002
Les mystères romains Tome 1, Du sang sur la via Appia, Caroline Lawrence, Milan, 2002
Coups de fils et coups montés, RL Stine, Milan, 2001
Le cheval des dunes, Helen Cooper, Claire Le Grand, Milan, 2001

Bandes dessinées

Nanami tome 5 : le combat final, Éric Corbeyran, Nauriel, Elsa Brants, Dargaud, 2012
Nanami tome 4, Éric Corbeyran, Nauriel, Elsa Brants, Dargaud, 2011
Dragon eternity tome 1 : De profundis, Marc Moreno, Jérémy Gens, Editions 12 bis, 2011
Nanami tome 3 : le royaume invisible, Éric Corbeyran, Nauriel, Elsa Brants, Dargaud, 2010
Le Temps des cerises tome 1, Julien Mariolle et Marc Moreno, Quadrants Azimut, Soleil production, 2010
Trop mortel, Tome 2, Eric Corbeyran, Chico Pacheco et Philippe Casadéï, Delcourt, 2008
Nanami Tome 2, Nauriel, Eric Corbeyran, Simon Champelovier, Dargaud, 2008
Dans les cordes, Joseph Incardona, Julien Mariolle, Marc Moreno, Les enfants rouges, 2008
Trop mortel, Tome 1, Eric Corbeyran, Chico Pacheco et Philippe Casadéï, Delcourt, 2007
Loup, Marc Moreno et Eric Moreno, Editions Les enfants rouges, 2007
Nanami Tome 1, Le Théâtre du vent, Nauriel, Eric Corbeyran, Simon Champelovier, Benjamin Cornet, Dargaud, 2006

Adultes

Elle ne pleure pas, elle chante, Amélie Sarn, Albin Michel, 2002


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Published by Aloïs, Élodie et Marine - dans traduction
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